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Ludford, la Missa Sabato : redécouverte créative, intimiste et rayonnante avec La Quintina

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Heavenly Songes. Nicholas Ludford (c1490-1557) : Missa Sabato. Anonyme : Deo Gracias anglia ; Edi beo thu hevene quene ; There is no rose ; Abide I hope. La Quintina. Christophe Deslignes, orgue portatif ; Esther Labourdette, cantus ; Sylvain Manet, altus ; Jérémie Couleau, tenor et direction. Avril 2019. Livret en français, anglais. Paroles des chants en langue originale et traduction bilingue. TT 60’47. Paraty 220191

Les artistes américains respirent un peu mieux

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La fin de l'année apporte un vent frais aux États-Unis : des 900 milliards de dollars du Plan de relance adopté par le congrès, 15 milliards sont destinés aux salles de spectacle, cinémas indépendants et institutions culturelles. Ceux-ci pourront bénéficier des subventions accordées par la Small Business Administration pour couvrir six mois de salaires et frais généraux (dans la limite de 45 % des revenus enregistrés en 2019 et plafonnés à 10 millions de dollars).

Cette bouffée d’oxygène s’accompagne néanmoins de quelques incertitudes : si la promulgation du texte par Donald Trump a enfin eu lieu dimanche 27 au soir après plusieurs jours de résistance, un doute demeure concernant la répartition des aides entre les entreprises concernées. La rapidité du versement sera également un enjeu crucial, avant de considérer un second programme de relance pour favoriser une reprise effective.

Dalia Stasevska distinguée à Londres

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La cheffe finlandaise Dalia Stasevska a reçu le Prix du chef d'orchestre de la Royal Philharmonic Society 2020
Le jury était composé de Dougie Scarfe (Orchestre Symphonique de Bournemouth), Jo Buckley (Dunedin Consort), Sian Edwards (chef d'orchestre), Zoe Beyers (Orchestre Symphonique de la BBC) et Linton Stephens (bassoniste).
Il a déclaré que Dalia Stasevska a laissé une impression durable sur l'Orchestre Symphonique de la BBC lorsqu'elle a dirigé les BBC Proms 2019. En tant que premier chef invité de l'Orchestre, son énergie et sa musicalité ouvrent des perspectives prometteuses pour son travail dans les années à venir.

Avec son premier album, Onuté Grazynité rend hommage à Arvo Pärt

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Arvo Pärt (°1935) : Lamentate, pour piano et orchestre ; Für Anna-Maria - Nachdenklich ; Für Alina ; Fratres, pour violoncelle et piano ; Pari Intervallo ; Variationen zur Gesundung von Arinuschka ; Für Anna-Maria - Fröhlich ; Vater unser. Onuté Grazynité, piano ; Edward King, violoncelle ; Orchestre Symphonique National de Lituanie, direction Modestas Pitrénas. 2019-2020. Livret en allemand, en anglais et en français. 70.18. Accentus ACC 30512.

Orgues du Soleil, volet 4 : bouquet final, cinq indispensables !

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Alors que la chaleur échauffe les derniers jours de la saison, voici le dernier des quatre volets de notre série estivale. Nous avons distingué cinq albums que l’on qualifierait d’indispensables. Non que les quinze précédents ne le soient (ils ont tous été sélectionnés parmi une discographie qui est heureusement riche), mais ces cinq-là constituent autant d’absolus ou de coups de cœur personnels (assumons la subjectivité). À les entendre, gageons que vous ne désavouerez pas ce choix. Nous admirerons les leçons de phrasé d’Andrea Marcon dans un récital post-frescobaldien qui brille de mille feux et brûle de mille saveurs. Suivra une excursion animée par Viviane Loriaut sur un pulpeux orgue corse, incluant une époustouflante Sinfonia du Padre Davide qui vaut toutes les cures de vitamines. Nous poursuivrons sous les auspices oniriques de l’exotisme africain de Jean-Louis Florentz, servi par un de ses interprètes de prédilection qui nous a accordé une éclairante interview sur le compositeur. Un périple au-delà des mers nous embarquera à la découverte d’un petit orgue mexicain à couper le souffle, et que nous racontera Dominique Ferran lui-même. Sur le même continent, en Uruguay, une jeune organiste (promise à l’admirable carrière que l’on sait) traversait l’océan en 1991 pour venir embraser les pyrotechnies de Cabanilles sur un orgue des Baléares. Nous remercions chaleureusement les organistes que nous avons contactés pour mettre leur disque (quatre datent d’il y a plus de vingt ans déjà) dans la perspective du souvenir qu’ils en gardent, et dont les mots ont alimenté ces articles. 

Minimalistes et répétitifs

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Crescendo Magazine poursuit la publication des articles de la série "Ce siècle aura 100 ans" rédigée par Harry Halbreich et publiée en 1998 dans les éditions papiers de Crescendo Magazine.

A l'écart des circuits plus ou moins fermés de la musique dite "contemporaine", il existe depuis vingt ou vingt-cinq ans d'autres musiques qui drainent un très vaste public, qui par un effet de boule de neige largement alimenté par la réussite commerciale étendent sans cesse leur emprise, et qui sont devenues un véritable phénomène de société. Cela seul impliquerait déjà qu'on ne pourrait les ignorer, même si elles se passent fort bien de la bénédiction intellectuelle des spécialistes. Il s'agit bien sûr des diverses musiques minimalistes, répétitives, planantes, méditatives, etc..., autant de termes recouvrant des réalités musicales différentes mais confluant vers une même et vaste audience, faite de jeunes en majorité, et recoupant souvent celle du rock, de la chanson, voire même de la variété : autant de signes.

Le terme-clé, minimalisme, indique une volonté de réduction, qu'on aura tôt fait de confondre avec régression: ce n'est pas forcément la même chose. Le passé de l'histoire de la musique a déjà fourni des situations de ce genre, succédant à chaque fois par réaction brutale à un excès de complexité intellectuelle ou de raffinement esthétique : loin dans le passé, nous avons Dunstable et sa contenance anglaise hyper-consonante faisant suite aux héritiers de Machaut que l'on regroupe aujourd'hui sous le vocable (nouvellement forgé, d'ailleurs) d'ars subtilior