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Le Prix Hindemith 2022

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La compositrice britannique Hannah Kendall (38 ans) a reçu le Prix Hindemith 2022, doté de 20.000 euros, dans le cadre du festival de musique du Schleswig-Holstein.

La 33e lauréate du Prix Hindemith a convaincu le jury par son large spectre de composition et un style expressif : "Hannah Kendall fait preuve d'une énorme diversité de composition, allant de l'héritage classique aux idées expérimentales. La richesse sonore qu'elle crée avec une apparente facilité ludique, sa structure claire, son énergie et son intransigeance nous ont enthousiasmés sans réserve", a déclaré le Dr Christian Kuhnt, intendant du Schleswig-Holstein Musik Festival.

Hannah Kendall a obtenu un master en composition avancée au Royal College of Music auprès de Kenneth Hesketh, avec le soutien du Arts and Humanities Research Council, du Royal College of Music Study Award et du RVW Trust. Elle a collaboré dans le passé avec des orchestres tels que le BBC Symphony Orchestra, le City of Birmingham Symphony Orchestra, le London Symphony Orchestra, l'Ensemble Modern, le London Sinfonietta, le Riot Ensemble et The Hallé-Orchestra. Sa pièce pour orchestre The Spark Catchers a ainsi été créée en 2017 au Royal Albert Hall. Elle a également composé l'opéra de chambre The Knife of Dawn, des œuvres chorales et la pièce de danse Labyrinthine. Hannah Kendall vit actuellement à New York et prépare un doctorat en composition à l'Université Columbia.

Le Prix Hindemith a été décerné pour la première fois en 1990. Il vise à encourager les jeunes compositeurs et à rappeler ainsi l'action de Paul Hindemith (1895-1963) en matière de pédagogie musicale. Le montant du prix, mis à disposition par plusieurs fondations, s'élève à 20.000 euros. Parmi les lauréats précédents, on compte notamment Olga Neuwirth, Matthias Pintscher, Jörg Widmann, Rebecca Saunders, Michel van der Aa, Thomas Adès, David Hefti, Anna Clyne, Samy Moussa, Stefan Hanke et Mithatcan Öcal. Cette année, le jury était composé du Professeur Andreas Eckhardt (Fondation Hindemith), de la Ministre de la culture du Land de Schleswig-Holstein Karin Prien, du Dr Christian Kuhnt (SHMF), du Professeur Elmar Lampson (Fondation Gerhard Trede et HfMT Hamburg), du Dr Astrid Bernicke (Behörde für Kultur und Medien Hamburg) et du Professeur Rico Gubler (Musikhochschule Lübeck).

Christian Poltéra, Haydn, Hindemith et perspectives 

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Le violoncelliste Christian Poltéra a construit une discographie considérable tout en réussissant à imposer ses interprétations comme des références autant dans des grands classiques que dans des œuvres plus rares. Il fait paraître un album Haydn/Hindemith en compagnie du Münchener Kammerorchester qui revisite les partitions. Crescendo-Magazine rencontre ce musicien qui ne cesse d’aller de l’avant. 

Votre enregistrement comprend les deux concertos pour violoncelle de Haydn, auxquels s'ajoute la Trauermusik de Paul Hindemith (enregistrée ici dans sa version pour violoncelle et orchestre). Qu'est-ce qui vous a poussé à combiner des œuvres de ces deux compositeurs très différents ?

Le répertoire pour violoncelle et orchestre de chambre n'est pas très vaste. La plupart des chefs-d'œuvre pour violoncelle datent du XXe siècle et ont été composés avec de grands orchestres symphoniques. La Trauermusik de Hindemith est une exception de génie, écrite pour cordes seulement. La combinaison contrastée de Haydn et Hindemith m'a souvent satisfait lors de concerts et j'ai donc voulu les associer sur ce CD. 

Vous dirigez également l'orchestre. Était-il nécessaire d'enregistrer ces œuvres avec vous au violoncelle et au pupitre ? 

Je n'ai pas dirigé l'orchestre en tant que tel, j'ai simplement été chargé de nombreuses décisions stylistiques et musicales, et ce, non seulement avec le violon solo du Münchener Kammerorchester, mais aussi en dialogue avec tous les membres de l'orchestre. À mon avis, ces concertos de Haydn fonctionnent le mieux lorsqu'ils sont traités comme de la grande musique de chambre. 

Comment s'est passée votre rencontre avec le Münchener Kammerorchester qui est votre partenaire orchestral sur cet album ? 

J'ai connu l'orchestre lors de précédentes collaborations avant de m'engager à enregistrer ces œuvres majeures avec lui. L'orchestre n'est pas seulement brillant, il suit aussi, à mon avis, une voie très naturelle qui consiste à être informé sur le plan historique tout en étant un groupe flexible de musiciens couvrant un large éventail de répertoires. 

Marin Alsop, à propos de Hindemith 

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La cheffe d’orchestre Marin Alsop fait l’évènement avec un album consacré à des partitions de Paul Hindemith. Pour cet enregistrement, la musicienne est au pupitre du  ORF Radio-Symphonieorchester Wien dont elle assure la direction musicale depuis septembre 2019. Crescendo Magazine est heureux d’échanger avec elle pour parler de Paul Hindemith mais aussi de ses projets avec sa phalange viennoise.  

Votre premier enregistrement avec l'orchestre de l'ORF est consacré à Paul Hindemith ? Qu'est-ce qui vous séduit chez ce compositeur ? 

Hindemith est un compositeur extrêmement sous-estimé, dont l'œuvre est à la fois surprenante et inspirante.

Le choix éditorial pour cet album est assez surprenant car les partitions présentées sur ce disque sont liées à l'opéra. D'autres chefs d'orchestres préfèrent souvent les grandes partitions orchestrales. L'opéra est-il un bon moyen de découvrir ce compositeur ? 

L'opéra était un médium extrêmement important pour Hindemith et la narration de l'opéra correspondait à la philosophie et à sa pensée progressistes. Les œuvres présentées sur ce disque ont toutes d'énormes fondements moraux et éthiques et semblent particulièrement pertinentes en ces temps de division et de tumulte.

L'image d'Hindemith plutôt aride et conservateur est aujourd'hui monnaie courante, mais ces premières œuvres et les opéras Nusch-Nuschi et Sancta Susanna étaient radicaux et proches de "l'avant-garde". Quelles sont les particularités du jeune Hindemith dans le modernisme des années 1920 ? 

Censuré, critiqué et pris entre des tendances musicales contradictoires, Hindemith a suivi son propre chemin. Son engagement en faveur de la Gebrauchsmusik ("musique d'usage") était sa réaction aux complexités trop intellectuelles et techniques d'une grande partie de la musique émergente du XXe siècle, complexités qui avaient tendance à aliéner tout le monde sauf les personnes très instruites. Hindemith était attaché à l'inclusion et à l'accès pour tous. En tant qu'éducateur, il n'avait pas son pareil.

Le Prix Hindemith 2022

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La compositrice britannique Hannah Kendall se verra décerner le prix Hindemith 2022 dans le cadre du prochain festival de musique du Schleswig-Holstein. Le prix est doté de 20.000 euros.

La 33e lauréate du prix Hindemith a convaincu le jury par son large spectre de composition et son style expressif : Hannah Kendall fait preuve d'une énorme diversité de composition, allant de l'héritage classique aux idées expérimentales. La richesse sonore qu'elle crée avec une apparente facilité ludique, sa structure claire, son énergie et son intransigeance nous ont enthousiasmés sans réserve. 

Hannah Kendall a obtenu son master en composition au Royal College of Music auprès de Kenneth Hesketh, avec le soutien du Arts and Humanities Research Council, du Royal College of Music Study Award et du RVW Trust. Elle a collaboré avec des orchestres tels que le BBC Symphony Orchestra, le City of Birmingham Symphony Orchestra, le London Symphony Orchestra, l'Ensemble Modern, le London Sinfonietta, le Riot Ensemble et The Hallé-Orchestra. Sa pièce pour orchestre The Spark Catchers a été créée en 2017 au Royal Albert Hall. Elle a également composé l'opéra de chambre The Knife of Dawn, des œuvres chorales et le ballet Labyrinthine.
Hannah Kendall vit actuellement à New York et prépare un doctorat en composition à l'Université Columbia.

Le Prix Hindemith a été décerné pour la première fois en 1990. Il vise à encourager les jeunes compositeurs et à rappeler ainsi l'action de Paul Hindemith (1895-1963) en matière de pédagogie musicale. Le montant du prix, mis à disposition par plusieurs fondations, s'élève à 20.000 euros. Parmi les précédents lauréats, on compte notamment Olga Neuwirth, Matthias Pintscher, Jörg Widmann, Rebecca Saunders, Michel van der Aa, Thomas Adès, David Hefti, Anna Clyne, Samy Moussa, Stefan Hanke et Mithatcan Öcal.

Cette année, le jury était composé du professeur Andreas Eckhardt (Fondation Hindemith), de la Ministre de la Culture du Land de Schleswig-Holstein Karin Prien, du Dr Christian Kuhnt (SHMF), du Professeur Elmar Lampson (Fondation Gerhard Trede et HfMT Hamburg), du Dr Astrid Bernicke (Behörde für Kultur und Medien Hamburg) et du Professeur Rico Gubler (Musikhochschule Lübeck).

Les différentes facettes d’Hindemith avec Marin Alsop

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Paul Hindemith (1895-1963) : Nusch-Nuschi-Tänze ; Sancta Susanna, Op.21 ; Symphonie “Mathis der Maler”. Ausrine Stundyte, soprano ; Renée Morloc, contralto ; Annette Schönmüller, mezzo-soprano ; Caroline Baas et Enzo Brumm, narrateurs. Choeur de femme de la Wiener Singakademie, Heinz Ferlesch. Radio-Symphonieorchester Wien (RSO Wien), Marin Alsop. 2019 et 2020. Livret en anglais et allemand. 61’01. Naxos 8.574283. 

Hindemith, Kammermusik, acte 2 

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Paul Hindemith (1895-1963) : Kammermusik n°4, Op.36 n°3 ; Kammermusik n°5, Op.36 n°4 ; Kammermusik n°6, Op.46, n°6 ; Kammermusik n°7, Op.46. n°2. Stephen Waarts, violon ; Timothy Ridout, alto ; Ziyu Shen, viole d’amour ; Christian Schmitt, orgue. Kronberg Academy Soloists ; Schleswig-Holstein Festival Orchestra, Christoph Eschenbach. 2019. Livret en allemand et anglais. 72’41’’. Ondine. ODE 1357-2.

Hindemith, Kammermusik, acte 1 

par

Paul Hindemith (1895-1963) : Kammermusik n°1-n°2-n°3, Kleine Kammermusik (Volume n°1). Christopher Park et Xi Zhai, piano ; Bruno Philippe, violoncelle. Cordes de la Kronberg Academy Soloists, Vents, cuivres et percussions du Schleswig-Holstein Festival Orchestra, Christoph Eschenbach. 2018-Livret en anglais et allemand 67’04. ODE 1341-2.

Olli Mustonen, Prix Hindemith

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Le pianiste et compositeur finlandais Olli Mustonen (°1967) reçoit le Prix Paul Hindemith 2019, un prix décerné tous les deux ans à Hanau, la ville natale de Hindemith et doté de 10.000 euros.
Dans son discours, Franz Xaver Ohnesorg a évoqué un des compositeurs les plus intéressants actuellement, un homme qui a consacré sa vie à la musique et créé des œuvres qui captivent intuitivement l'auditeur.

Décès de Paul Badura-Skoda

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Paul Badura-Skoda est né en 1927 à Vienne où il a suivi sa formation initiale. Les professeurs qui marqueront le plus sa formation sont Viola Thern et Otto Schulhof à Vienne puis Edwin Fischer en Suisse. En 1948, il est brillamment diplômé du Konservatorium der Stadt Wien tant au piano qu'à la direction d'orchestre.

En 1949, Wilhelm Furtwängler et Herbert von Karajan engagent le jeune artiste encore inconnu comme soliste pour leurs concerts à Vienne. En 1950, il remplace Edwin Fischer au pied levé au Festival de Salzbourg, ce qui lui vaut une immédiate célébrité internationale.

Mais l’intérêt durable qu’il suscite, c’est sans doute à ses enregistrements qu’il le doit. Les premiers, sur LP dès 1950, lui valent une reconnaissance mondiale au point que son premier récital à New York se déroule devant un vaste public qui ne le connait encore que par ses enregistrements.

Sa carrière internationale débute par trois grandes tournées de concerts : en Australie en 1952, aux États-Unis et au Canada en 1952-1953, et en Amérique latine -du Mexique au Brésil et en Argentine- en 1953.

En 1956, il dirige l’ensemble de chambre de l’Orchestre Symphonique de Vienne pour une tournée à travers toute l’Italie, puis des concerts et des enregistrements.
Sa première tournée au Japon date de 1959-1960 -il y retournera souvent- et celle en Union soviétique, de 1964.

Prix Hindemith 2019

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La compositrice kazakhe Aigerim Seilova a reçu le Prix Hindemith 2019 doté de 20 000 euros. Elle a été choisie pour son langage sonore original qui bouscule les habitudes d'écoute et inspire de nouvelles idées.

Née en 1987, Aigerim Seilova a d'abord étudié le piano. Plus tard, elle aborde la composition avec Leonid Bobylev et Yuri Kasparov au Conservatoire de Moscou puis à la Hochschule für Musik und Theater de Hambourg avec Georg Hajdu. Elle y commence son doctorat en 2017. En 2016, elle a reçu une bourse pour se former au Tanglewood Music Center du Boston Symphony Orchestra.

Le Prix Hindemith est décerné depuis 1990 à de jeunes compositeurs, en hommage à l'œuvre pédagogique de Paul Hindemith.