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8ème Concours International de Chant-Piano Nadia et Lili Boulanger

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Le Duo Marie Perbost / Joséphine Brault

Mélodies sur fond de kalachnikov
Il y a presque 100 ans, le 21 mars 1918 tandis que les raids des gothas (gros bi-moteurs bombardiers) sur Paris faisaient plus de 200 morts, que le maigre convoi mortuaire de Debussy traversait les rues sous les tirs ennemis, l'Opéra reprenait « Castor et Pollux » de Rameau. Ce vendredi 13 novembre 2015, à l'issue de la Première épreuve du Concours bisannuel de Chant-Piano Nadia et Lili Boulanger distinguant les semi-finalistes, alors que les tirs proches de kalachnikov venaient de ravager Paris et que l'état d'urgence suspendait tout rassemblement public, le jury et les organisateurs du Concours Nadia et Lili Boulanger prirent la décision courageuse de poursuivre le Concours à huis clos.

Lili Boulanger 130e anniversaire

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Lili Boulanger est née le 21 août 1893 à Paris et
compositrice française et décédée à Mézy-par-Meulan le 15 mars 1918.

A l'occasion de son 130e anniversaire, il convient de rappeler l'une des figures de proue de l'impressionnisme français et une femme admirable : Lili Boulanger.
Elle n'a eu qu'une courte vie, une pneumonie mal soignée à l'âge de deux ans l'a gravement atteinte dans sa santé toute sa vie, elle n'a pas pu suivre une scolarité normale. Elle passa beaucoup de temps dans des sanatoriums et fit néanmoins sensation : elle fut la première femme dans l'histoire du Grand Prix de Rome, vieux de 110 ans, à remporter ce Prix de composition renommé avec sa cantate Faust et Hélène avec, pour conséquence, que la Villa Médicis fut désormais ouverte aux compositrices.
En 1913, elle remporta non seulement une bourse de travail pour la Villa Médicis, mais aussi une bourse de la Fondation Yvonne de Gouy d'Arsy à Paris et le Prix Lepaulle pour ses compositions Renouveau et Pour les Funérailles d'un Soldat. De plus, elle a pu signer un contrat d'édition avec Ricordi, qui lui assurait un salaire annuel.

Lili Boulanger est née dans une famille aisée et très musicale. Son père Ernest était compositeur et lui-même lauréat du Prix de Rome, sa mère Raïssa était chanteuse et sa sœur aînée Nadia était également compositrice, chef d'orchestre et une célèbre pédagogue musicale qui a marqué toute une génération de compositeurs.
Elle a certes suivi très tôt des cours d'orgue avec Louis Vierne, mais elle a dû apprendre beaucoup de choses en autodidacte, car il n'était pas question de suivre des cours réguliers.
À l'âge de onze ans, elle composa la chanson La Lettre de Mort dans laquelle elle évoquait la mort subite de son père le 14 avril 1900. Elle détruisit toutefois entièrement ses premières œuvres.
Elle reçut également des cours de composition de Gabriel Fauré et fit la connaissance de compositeurs tels que Charles Koechlin, Florent Schmitt et Maurice Ravel. Elle parlait le russe, l'allemand et l'italien.

A l'âge de 16 ans, elle prit la décision de devenir compositrice. Depuis 1912, elle travaillait déjà à un grand opéra, La princesse Maleine, sur un texte de Maeterlinck, qu'elle n'avait cependant pas pu achever.

Grâce au prix de Rome, elle est devenue célèbre du jour au lendemain. Les efforts qui en découlent épuisent cependant fortement ses forces. Durant l'hiver 1913, elle contracte en outre la rougeole, une infection gastro-intestinale et une grave pneumonie.

Elle se mit alors à composer fébrilement, car elle pressentait qu'il ne lui resterait plus beaucoup de temps à vivre.
Elle fonda encore avec sa sœur Nadia le Comité Franco-Américain du Conservatoire, qui soutenait les soldats musiciens, en échangeant des lettres et en corrigeant leurs partitions.

En 1916, elle apprit que sa maladie était très avancée et qu'il ne lui restait plus que deux ans à vivre. Elle put encore achever l'une de ses œuvres les plus grandes et les plus importantes, le Pie Jesu pour soprano, quatuor à cordes, harpe, orgue et orchestre -en quelque sorte son propre requiem. Elle était déjà devenue si faible qu'elle ne pouvait plus dicter les dernières lignes qu'à sa sœur Nadia.

Lili Boulanger est décédée le 15 mars 1918. Elle fut enterrée au cimetière de Montmartre. Nadia composa pour ses funérailles l'œuvre Lux aeterna pour soprano, instruments à cordes, harpe et orgue, qu'elle fit jouer à chaque anniversaire de sa mort.

L'ouvrage "Lili, récit"2017, publié chez chez AGEditeu, a été commenté ici le 15 janvier 2018.

 

 

 

L’infinie sensibilité des sœurs Boulanger

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Les Heures claires. Nadia Boulanger (1887-1979) ; Lili Boulanger (1893-1918) : Intégrale des Mélodies. Pages pour piano seul et de musique de chambre. Lucile Richardot, mezzo-soprano ; Stéphane Degout, baryton ; Raquel Camarinha, soprano ; Anne de Fornel, piano ; Sarah Nemtanu, violon et Emmanuelle Bertrand, violoncelle. 2022. Notice en français et en anglais. Textes complets des mélodies. 190’00’’. Un coffret de 3 CD Harmonia Mundi HMM 902356.58.

Lili Boulanger, 100 ans. Et un opéra ?

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Ce 15 mars, il y aura 100 que Lili Boulanger est décédée.
Dans l'article d'Harry Halbreich paru en ces pages ce 16 février, nous apprenons ceci :
Lili Boulanger, à sa mort prématurée en 1918 à l’âge de vingt-quatre ans, laissait “presque achevé”, paraît-il, du moins en version chant-piano, un opéra sur La Princesse Maleine. Mais sa soeur Nadia a décidé que le manuscrit n’en serait rendu accessible que cent ans après la mort de Lili: attendons 2018...
Il est donc permis d'espérer.

Quatuors espagnols en lien avec le Conservatoire de Madrid, un héritage oublié

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Fernando Remacha (1898-1984) : Quatuor à cordes. María de Pablos (1904-1990) : Sonata Romántica, pour quatuor à cordes. Salvador Bacarisse (1898-1963) : Quatuor à cordes n° 1 op. 10. José Muñoz Molleda (1905-1988) : Quatuor à cordes n° 1 en fa mineur. Jesús García Leoz (1904-1953) : Quatuor à cordes n°1 en fa dièse mineur. Ángel Martín Pompey (1902-2001) : Quatuor à cordes en do majeur. Julían Bautista (1901-1961) : Quatuor à cordes n° 3. Quatuor Seikilos. 2024/25. Notice en anglais et en espagnol. 165’ 14’’. Un album de deux SACD Eudora EUD-2602.

Concours Reine Elisabeth 2026, ce sera dès ce lundi !

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Concours Reine Elisabeth 2026 : la première épreuve du violoncelle s'ouvre ce lundi à Flagey

Le Concours Reine Elisabeth entame ce lundi 4 mai sa première épreuve consacrée au violoncelle, au Studio 4 de Flagey. Jusqu'au samedi 9 mai, à raison de deux séances quotidiennes (15h et 20h), 64 candidats — deux désistements ayant réduit l'effectif initial — se succéderont devant le jury. La proclamation des 24 demi-finalistes est attendue dans la nuit du 9 mai.

Cette session 2026 revêt une dimension particulièrement symbolique : le Concours fête ses 75 ans, la Reine Elisabeth aurait eu 150 ans cette année, et 2026 marque également le 150e anniversaire de la naissance de Pablo Casals. Une triple commémoration qui place l'édition sous le signe de l'héritage humaniste de la souveraine et de son amitié avec le violoncelliste catalan. Point d'orgue de ces célébrations : le violoncelle Goffriller « Casals » de 1733 sera prêté pour quatre ans au Premier Lauréat — un geste sans équivalent dans l'histoire récente des grands concours internationaux.

Un jury renouvelé pour cette première étape

Présidé par Gilles Ledure, le jury de la première épreuve réunit notamment Natalie Clein, Roel Dieltiens, Valentin Erben, Ophélie Gaillard, Anne Gastinel, Marie Hallynck, Anssi Karttunen, Sharon Robinson, Jan Vogler et Jian Wang. Empêchée pour raisons personnelles, Myung-Wha Chung est remplacée par Benjamin Glorieux pour les deux premières étapes ; Gregor Horsch siégera quant à lui en finale.

Un programme exigeant

Les candidats interpréteront de mémoire une sonate de Boccherini (au choix parmi G.8, G.9 ou G.15) avec accompagnement de violoncelle, une pièce avec piano (au choix entre la Méditation de Roslavets, la Ballade op. 3 de Suk ou les 3 Pièces de Nadia Boulanger) et la Lullaby pour violoncelle seul de Kaija Saariaho. La présence de Roslavets et Saariaho aux côtés du répertoire historique souligne l'attention portée par le Concours aux esthétiques du XXe et du XXIe siècles.

Diffusion et billetterie

Grâce au partenariat avec la RTBF et la VRT, l'intégralité des prestations sera retransmise en direct sur le site du Concours et sur RTBF AUVIO, avec possibilité de réécoute. Des places restent disponibles à Flagey à des tarifs accessibles (11 € l'après-midi, 14 € la soirée, 21 € la journée ; tarifs réduits pour les moins de 26 ans).

Une année commémorative étalée sur tout le mois de mai

Plusieurs rendez-vous prolongent l'événement : exposition Queen Elisabeth Competition: 75 Years of History à Flagey jusqu'au 16 mai, nocturne All Over the P(a)lace à Bozar le 21 mai avec récital de Victor Julien-Laferrière, journée VIVA Elisabeth ! le 23 mai, exposition du violoncelle de Casals du 25 au 30 mai à Bozar, et rencontre EKHO du 28 au 30 mai réunissant luthiers et archetiers contemporains. bpost a par ailleurs émis le 13 avril un timbre commémoratif représentant la Reine Elisabeth avec son violon.

Infos pratiques 👉 Programme complet et profils des candidats : concoursreineelisabeth.be 👉 Page dédiée aux commémorations : concoursreineelisabeth.be/fr/75-150-ans/ 👉 Billetterie : flagey.be

La complicité violoncelle/piano, au détour des XIXe et XXe siècles 

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César Franck (1822-1890) : Sonate pour violoncelle et piano en la majeur, transcription Jules Delsart. Nadia Boulanger (1887-1979) : Trois Pièces pour violoncelle et piano. Claude Debussy (1862-1918) : Sonate pour violoncelle et piano en ré mineur. Matthijs Vermeulen (1888-1967) : Sonate pour violoncelle et piano. Lidy Blijdorp, violoncelle ; Tobias Borsboom, piano. 2024. Notice en anglais et en français. 65’ 29’’. Channel Classics CCS47726.

"Charlotte Sohy, la consécration d’une compositrice" : une vie en images

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Charlotte Sohy, la consécration d’une compositrice. Documentaire de Matthias Weber et Laurence Uebersfeld (LuFilms). 52’. Diffusé le 5 mars 2026 sur France 3 Normandie, puis en replay sur France TV. Avec Claire Bodin, Renaud Capuçon, Manon Galy, François-Henri Labey, Lang Lang, Héloïse Luzzati, Nadège Meden, Célia Oneto Bensaid, Debora Waldman, Catherine Werner.

Pages chorales, en premières mondiales, du Polonais Krzysztof Meyer et de l’Américain Nico Muhly

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Krzysztof Meyer (°1943). Œuvres chorales. Nehmt hin die Welt !, quatre pièces sur des mots de Schiller, op. 120 ; Wieliczalnaja, op. 71 ; Staunen, op. 91 ; Te Deum, op. 84.  Chœur Collegium Cantorum de la Philharmonie de Czestochowa, direction Janusz Siadlak. 2024. Notice en polonais et en anglais. 50’ 45’’. Dux 2147.

Nico Muhly (°1981). Œuvres chorales. A Glorious Creature ; Recordare, Domine ; Marrow ; Prosperitie ; Rough Notes ; No Resting Place. The Tallis Scholars, direction Peter Philipps. 2024. Notice en anglais. 54’ 33’’. Linn CKD 790.