Résultats de la recherche pour : Mark André

A la Scala, une création mal comprise du public

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Une vieille femme est à la fenêtre et marmonne quelques bribes d’une poésie en anglais ; puis, rapidement,  le décor change pour nous faire voir une masure grisâtre, flanquée de deux autres maisons, contre laquelle sont appuyées deux citernes ; à l’avant-scène, un fauteuil roulant recouvert d’un drap. Telle est la première image que nous livre la production de Pierre Audi pour Fin de partie, l’unique opéra de György Kurtag, dont la Scala de Milan vient d’assurer la création mondiale en date du 15 novembre 2018.

Durant plusieurs décennies, le musicien a songé à composer un opéra ; mais tout aussi régulièrement, il a laissé  de côté son projet, en essayant de traiter des structures plus restreintes comme le cycle de mélodies, d’où Kafka-Fragmente pour soprano et violon (1985-87) et Hölderlin-Gesänge pour baryton et instruments (1993-97) ; et c’est pour grand orchestre qu’il a élaboré Stele en 1994 et Üzenetek (Messages) entre 1991 et 1996.

Wexford Festival Opera : toujours à la découverte

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Le programme du 67e Festival de Wexford (19 octobre-4 novembre) était à nouveau bien rempli : trois grandes productions d’opéra, trois opéras en version réduite, une série de récitals vocaux et plusieurs concerts. Ce n’est plus un secret, il faut se rendre dans cette petite ville de la côte irlandaise pour découvrir ou redécouvrir un répertoire oublié, peu connu ou… nouveau. Car Wexford ne se contente pas de fouiller dans les archives.
Cette année, le festival proposait la première européenne de Dinner at Eight, le dernier opéra du compositeur américain William Bolcom créé en mars 2017 au Minnesota Opera. Dinner at Eight est le quatrième opéra de William Bolcom (°1938, Seattle) et le troisième présenté en Europe. Le livret de Mark Campbell est basé sur une pièce de théâtre de Georges S. Kaufman et Edna Ferber présentée à Broadway en 1932 et adapté pour un film avec Jean Harlow. Ce Diner à vingt heures est essentiellement une comédie autour d’un diner désastreux, envahi par la cupidité, les infidélités et les addictions des nombreux protagonistes qui ne pensent qu’à leurs petits problèmes pendant que Manhattan étouffe sous la Dépression.

Tourisme musical avec Jordi Savall

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MUSICA NOVAHarmonie des Nations. Oeuvres de Parabosco, Grillo, Gabrieli, Dowland, Gibbons, Brade, Scheidt, Marini, Legrenzi, Charpentier, Araujo, Cabanilles et Anonyme. Hespèrion XXI, dir.: Jordi SAVAL. Date d'enregistrement non précisée-DDD-77'29-Textes de présentation en anglais, français, espagnol, catalan, allemand et italien-Alia Vox AVSA9926.

Festival de Salzbourg, Monteverdi et Bizet, avec et sans mise en scène

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Pour la nouvelle production de LIncoronazione di Poppea (Monteverdi), l’intendant du festival de Salzbourg, Markus Hinterhäuser, a pensé à l’artiste flamand Jan Lauwers qui avait déjà été invité au festival avec sa « Needcompany » et avait été «artiste en résidence » au Burgtheater de Vienne pendant plusieurs années. Jan Lauwers n’avait jamais fait de mise en scène d’opéra et la seule œuvre qui l’intéressait, c’était L’incoronazione di Poppea.

Précisément rigolo

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© Marc Ginot

Après Aix-en-Provence et Orange, Montpellier a été une nouvelle étape dans mon rapide « (petit) Tour des Festivals », qui donnera peut-être quelques bonnes idées de soirées heureuses à nos lecteurs en pérégrinations estivales ensoleillées. J’y étais pour une « Périchole » d’Offenbach, qu’il me faut d’abord situer dans le contexte général de sa programmation.

‘Fierrabras’ à la Scala de Milan

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Fierrabras

© Salzburger Festspiele - Monica Rittershaus

Un opéra de Schubert à l’affiche de la Scala de Milan, le fait est insolite puisqu’il faut remonter à mars 1958 pour voir la Piccola Scala présenter en traduction italienne sous la baguette de Nino Sanzogno, ‘Die Verschworenen’, le singspiel en un acte composé en mars 1823. Et c’est pour la première fois que la salle de Piermarini propose ce Fierrabras, la dernière tentative du musicien de se faire un nom au Kärntnertortheater de Vienne ;

Musiques en Pistes : Shéhérazade op. 35 de Rimsky-Korsakov

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Nikolaï Rimsky-Korsakov et les Ecoles Nationales

S'il n'est certainement pas de bon ton de parler aujourd'hui de "Nationalisme", c'est pourtant bien de cela qu'il s'est agi dans les milieux musicaux au milieu du XIXe siècle, ce grand siècle du romantisme tout au long duquel s'était affirmé le "Je" de l'artiste confrontant aujourd'hui sa création à lui-même et non plus au plaisir du prince ou de l'église.

A Genève, l’époustouflante réussite de ‘Cavalleria rusticana’ et ‘I Pagliacci’

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© Carole Parodi

Depuis octobre 1996, donc depuis plus de vingt ans, le Grand-Théâtre de Genève n’avait pas repris le diptyque clé du vérisme, ‘Cavalleria rusticana’ et ‘I Pagliacci’. Cette fois l’idée ingénieuse de la direction consiste à confier la mise en scène à deux artistes italiennes de renom, Emma Dante pour Mascagni, Serena Sinigaglia pour Leoncavallo.

La Monnaie : Saison 2018-2019

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Comme chaque année, Peter de Caluwe, directeur général - intendant du Théâtre Royal de La Monnaie, a tenu sa conférence de presse au grand foyer. Avec émotion et enthousiasme, il a rappelé qu'il en était à sa douzième saison. Celle-ci sera placée sous le signe de la synthèse. Toujours amateur de philosophie, de Caluwe a cité le Beau, le Bon, et le Vrai (Platon), et le roman Le Jeu des perles de verre d'Hermann Hesse, pour relier les productions à venir, l'une avec l'autre. Dans cette même idée, les interprètes qui défileront à Bruxelles cette année seront presque tous des fidèles de La Monnaie.