Résultats de la recherche pour : Michael Jarrell

Ouverture de saison à l’OSR 

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Au Victoria Hall de Genève, l’Orchestre de la Suisse Romande a ouvert sa saison le 7 septembre en présentant un programme sans entracte d’une durée d’une heure. Pandémie oblige, le port du masque est imposé au public durant toute la durée du concert. 

En écartant la buée sur les lunettes, l’on distingue la venue de Jonathan Nott précédant le grand pianiste Krystian Zimerman que l’on n’a plus entendu en ces lieux depuis juin 1993. Avec l’originalité créative qu’on lui connaît, il s’attaque au Troisième Concerto en ut mineur op.37 de Beethoven en profitant des contrastes de l’introduction orchestrale pour livrer un discours fiévreux bousculant les traits en un souffle ‘Sturm und Drang’ qu’apaise par instants le cantabile avec ses trilles irisés. Par contre, le Largo est d’une poésie intense, enveloppant  chaque séquence d’un voile méditatif qu’entrouvrira le détaché des arpèges. Et c’est par une articulation claire que se dessinera le Rondò allegro, usant du rubato pour dégraisser le son avant de conclure par une stretta pimpante qui déclenche l’enthousiasme du spectateur, conscient d’avoir devant ses yeux l’un des pianistes majeurs de notre époque. 

Pierre Bleuse à Odense

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L'Orchestre Symphonique d'Odense (Danemark) a choisi son prochain chef : c'est le Français Pierre Bleuse qui succédera à Alexander Vedernikov à l'automne 2021.

Né en 1977 à Boulogne-Billancourt, Pierre Bleuse commence par le violon dans les classes de Jean Lenert et Suzanne Gessner. Avec son père compositeur, sa mère chanteuse lyrique, son frère violoncelliste et sa sœur pianiste, il arrive à Toulouse et y poursuit ses études dans les classes de Pierre Doukan et Guenadi Hoffmann (prix de violon et de musique de chambre en 1994). Retour à Paris auprès de Patrice Fontanarosa pour son 1er prix en 2002, puis il part se perfectionner à Berlin.

Membre d'abord du Quatuor Satie et des ensembles Court-Circuit et TM+, il devient violon solo et chef associé de l’Orchestre de Chambre de Toulouse (2005-2010), pratique le violon baroque sous l’impulsion de Gilles Colliard, partage la scène avec Christophe Coin,...

Quand, en 2010, il décide de se consacrer à la direction d’orchestre, il part travailler en Finlande, avec Jorma Panula puis entre en 2011 à la HEM de Genève, dans la classe de de Laurent Gay dont il deviendra l’assistant.

A partir de 2012, on le retrouve avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, il remplace le chef espagnol Josep Pons, est assistant à l’Opéra de Lyon, invité -ce sont ses débuts aux États-Unis- à diriger l'Utah Symphony à Salt Lake City,...

Proche de Michael Jarrell, il dirige en  son opéra Cassandre au Grand Théâtre de Provence, avec le Lemanic Modern Ensemble dont il est co-Directeur musical et, en 2018, le concert anniversaire de Jarrell au Victoria Hall de Genève, avec le même ensemble et l’Orchestre de la Suisse Romande.

La même année, il remplace Sakari Oramoil à la baguette du Royal Stockholm Philharmonic Orchestra puis on le retrouve à la tête du MDR Sinfonieorchestrer de Leipzig, de l’Orchestre de la Suisse Romande, de l’Orchestre de Chambre de Paris, de l’Orchestre de Paris, de l’Orchestre Philharmonique National de Russie, de l’Orchestre Symphonique National de Chine. Et retours en France aussi, pour diriger Dido & Enée à l’Opéra de Lyon puis l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy, l’Orchestre de l’Opéra de Tours ou l’Orchestre d’Auvergne.

 

 

 

 

 

 

 

Pierre Bleuse a principalement travaillé comme chef d'orchestre invité. Il est directeur musical adjoint de l'Ensemble Lémanique Moderne, qui se concentre sur le répertoire des XXe et XXIe siècles et réside au Victoria Hall de Genève.

Bleuse a étudié la direction d'orchestre avec Jorma Panula en Finlande et Laurent Gay à la Haute École de Genève. D'abord violoniste de formation, il a été violon solo et chef d'orchestre associé de l'Orchestre de chambre de Toulouse (2000-10) et a été membre du Quatuor Satie.

Décès de Christophe Desjardins

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L'altiste français Christophe Desjardins est décédé hier à l'âge de 57 ans.

Né à Caen, il avait fait ses débuts de soliste en 1984 dans Harold en Italie (Berlioz) avec l'Orchestre du Conservatoire de Paris. Deux ans plus tard, il est nommé premier alto de l'Orchestre de la Monnaie mais son intérêt pour la musique contemporaine le mène à intégrer l'Ensemble Intercontemporain en 1990.
Il était l'un des plus grands interprètes du répertoire contemporain : il a joué tout à tour Luciano Berio, Ivan Fedele, Emmanuel Nunes, Pierre Boulez, Michael Jarrell, Jonathan Harvey, Wolfgang Rihm, Matthias Pintscher, George Benjamin ou Félix Ibarrondo et sa discographie est édifiante.

Mais il n'a pas pour autant négligé les autres répertoires qu'il invitait au dialogue, comme en témoigne encore son dernier album où voisinent Domenico Gabrielli et Ivan Fedele.

Dima Bawab, soprano 

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Crescendo Magazine vous propose une rencontre avec Dima Bawab. Soprano d’origine palestinienne, née en Jordanie, la musicienne est aussi à l’aise dans le répertoire baroque que dans le contemporain. On la retrouve dans de nombreux projets qui fédèrent les énergies et les talents par-delà les frontières.  

J’ai lu, en préparant l’entretien, que vous avez appris le cor d’harmonie. Qu’est-ce qui vous a poussé vers cet instrument ?

J’ai commencé mes études musicales à Amman, ma ville natale. Lorsque j’ai voulu apprendre un deuxième instrument (le piano étant le premier), j’avais choisi initialement le saxophone car je développais à ce moment-là une passion pour le Jazz. J’ai été convoquée au bureau du directeur de mon conservatoire me priant d’accepter de choisir le cor comme deuxième instrument car notre orchestre était en manque de corniste. J’ai accepté et je suis rapidement tombée amoureuse de cet instrument qui m’a permis d’intégrer l’Orchestre National et le Big Band à peine deux ans plus tard. 

Vous avez ensuite préféré le chant, qu’est-ce qui ce qui vous a motivée à passer du cor au chant ?

Il était prévu que je mette le cor de côté uniquement le temps de stabiliser ma technique vocale, notamment la respiration. Mais le chant a vite pris le dessus et je me suis consacrée entièrement aux disciplines complémentaires tels le théâtre, l’analyse et les langues.

Vous avez été repérée par Mady Mesplé. Comment s’est passée cette rencontre ?

J’ai rencontré Mady Mesplé lors d’un stage qu’elle animait pour des chanteurs issus de grandes écoles. A l’époque, je n’avais que 17 ans et seulement 1 an d’expérience en chant lyrique. Elle a été très gentille de bien vouloir m’entendre, et durant les 3 semaines de stage, elle m’a prise sous son aile et m’a orientée vers le Conservatoire à rayonnement régional de Toulouse où j’ai pu poursuivre mes études musicales auprès d’Anne Fondeville Bleuse. Je suis sortie diplômée du premier prix avec félicitations de tous les membres du jury. J’ai par la suite poursuivi mes études supérieures au CNSMD de Paris.

Pascal Rophé à propos de Dukas et Roussel

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Pascal Rophé, directeur musical de l’Orchestre National des Pays de la Loire, sort un album Dukas / Roussel qui fait l’événement (Joker de Crescendo). Le chef d’orchestre revient sur le concept éditorial de cet album et sur la place de Dukas et Roussel dans l’Histoire de la musique.

 Pouvez-vous nous expliquer le concept éditorial de ce disque ?

L’idée est partie du fait que nous avons fréquemment joué l’Apprenti sorcier pour des concerts famille et autres ces dernières années. L’interprétation de cette  œuvre  m’a permis de voir le chemin parcouru par l’orchestre depuis le début de mon mandat en 2014. L’Orchestre National des Pays de la Loire a également évolué par la pratique régulière de ce répertoire français faisant partie de son ADN, dès lors enregistrer l’Apprenti sorcier s’est rapidement imposé afin de formaliser et de prendre acte de ce parcours. Je trouvais intéressant de mettre en parallèle Dukas et Roussel, deux figures presque contemporaines mais si différentes. De Dukas, il était pertinent de proposer la très rare ouverture de jeunesse Polyeucte. On peut ainsi apprécier l’évolution du compositeur entre cette ouverture, très franckiste et wagnérienne, et l’Apprenti sorcier avec sa finesse orchestrale et sa clarté instrumentale très ravéliennes. Quant au Festin de l’araignée, c’est un véritable bijou musical. C’est une partition de chef et elle est très fréquente dans les classes de direction d’orchestre. Hormis l’Apprenti sorcier, ni le Polyeucte, ni le Festin de l’araignée ne sont des œuvres très enregistrées.

A Genève, un nouveau Léman Lyriques Festival 

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A En ces jours-ci prend forme un nouveau festival, le Léman Lyriques Festival qui, en l’espace de quatre jours, se déroule entre Genève et Evian. Et son infatigable promoteur, le chef d’orchestre Daniel Kawka, dédie la première édition à Richard Wagner dont plusieurs pages sont mises en perspective avec la création contemporaine. L’ambition de transmettre un héritage aux jeunes générations fait naître aussi un partage culturel transfrontalier, car trente-quatre étudiants de la Haute Ecole de Musique (HEMU) de Genève viennent compléter les rangs de ‘Ose !’, l’orchestre symphonique de quatre-vingts jeunes musiciens professionnels français créé en 2013 par Daniel Kawka. Et le premier concert de cette double formation a eu lieu au Victoria Hall de Genève ce mercredi 6 novembre en présentant une création récente de Michael Jarrell encadrée par deux longues scènes de Tristan und Isolde et de Siegfried.

Concours International Luciano Berio, an 1

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La première édition du Concours International de Composition Luciano Berio vient de se terminer avec la victoire du compositeur chinois Yikeshan Abudushalamu.

Né en 1985, 
Yikeshan Abudushalamu est membre de la communauté turque ouïghour du Xinjiang (territoire autonome du nord-ouest de la Chine). Il a étudié la composition avec Guang Zhao et Shirui Zhu à Shanghai puis avec Michael Jarrell à Genève, et l'électro-acoustique avec Luis Naon.
Il a déjà été honoré de nombreux prix et distinctions et, en 2013, la 6e Shanghai New Music Week lui avait commandé une oeuvre pour quatuor à cordes : Modulation of Three Primary Colors a été créée par l'ensembre autrichien XXth Century.

Sous la présidence d'Antonio Pappano, le jury composé d'Ivan Fedele (Italie), Unsuk Chin (Corée du Sud), Tristan Murail (France) et Augusta Read Thomas (USA), a attribué deux mentions d'honneur : l'une au Coréen Hankyeol Yoon et l'autre au Chinois Bo Li.

 

Jours heureux au Festival Enescu de Bucarest (1) : la musique contemporaine

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Du 31 août au 22 septembre, le Festival Enescu de Bucarest offre un programme éblouissant. De par le prestige de ses interprètes, il faut le répéter car la manifestation reste relativement méconnue, le festival roumain s’affirme, au même titre que Lucerne ou Salzbourg, comme l’un des grands rendez-vous musicaux européens.

Dans la pléthorique programmation, la musique contemporaine tire naturellement son épingle du jeu. Trois orchestres roumains présentaient des concerts exclusivement consacrés à la musique du XXIe siècle. Première formation à entrer en scène : le Moldova Philharmonic Orchestra de Iasi. Sous la direction de l’inattendu chef américain Brad Lubman, l’orchestre de la deuxième ville roumaine proposait un programme d’obédience post-sérielle, tout au moins dont la figure de référence implicite serait Pierre Boulez. Interprété par Ilya Gringolts, le Concerto pour violon de Michael Jarrell ne fait hélas pas oublier le douloureux souvenir qu’a laissé Bérénice à l’Opéra de Paris. Intitulée « Paysages avec figures absentes », l’œuvre témoigne d’une disposition originale : les « figures absentes », ce sont ici les sièges vides des violons de l’orchestre. Malgré les habituelles qualités du compositeur suisse (écriture nerveuse et incisive de la partie soliste, impressionnantes scansions percussives), l’œuvre reste grise, systématique et laborieuse à écouter. Donné en introduction, Tempo 80 du roumain Câlin Ioachimescu peinait également à convaincre. D’une lenteur assumée, la pièce entrechoque des masses sonores, sans ajouter un surplus de personnalité musicale.

Décès d'Eric Daubresse

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Le compositeur français Eric Daubresse est mort lundi à Paris, des suites d'un cancer, à quelques jours de son 64anniversaire.

Né à Arras, Eric Daubresse y entreprend des études musicales et scientifiques, rejoint Lille puis le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Et il poursuit sa formation en divers lieux : le CEMAmu, l’INA-GRM...

Au sein de l'ensemble 2e2m, il participe à la création du studio électronique Premis dont il assure la direction, et il y réalise plusieurs enregistrements discographiques et des créations avec des compositeurs.
Il crée, avec le percussioniste Alain Huteau, l’Ensemble percussion évolutive, un duo percussion et électronique et collabore également avec l'Ensemble Itinéraire à des créations de musiques mixtes avec de nombreux compositeurs.
Depuis 1991, il assurait à l'Ircam la réalisation informatique d’œuvres en création.
Compositeur aussi, on lui doit des musiques instrumentales, électroacoustiques ou mixtes. Il a participé aux premiers ateliers pédagogiques de l’Ircam, été chargé de cours à l’Université de Paris VIII et, depuis 2006, il enseignait l’informatique musicale à la Haute Ecole de Musique de Genève au sein de la classe de composition de Michael Jarrell et Luis Naón.

 

Mais les images restent

par

Michael JARRELL
(° 1958)
Aus Bebung pour clarinette et violoncelle; Assonance III pour clarinette basse, violoncelle et piano; … mais les images restent … pour piano; … es bleibt eine zitternde Bebung… pour clarinette, violoncelle et orchestre
Ernesto Molinari, clarinette, Thomas Demenga, violoncelle, Marino Formenti, piano,  Orchestre Symphonique de la WDR, dir. Peter Rundel
2017-DDD-62’35-Livret en français et en  anglais-CD AEON AECD 1754