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Première pour Myung-Whun Chung

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Ce samedi, Myung-Whun Chung fait ses débuts à la tête de l'Orchestre du Teatro dell'Opera di Roma avec le Requiem de Verdi au Circo Massimo. En solistes : la soprano Krassimira Stoyanova, la mezzo Daniela Barcellona, la basse Michele Pertusi et le ténor Saimir Pirgu.

A Genève, un chef magnifique, Myung-Whun Chung  

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A titre d’essai, le Canton de Genève organise quelques manifestations-pilotes permettant au public de participer à un test grandeur nature sans créer un foyer infectieux. Ainsi, pour les deux soirées des 9 et 10 juin derniers, le Victoria Hall a limité à 600 personnes le nombre de participants à un concert de l’Orchestre de la Suisse Romande placé pour la première fois ( !) sous la direction du grand chef coréen Myung-Whun Chung. 

Le programme de près de deux heures, donné sans entracte, était entièrement consacré à Beethoven et a débuté par le Triple Concerto en ut majeur op.56. Myung-Whun Chung en assume tant la direction que la partie de piano, ce qui lui permet de dialoguer avec deux des chefs de pupitre de l’OSR, le violoniste roumain et le violoncelliste français Léonard Frey-Maibach. Dans l’Allegro initial pris souvent au pas de charge, le chef imprègne l’introduction d’une grandeur tragique enveloppant les fins de phrase d’un halo de mystère, alors que le trio soliste cultive un intimisme bannissant tout clinquant au profit de la finesse de phrasé. Le Largo en demi-teintes impose un climat de recueillement que le piano irise d’arpèges clairs, tandis que le violoncelle aux accents généreux chante le ‘Rondò alla Polacca’ que le violon magnifie de traits arachnéens avant de conclure par une stretta brillante. 

Myung Whun Chung en "quarantaine volontaire"

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Le théâtre Maggio Musicale de Florence a annoncé que, la semaine prochaine, c'est Daniele Gatti qui dirigera les concerts à la place de Myung Whun Chung. Retour de Tokyo, celui-ci et son épouse sont en quarantaine volontaire.

Le Chopin jubilatoire de Yundi

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Frédéric CHOPIN (1810-1849) : Concertos pour piano et orchestre n° 1 op. 11 et n°2 op. 21. Yundi, piano et direction ; Orchestre Philharmonique de Varsovie. 2020. Livret en anglais, français et allemand. 71.41. Warner 0190295320188.

Pour succéder à Myung-Whun Chung

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C'est Osmo Vänskä (66 ans) qui a été nommé au poste de directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Séoul à partir de janvier 2020, avec un contrat de 3 ans.
Le chef finlandais y succédera à Myung-Whun Chung, démissionnaire en 2015 dans des conditions fort confuses.
Le Finlandais est actuellement chef de l'Orchestre Symphonique de Lahti, et directeur musical de l'Orchestre du Minnesota depuis 2003 mais à travers un parcours lui aussi accidenté : en 2005, il y signait une prolongation de contrat jusqu'en 2011 ; en septembre 2009, l'orchestre annonçait une nouvelle prolongation pour la saison 2014-15. Au 1er octobre 2013, on apprenait pourtant sa démission après un conflit de longue durée entre la direction et les musiciens. Mais en janvier 2014, Vänskä et l'Orchestre remportaient un Grammy pour l'enregistrement des symphonies 1 et 4 de Sibelius et, en avril, il était re-nommé à sa tête avec un contrat de deux ans, étendu en mai 2015 pour durer jusqu'en août 2019.

Les contrats de Thierry Fischer et Markus Stenz, les deux chefs invités principaux de l'orchestre, seront prolongés d'un an et courront donc jusqu'en décembre 2020.

Palmarès du Concours Isang Yun

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C'est la violoniste sud-coréenne Ji Won Song (25 ans) qui a remporté le Premier Prix du Concours International de Violon Isang Yun à Tongyeong (Corée du Sud).
Les 2e et 3e Prix vont aux Américains Nancy Zhou (24 ans) et Nigel Armstrong (27 ans).
Lauréate du Concours Leopold Mozart en 2016, Ji Won Song n'est pas une néophyte.
Originaire de Séoul, elle a d'abord étudié à l'Université Nationale des Arts de Corée puis elle est partie aux Etats-Unis où elle a travaillé avec David Cerone à l'Institut Heifetz et occupé le poste de violon solo au Cleveland Youth Orchestra où elle a été diplômée Young Artist Youth Program. Après des études avec Ida Kavafian, Shmuel Ashkenasi et Donald Weilerstein, elle vient de rejoindre la Juilliard School.
Ji-Won Song a joué un peu partout dans le monde et s'est distinguée déjà dans plusieurs concours : Yehudi Menuhin "jeunes solistes", Concours International de Cordes de Stulberg et Prix de la meilleure interprétation du concerto Butterfly Lovers au 1er Concours International Isaac Stern de Shanghai .
Elle joue un Montagnana mis à sa disposition par la Fondation Culturelle KumhoAsiana. 

Les finalistes du Concours Isang Yun

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Les 4 finalistes du Concours International de violon IsangYun 2017 de Tongyeong (Corée du Sud) sont :
- Nigel Armstrong (États-Unis)
- Ji Won Song (Corée du Sud)
- Eimi Wakui (Japon)
- Nancy Zhou (États-Unis)
Le jury est composé cette année de Michael Haefliger (Président), Pierre Amoyal, Ju-Young Baek, Pavel Berman, Ida Kavafian, Boris Kuschnir, Kyoko Takezawa, Gerhard Schulz et Vera Tsu Wei-Ling.
Le Premier Prix reçoit un montant de 30 000 000 KRW (22.500 Euros).

Le Concours est organisé depuis 2003 par la Fondation Internationale de Musique de Tongyeong, en hommage au compositeur coréen Isang Yun (1917-1995). 
Né à Sancheong (aujourd'hui en Corée du Sud) en 1917, Isang Yun s'intéresse tôt à la musique et commence à l'étudier en 1933. Au milieu des années 1930, il rejoint l'Osaka College of Music puis, en 1938, il va travailler avec Tomojiro Ikenouchi à Tokyo.
Quand le Japon s'engage dans la Seconde Guerre mondiale, il retourne en Corée, prend part au mouvement indépendantiste coréen et sera  emprisonné par les Japonais en 1943.
Après la guerre, il s'engage dans l'aide sociale, crée un orphelinat pour les orphelins de guerre et enseigne la musique à Tongyeong et à Busan. Après l'armistice qui met fin à la guerre de Corée (1953), il commence à enseigner à l'Université Nationale de Séoul. En 1955, il reçoit le Seoul Culture Award et part dès l'année suivante poursuivre sa formation en Europe : à Paris (1956-57), il étudie la composition avec Tony Aubin et Pierre Revel ; à Berlin-Ouest (1957-59), il travaille avec Boris Blacher, Josef Rufer et Reinhard Schwarz-Schilling. En '58, on le retrouve aux cours d'été de musique contemporaine de Darmstadt et il débute sa carrière en Europe. La première de son oratorio Om mani padme hum (Hanovre, 1965) et celle de Réak (Donaueschingen, 1966) lui confèrent une renommée internationale. Avec Réak, il introduit l'idée sonore de la musique cérémoniale sino-coréenne et des imitations du saenghwang (coréen), du sheng (chinois) ou du shō (japonais) dans la musique d'avant-garde occidentale.
A partir d'octobre 1959, Isang Yun vit en Allemagne : Krefeld, Fribourg-en-Brisgau et Cologne (Cologne) avant de s'établir à Berlin-Ouest en 1964 grâce à une bourse de la Fondation Ford. Mais en raison d'une visite en Corée du Nord en 1963, il est enlevé par les services secrets sud-coréens le 17 juin 1967 et emmené à Séoul. Prison, torture et condamnation à la réclusion à perpétuité. Une pétition internationale initiée par Guenter Freudenberg et Francis Travis est alors adressée au gouvernement sud-coréen, signée par 200 artistes parmi lesquels on compte Igor Stravinsky, Herbert von Karajan, Luigi Dallapiccola, Hans Werner Henze, Heinz Holliger, Mauricio Kagel, Joseph Keilberth, Otto Klemperer, György Ligeti, Arne Mellnäs, Per Nørgård, Karlheinz Stockhausen et Bernd Alois Zimmermann. Libéré le 23 février 1969, Isang Yun retourne à Berlin-Ouest le mois suivant. En 1971, il obtient la nationalité allemande. Il ne retournera jamais en Corée du Sud mais à partir de 1973, il milite pour la démocratisation de la Corée du Sud et la réunification du pays.
Yun enseigne la composition à la Hochschule für Musik, au Theater und Medien Hannover (1969-71) et à la Hochschule der Künste à Berlin-Ouest (1977-85). Au nombre de ses étudiants, Kazuhisa Akita, Jolyon Brettingham Smith, In-Chan Choe, Conrado del Rosario, Raymond Deane, Francisco F. Feliciano, Masanori Fujita, Keith Gifford, Holger Groschopp, Toshio Hosokawa, Sukhi Kang, Chung-Gil Kim, Wolfgang Klingt , Erwin Koch-Raphaël, Isao Matsushita, Masahiro Miwa, Hwang-Long Pan, Martin Christoph Redel, Byong-Dong Paik, Bernfried Pröve, Takehito Shimazu, Minako Tanahashi, Masaru Tanaka, Michail Travlos, Jürgen Voigt.
Après 1979, Isang Yun retournera à plusieurs reprises en Corée du Nord pour y présenter les nouvelles techniques de composition occidentales et ses propres oeuvres. En 1982 a lieu à Pyongyang (Corée du Nord) son premier festival et, en 1984, l'Institut de Musique Isang Yun y ouvre ses portes. Un ensemble y est fondé sous son nom et il développe le projet d'un concert réunissant des musiciens des deux Corée(s) à Panmumjom, mais cette tentative échouera en 1988. 

Deux concerts concerts seront consacrés à ses œuvres à Séoul (1982) avec pour interprètes Heinz Holliger, Ursula Holliger et Francis Travis, puis Roswitha Staege et Hans Zender. Invité en 1994 à assister à un festival dédié à sa musique en Corée du Sud, il ne pourra pas faire le voyage du fait de conflits internes et externes et la Corée du Sud exigera de lui une confession écrite de repentance qu'il refusera de produire.
Ysang Yun décédera à Berlin le 3 novembre 1995 d'une pneumonie à Berlin.
La Société Internationale Isang Yun y sera fondée en février 1996.

Concours International de Violon Isangyun en Corée du Sud

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On connait les noms des 25 candidats à l'édition 2017 du Concours Isangyun qui se déroulera du 28 octobre au 5 novembre à Tongyeong.
Vu le raz de marée des candidats sud-coréens dans les grandes épreuves internationales, on constate ici qu'ils ne représentent pas la moitié des effectifs. Et la composition du jury est très internationale.

Il s'agit de

- Fedor Rudin (France/Russie)
- Nigel Armstrong (USA)
- Elina Buksha (Lettonie)
- Adam Koch Christensen (Danemark)
- Isabelle Durrenberger (USA)
- Anthony Fournier (Suisse)
- Yookyung Kang (Corée du Sud)
- Haram Kim (Corée du Sud)
- Jee Won Kim (Corée du Sud)
- Jeein Kim (Corée du Sud)
- Youngji Kim (Corée du Sud°
- Jaeook Lee (Corée du Sud)
- Kunwha Lee (Corée du Sud)
- Christine Lim (USA)
- Alexandra Lomeiko (Nouvelle Zeelande)
- Rachel Ostler (USA)
- Sungmi Park (Corée du Sud)
- Taejun Park (Corée du Sud)
- Ji Won Song (Corée du Sud)
- Alican Suner (Turquie)
- Yun Tang (Chine)
- Darya Varlamova (Belarus)
- Eimi Wakui (Japon)
- Doreen Dasol Yun (Canada)
- Nancy Zhou (USA)

Le Concours est l'oeuvre de la  Tongyeong International Music Foundation qui rend ainsi hommage au grand compositeur coréen Isang Yun.

Le jury réunira Michael Haefliger (Allemagne, Président), Pierre Amoyal (France), Ju-Young Baek (Corée du Sud, finaliste du Concours Reine Elisabeth en 2001), Pavel Berman (Russie), Ida Kavafian (Arménie), Boris Kuschnir (Russie), Kyoko Takezawa (Japon), Gerhard Schulz (Autriche) et Vera Tsu Wei-Ling (Chine).

 

 

Retour de Myung-Whun Chung à Séoul

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L'ancien directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Séoul, Myung-Whun Chung, 64 ans, retournera à la scène musicale de son pays natal en tant que directeur musical du Lotte Youth Orchestra qui sera constitué cette année. Le concert inaugural aura lieu en janvier 2018. L'orchestre sera financé par la Fondation Lotte pour les arts, dirigée par le conglomérat commercial Lotte sud-coréen-japonais. Chung et la fondation ont signé un contrat d'un an, mais les deux parties semblent considérer le travail comme un projet à long terme. En plus de Chung, les membres de l'Orchestre Philharmonique de Radio France se joindront à l'orchestre en tant que coach. L'orchestre résidera au Lotte Concert Hall à Séoul, situé au Lotte World Mall. La salle de 2000 places a été inaugurée en 2016. L'acoustique a été réalisée par Nagata Acoustics, une société qui a conçu des salles de concert telles que le Suntory Hall au Japon, Walt Disney Hall à Los Angeles et la Philharmonie de Paris.