Résultats de la recherche pour : Gabriel Pierné

Carte postale pianistique du Paris 1900 avec Laurent Wagschal

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Paris 1900. The Art of the Piano. Oeuvres de Cécile Chaminade (1857-1944), Camille Saint-Saëns (1835-1921), Gabriel Dupont (1878-1914), Déodat de Séverac (1872-1921), Erik Satie (1866-1925), Claude Debussy (1862-1918), Maurice Ravel (1875-1937), Gabriel Fauré (1845-1924), Florent Schmitt (1870-1958), Mel Bonis (1858-1937). Laurent Wagschal, piano. 2023. Livret en français et anglais. 67’20’’. Indésens Calliope Records. IC015. 

Maurice Ravel lyrique et symphonique chez Breitkopf & Härtel

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Maurice Ravel (1875-1937) : L’Heure espagnole, comédie musicale en un acte, Breitkopf & Härtel, PB 5716.  ISMN: 979-0-004-21653-8

Maurice Ravel (1875-1937) : Daphnis et Chloé, fragments symphoniques 1ère Suite, Breitkopf & Härtel, PB 5651. ISMN: 979-0-004-21548-7 

Maurice Ravel (1875-1937) : Daphnis et Chloé, fragments symphoniques 2e Suite, Breitkopf & Härtel, PB 5651. ISMN: 979-0-004-21549-4  

Voyage musical pour harpe et clarinette

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French Recital for Clarinet & Harp  Vol II. Jean-Baptiste Bédart (1758-1815)   : Duo ; Paul Véronge de la Nux (1853-1928) : Morceau de Concours ; Gabriel Pierné (1863-1937) : Canzonetta ; Serge Lancen (1922-2005) : Duo Concertant ; Laurent Coulomb ( né en 1977) : Sonate en Duo.  Jean-Marc Fessard, clarinette ; Rachel Talitman,  harpe. 2023. Livret en anglais. 59’08'’.   Harp  & Co CD5050-50 

Décès du violoncelliste Aleksandr Khramouchin

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Né en 1979 à Minsk (Biélorussie) dans une famille de longue tradition musicale, Aleksandr Khramouchin a reçu sa première leçon de violoncelle de son père, brillant violoniste, qui a continué à le guider dans son développement musical pendant plusieurs années.

En 1985, il intègre la classe de Vladimir Perlin à “l’Ecole Spéciale pour étudiants avancés” au Conservatoire de Minsk. Installé en Belgique en 1992, il poursuit ses études avec Hans Mannes au Conservatoire Royal d’Anvers. Les masterclasses avec des musiciens prestigieux tels que Janos Starker, Natalia Schakhovskaya, ou encore Boris Pergamenschikow, ont également marqué son apprentissage.

Premier Prix de nombreux concours internationaux et finaliste au 12e Concours International Tchaikovsky à Moscou, il allie à la grande profondeur de son jeu une brillance et une virtuosité époustouflantes.
À l’âge de 19 ans, il obtient le poste de Premier Violoncelle Solo de l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, au sein duquel il se produira jusqu’en 2019. Les critiques n’ont cessé de saluer le jeu inoubliable et profondément personnel d’Aleksandr Khramouchin, sa musicalité, son répertoire très éclectique et sa perfection technique.
Parallèlement à ses activités d’interprète, Aleksandr Khramouchin donne en permanence des Masterclasses dans les institutions les plus importantes et a occupé le poste de professeur à l’International Mundi School de Waterloo (Belgique) jusqu’en 2021.

En soliste, il joue sous la baguette d’Emmanuel Krivine, Rudolf Werthen, Dirk Brossé, Patrick Davin, Lev Markiz, Valery Poliansky, Bramwell Tovey. Aleksandr Khramouchin s’est produit en musique de chambre aux côtés de musiciens comme Emmanuel Ax, Christian Ivaldi, Pascal Devoyon, Eliane Reyes, Vladimir Sverdlov, Polina Leshenko, Peter Laul, Denis Goldfeld, Graf Mourja, Alexandra Soumm, Jack Liebeck, et bien d’autres. Il est membre du Quatuor Aviv de 2010 à 2015.
Son étroite collaboration avec le label « Timpani records », entre autres, a abouti à plusieurs CDs, notamment l’intégrale de la musique de chambre de Gabriel Pierné avec le pianiste Christian Ivaldi, le premier enregistrement de la sonate de Jean Cras avec le pianiste Alain Jacquon, les œuvres pour violoncelle de Maurice Ohana avec le pianiste Pascal Devoyon. Ses disques ont reçu de nombreuses récompenses et ont été unanimement salués par la critique.

 

Jean Roger Ducasse, 150 ans

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Le compositeur français Jean Jules Aimable Roger Ducasse est né le  à Bordeaux et décédé le  au Taillan-Médoc (Gironde).

Son père est assureur maritime. Il grandit au Taillan, près de Bordeaux, dans la propriété de Pichebouc. Il va à l'école de musique de la Société Sainte-Cécile, fondée en 1843 par Costard de Mézeray, qui deviendra le Conservatoire de Bordeaux.

En 1889, son père meurt et il est obligé de prendre un emploi pour subvenir aux besoins de sa famille. En 1891, il réussit le Concours du Conservatoire de Paris et s'installe dans le XVIIe arrondissement.

Au Conservatoire de Paris, il devient l’élève de Charles-Auguste de Bériot, d'Émile Pessard, André Gedalge et Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Charles Koechlin, Florent Schmitt, Raoul Laparra et Georges Enesco dont il demeurera en quelque sorte l’héritier spirituel et l’ami très cher. Il se lie aussi à Marie Fauré-Frémiet ainsi qu'aux enfants du couple, Emmanuel Fauré-Frémiet et Philippe Fauré-Frémiet.

Il fait jouer à la Société Nationale de Musique sa Petite suite pour piano en 1898 et Deux Rondels en 1899. En 1901, il tente le Concours du Prix de Rome mais il ne le remporte qu'en 1902 où il obtient le Premier Second Prix de Rome. Il le retente en 1903 mais ne le remporte pas. Son premier Quatuor à cordes, sa Romance pour violoncelle et piano, son Allegro appasionato et ses œuvres symphoniques traduisent sa personnalité.

En parallèle, Gabriel Fauré lui confie la réduction pour piano et chant de son Requiem op. 48, de son Pelléas et Mélisande op. 80, et la révision du poème symphonique Prométhée.
Il écrit de 1901 à 1905 Au Jardin de Marguerite où il fait passer l’essentiel de la poésie de Goethe, et un poème symphonique pour chœur mixte et orchestre : la Sarabande. En 1909, la Suite française triomphe aux Concerts Colonne. La même année, il commence à mettre en musique La Ville morte de Gabriele d'Annunzio, sans savoir que ce dernier a demandé la partition à Raoul Pugno et Nadia Boulanger.

En 1910, il crée la Pastorale pour orgue lors du concert inaugural de la Société Musicale Indépendante. Seule pièce pour orgue, elle est rarement jouée en France de nos jours, à cause, entre autres, de sa difficulté : écrite en 1909, elle est une des pièces de virtuosité du début du xxe siècle. D'autre part, elle a été éclipsée par d'autres styles d'écriture plus récents. Cette œuvre jouit néanmoins d'une grande popularité aux États-Unis et elle est éditée chez Durand. La même année, il dirige Sur quelques vers de Virgile au Trocadéro

En 1911, son Prélude pour un ballet est créé et attire l'attention de Sergei Diaghilev et Michel Fokine.
L'année 1911 voit aussi la mort de sa mère, lui laissant ses sœurs Marguerite et Yvonne à charge -sa sœur Jeanne est alors mariée et son frère Daniel est mort prématurément en 1908.

Gabriele d'Annunzio lui demande alors d'écrire une partition pour son drame Le Martyre de saint Sébastien, mais Roger-Ducasse refuse et le projet échoit à Claude Debussy.

Roger Ducasse reçoit la demande d'Alexandre Ziloti, chef d'orchestre à Saint-Pétersbourg, qui lui commande une pièce sur le mythe d'Orphée. Il commence donc à écrire Orphée, sur un livret écrit par lui-même et qui suit fort bien le mythe. Mais la pièce sera mise de côté durant la Première Guerre mondiale. Des fragments symphoniques seront cependant joués aux Concerts Lamoureux le 9 janvier 1914. Ce mimodrame est monté par Léo Staats et interprété par Ida Rubinstein en . L’œuvre sera jouée à Hanovre en 1929 où elle aura un grand succès.

Il se lie aussi d'amitié avec Marguerite Long qui crée en 1917 les Variations sur un choral. Il l'accueillera  Taillan dès son veuvage.

L'année 1918 voit aussi la mort de Lili Boulanger et de Claude Debussy. Il terminera la Rapsodie pour saxophone en hommage posthume et comme engagement auprès d'Emma Debussy, mais aussi le ballet La Boite à joujoux et les Proses lyriques dont il termine l'orchestration esquissée par Claude Debussy.

À partir de cette année là, la vie musicale reprend autour du Groupe des Six. Entre 1918 et 1920, il compose son Nocturne de printemps, dédié à « ma chère maison des champs » au Taillan-Médoc et qui est créé aux Concerts Pasdeloup le 13 janvier sous la direction de Rhené-Baton. En 1919, il compose une Marche française où l’on peut entendre un chant funéraire d’une rare émotion. Il travaille aussi à une Symphonie sur la cathédrale de Reims qui s'inspire de la cathédrale que les bombardements ont très largement abimée. Cette symphonie sera écrite pendant plusieurs années et on en trouve des traces dans sa correspondance avec André Lambinet. Il écrit aussi les Barcarolles, une Romance et un Impromptu pendant ces années-là.

En 1922 est créé, aux Concerts Colonne et sous la direction de Gabriel Pierné, Epithalame, commande de Walter Damrosch, chef d'orchestre américain, proche de Nadia Boulanger et fondateur de l'École de musique de Fontainebleau. La même année, il compose, d'après commande de Henry Prunières, un Poème symphonique sur le nom de Gabriel Fauré. L’œuvre sera créée en 1923 aux Concerts Pasdeloup.

Cantegril (personnage représentatif du Midi, entouré d’un monde extrêmement vivant) fut une œuvre moins heureuse car elle demandait beaucoup d’interprètes (32) dont les rôles sont écrits avec beaucoup d’exigences. Il en fait son véritable chef-d’œuvre, qui est représenté le  à l’Opéra-Comique.

En 1928, il devient Inspecteur principal de l'enseignement du chant dans les écoles de la Ville de Paris, succédant à Auguste Chapuis. L'année suivante, il entre comme professeur de la classe d'accompagnement où Nadia Boulanger lui succédera. L'année suivante, il reçoit le Prix Lasserre, récompensant l'ouvrage le plus brillant de l'année, pour son opéra-comique Cantegril. Il compose alors Deux Choeurs pour voix mixtes et Madrigals créés en 1925 aux Concerts Pasdeloup sous la direction de Rhené-Baton.

Il écrit le poème symphonique avec chœurs Ulysse et les Sirènes en 1937, dirigé aux Concerts Lamoureux en 1938 par Eugène Bigot. L’œuvre tout entière est d’une poésie pénétrante avec, au fond, les voix du chœur dans l’orchestre. Un deuxième Quatuor à cordes -son testament musical- est créé à Bordeaux le , au Château de la Brède.

Il succède en 1935 à Paul Dukas comme professeur de composition au Conservatoire de Paris (Tony Aubin lui succédera en 1946). Il a eu pour élèves Jehan Alain, André Lavagne.

Il aura exercé son art simplement avec franchise. Pour certains, il pratiquait le « culte de l’impopularité ». En effet, il ne cherchait pas à plaire mais il était très scrupuleux, n’hésitant pas à détruire des œuvres qui ne lui convenaient pas.

 

L’école française des vents à travers le temps 

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Charles Gounod (1818-1893) : Petite symphonie ; Vincent d’Indy (1851-1931) : Chansons et danses, Op.50 ; Paul Taffanel (1844-1908) : Quintette en sol mineur ; Gabriel Pierné (1863-1937) : Pastorale, Op.14 n°1. 2021. Les Solistes de l’Orchestre de Paris.  Livret en français et anglais. 61’15’’. INDE163. 

Charles Gounod (1818-1893) : Petite symphonie ; Vincent d’Indy (1851-1931) : Chansons et danses, Op.50. Les solistes de l’Orchestre de Paris, Maurice Bourgue. 1975. Calliope 22106. 

Francis Poulenc par Bramwell Tovey 

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Francis Poulenc (1899-1963) : Sinfonietta, FP141 ; Extraits de Les Mariés de la Tour Eiffel, FP23 ; Pastourelle, FP45 ; Les Animaux modèles, FP111. BBC Concert Orchestra, direction : Bramwell Tovey. 2022. Livret en anglais, français et allemand. 74’22’’. Chandos. CHSA 5260 

Augusta Holmès, compositrice

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Comment un entourage artistique de qualité peut-il soutenir une jeune fille du XIXe siècle, douée et courageuse qui deviendra, entre autres, une remarquable compositrice ? C’est ce que va démontrer Augusta Holmès (16 décembre 1847-28 janvier 1903) qui, encore adolescente, a reçu cet acrostiche du poète romantique français et écrivain cosmopolite, Anne Louis Frédéric Deschamps de Saint Amand connu sous le nom d’Émile Deschamps (1791-1871) :

A u banquet des Elus, qui donc vient prendre place ?

U ne artiste, une Muse, émule d’Apollon 

G lorieuse et brillante étoile du Parnasse

U ne fière beauté, sage comme Solon

S ans morgue, sans envie, un cœur d’or sans paillon

T ous les dons en partage. Heureuse destinée !

A ugusta, c’est bien toi… Nous t’avons devinée. 

Émile Deschamps et son épouse, installés à Versailles, tiennent salon dès 1845. Ils y reçoivent le gratin de la culture française dont Alfred de Vigny (1797-1863), Théophile Gautier (1811-1872), Victor Hugo, Alfred de Musset, Alphonse de Lamartine, Hector Berlioz, Eugène Delacroix. Après le décès de sa femme, Émile continue à recevoir poètes et musiciens parmi lesquels la jeune Augusta Holmès qui l’appelle son « cher et illustre maître »  .

La fréquentation de salons et sociétés artistiques et les lauriers tressés par Émile Deschamps auront une influence capitale sur la vie d’Augusta qui ne ménagera pas ses efforts pour arriver au but qu’elle s’est fixé : jouer ses propres œuvres. Pour une femme de l’époque, c’était une vraie gageure.

La devise qu’elle s’est choisie est « Augusta per angusta » qui vient de la locution latine « Ad augusta per angusta » soit « Vers les sommets par des chemins étroits ». 

Plus tard, dans son recueil Harmonie et Mélodie publié en 1885, Camille Saint-Saëns (1835-1921) écrira : « Comme les enfants, les femmes ne connaissent pas d’obstacles et leur volonté brise tout. Mademoiselle Holmès est bien femme, c’est une outrancière. »

Famille

Patricia Augusta Mary Anne Holmes est née à Paris le 16 décembre 1847.

Son père, Charles William Scott Dalkeith Holmes (Youghal, le 17 juillet 1797-Versailles, le 19 décembre 1869) est né à Youghal, un port du comté de Cork en Irlande. Encore adolescent, il rejoint l’armée comme ses ancêtres et, à l’âge de 18 ans, il aurait servi comme subalterne dans le régiment de cavalerie britannique, les Dragons légers (Light Dragoons), lors de la bataille de Waterloo. Il devient Officier irlandais, quitte l’armée avec le grade de Capitaine et est aussi connu sous le nom de Major Dalkeith Holmes. Au début du XIXe siècle, il revend ses biens, s’installe en France et épouse, en 1827, Tryphina Anna Constance Augusta Shearer (1811-Paris 1858), issue des clans McGregor d’Ecosse et O’Brien d’Irlande. Celle-ci, d’une grande beauté, s’intéresse aux lettres et aux arts. Elle compose des poésies anglaises, s’adonne à la peinture et tient salon à Paris, rue Neuve de Berry. Elle y reçoit notamment Alfred de Vigny et des admirateurs de ce dernier, Auguste Barbier, Robert Burns, Émile Deschamps…*

A l’OSR, Charles Dutoit le magnifique ! 

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© Bruno Fridrych

Comme n’importe quelle société de concerts, l’Orchestre de la Suisse Romande doit souvent effectuer des changements de programme. Ainsi pour le concert du 18 mai à Genève, du 19 mai à Lausanne, Emmanuel Krivine, malade, est remplacé par Charles Dutoit, fringant maestro qui, avec une ironie narquoise, défie ses quatre-vingt-cinq printemps en hissant, comme étendard au vent, la célèbre Ouverture que Mikhail Glinka avait élaborée en 1842 pour son interminable opéra féérique Rouslan et Ludmila. Abordé en fanfare, le thème belliqueux du preux chevalier se laisse amadouer par la fluidité des cordes graves chantant la passion amoureuse pour la belle princesse, alors que les accents pugnaces des vents dépeignent les sournoises menées du nain Tchernomor. Mais le pianissimo des violoncelles épure l’atmosphère pour le retour du paladin victorieux.