Résultats de la recherche pour : Nadia Boulanger

Sortilèges insolites de l’accordéon estonien, letton et polonais

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Prophecy. Erkki-Sven Tüür (°1959) : Prophecy. Tõnu Kõrvits (°1969) : Danses. Pēteris Vasks (°1946) : The Fruit of Silence, arrangement pour accordéon, vibraphone et cordes par Georges Morton. Ksenija Sidorova, accordéon ; Orchestre du Festival d’Estonie, direction Paavo Järvi. 2025. Notice en anglais, en français et en allemand. 44’ 56’’. Alpha 1198.

Zbigniew Bargielski (°1937) : Quelques minutes de présence - un poème épique affirmé, pour voix et accordéon ; Ballade pour violon et accordéon ; La Ballade avec une « Dentelle de Cendre », pour accordéon et électronique ; The Ship of Fools, pour clarinette et accordéon. Maciej Zimka, accordéon ; Bożena Boba-Dyga, voix ; Maria Slawek, violon ; Piotr Lato, clarinette. 2025. Notice en polonais et en anglais. 47’ 24’’. Sarton 047. 

Premier album, éclectique, pour la cheffe israélienne Bar Avni

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Symphonies in 3 movements. Charlotte Sohy (1887-1955) : Symphonie en ut dièse mineur op. 10 « Grande Guerre ». Darius Milhaud (1892-1974) : Symphonie de chambre n° 1 op. 43 « Le Printemps ». Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Symphonie n° 1 en ré majeur, WQ 183/1. Igor Stravinsky (1882-1971) : Symphonie en trois mouvements. Orchestre national Bordeaux Aquitaine, direction Bar Avni. 2025. Notice en français, en anglais et en allemand. 65’ 25’’. Alpha 1201.

Le piano au féminin par Nareh Arghamanyan  

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Cécile Chaminade (1857 – 1944) – Johanna Senfter (1879 – 1961) – Anna Bon (1738 – 1769) – Maria Szymanowska (1789 – 1831) – Mel (Mélanie) Bonis (1858 – 1937) – Lili Boulanger (1893 – 1918) – Nadia Boulanger (1887 – 1979) - Ilse Fromm-Michaels (1899 – 1983) - Else Schmitz–Gohr (1901 – 1987) – Marianne Martines (1744 – 1812) – Pauline Viardot (1821 – 1910) – Louise Farrenc (1804 – 1875) – Clara Schumann (1819 – 1896) – Fanny Hensel (1805 – 1847).  Nareh Arghamanyan,  piano.  2023.- Livret en anglais et en allemand.  74’36.   Hänssler Classic – CD HC25026.

Œuvres pour instruments et orgue autour du compositeur suisse René Gerber

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Œuvres pour instruments et orgue. Nadia Boulanger (1887-1979): Trois pièces pour orgue. Pièce sur des airs populaires flamands. René Gerber (1908-2006) : Épithalame pour flûte et orgue. Le Tombeau de N. Grigny pour violon, trompette et orgue. Fête pour deux trompettes, deux trombones et orgue. Pavane pour trois trompettes et orgue. Triptyque pour orgue. Bernard Schulé (1909-1996) : Métamorphoses sur un air ancien pour grand orgue Op. 51. Anaïs Drago, violon. Elisa Gremmo, flûte traversière. Riccardo Ceretta, Diego Di Mario, trombone. Mattia Gallo, Mauro Pavese, trompette. Giovanni Panzeca, orgue Tamburini de la Chiesa del Convento di Sant'Antonio de Casale Monferrato. 2024. Livret en français, italien, allemand, anglais. 70’49’’. Cascavelle VEL 1700

Une invitation d’Adèle Charvet à revivre la Belle Époque  

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Belle Époque ! Mélodies et pages pour piano de Isaac Albéniz (1860-1909), Louis Aubert (1877-1968), Alfred Bachelet (1864-1944), André Caplet (1878-1925), Ernest Chausson (1855-1899), Claude Debussy (1862-1918), Georges Enesco (1881-1955), Madeleine Dubois (1905-1942), Gabriel Fauré (1845-1924), Reynaldo Hahn (1874-1947), Charles Koechlin (1867-1950), Xavier Leroux (1863-1919), Jules Massenet (1842-1912), André Messager (1853-1929) et Ernest Moret (1871-1949). Adèle Charvet, mezzo-soprano ; Florian Caroubi, piano. 2024. Notice en français, en anglais et en allemand. Textes des mélodies, avec traductions. 69’ 28’’. Alpha 1175.

Tugan Sokhiev le magnifique !

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Pour une série de trois concerts (deux à Genève, un à Lausanne), l’Orchestre de la Suisse Romande sollicite le concours de Tugan Sokhiev, l’ex-directeur musical de l’Orchestre du Capitole de Toulouse, qui devient ainsi l’un de ses invités réguliers depuis deux ou trois saisons. Bien lui en prend tant le contact entre le chef et les musiciens semble se développer en une harmonie qui incite chacun à se dépasser !

Le programme commence par une brève page de Lili Boulanger (1893-1918), D’un matin de printemps, datant du printemps de 1917. Pour la première fois dans son histoire, l’Orchestre de la Suisse Romande présente une oeuvre de cette compositrice, sœur de Nadia Boulanger, la célèbre Mademoiselle, pédagogue révérée par un Stravinsky, un Bernstein. Victime d’un état de santé déficient, Lili disparaîtra à l’âge de vingt-cinq ans, ce qui ne l’empêchera pas de produire un catalogue important d’œuvres vocales et instrumentales. D’un matin de printemps fut d’abord composé pour violon et piano avant d’être orchestré par Lili elle-même, deux mois avant sa mort. Tugan Sokhiev l’aborde en lui prêtant le côté nonchalant d’une promenade qu’irisent les bois, avant de laisser au tutti le soin d’exalter la beauté d’une journée avec une élégance raffinée.

Somnambulisme éveillé à Thouars

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Nichée dans une boucle du Thouet et flanquée des tours des belles églises romanes poitevines de Saint Médard et de Saint-Laon, la ville historique de Thouars, dans le département des Deux-Sèvres, possède un riche patrimoine et sort peu à peu de sa torpeur à la faveur de divers travaux de restauration et d’embellissements toujours en cours. Elle vient en outre de voir naître un nouveau festival organisé par deux jeunes musiciens du pays, Aglaé Bonnet et Léo Gaillard, qui entendent démocratiser l’univers de la musique classique dans leur ville natale d’une manière vivante et accessible à tous, au gré d’une programmation aussi intelligente qu’originale. Sous le titre un peu intriguant d’Harmonies somnambules, la première édition s’est déroulée durant le week-end du 29 au 31 août au MZ, un « Tiers Lieu » installé dans une ancienne école au cœur de Thouars qui a rencontré la faveur des thouarsais depuis sa création en 2023. Il fallait en fait être assez peu somnambule, mais au contraire très réveillé pour suivre les horaires de cette nouvelle manifestation dont les concerts avaient lieu à 7h30 et à 20h30, soit au lever et au coucher du soleil ! L’originalité de la programmation et l’excellence des jeunes artistes ont attiré un public nombreux, aussi bien dans la petite salle autour du piano que dans la salle principale, le temps incertain ayant empêché le déploiement de certains concerts en plein air dans ce qui fut autrefois le préau de l’ancienne école Jean Macé. Salle pleine pour les cinq concerts, succès total et mérité pour cette première édition. Bilan.

Coup d’envoi vendredi soir avec le très beau récital de la pianiste Élise Noaille. Conçu comme un programme racontant l’histoire d’Eurydice en mêlant littérature et musique avec des œuvres de Thelonious Monk, George Crumb, Joe Division, Zoltán Kodály, Ann Southam et Nadia Boulanger, ce parcours très poétique, aux sonorités parfois étranges, fournissait une véritable étoffe pour nos rêves.

Il fallait se lever tôt le lendemain matin pour un concert ressemblant à un tour de force avec le récital de mélodie française proposé par Emma Steiner, soprano et Alexia Roth au piano. Une première à cette heure inhabituellement matinale pour les deux jeunes musiciennes venues de Genève où elles ont suivi le cursus de la Haute Ecole de Musique. Chanter Fauré, Poulenc, Bernstein ou Bizet à 7h30 du matin n’a entamé ni leur talent ni leur bonne humeur. Voir se lever le soleil à travers les fenêtres du MZ au moment même où le poète dit « Je quittais la terre pour m’enfuir avec toi vers la lumière » était un réel moment de grâce. Et quoi de mieux pour poursuivre gaiement la journée que de conclure ce programme par La Diva de l’empire d’Erik Satie, chantée avec force œillades et par les Chemins de l’amour, cette valse ensorcelante que Francis Poulenc écrivit pour Yvonne Printemps sur des paroles délicieuses de Jean Anouilh.

Les Musicales de Normandie au Musée Michel Ciry : 3 concerts, 3 époques, 3 univers

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Le festival Les Musicales de Normandie existe depuis 2006. Pour sa vingtième édition, il propose cinquante concerts, pendant tout l’été, dans une trentaine de lieux parmi les plus caractéristiques du patrimoine architectural des départements de Seine-Maritime et de l’Eure (ex-Haute-Normandie). Sa programmation frappe par sa diversité, « du récital au grand orchestre ». Par exemple, un récital solo le 25, et un orchestre le 26. Les 27, 28 et 30, nous étions dans l’entre-deux avec trois concerts de musique de chambre, dans des registres très différents toutefois, car la diversité de ce festival ne s’exprime pas seulement par les formations invitées, mais également par le contenu musical.

Quant au lieu, c’était le même pour ces trois soirées presque consécutives : le Musée Michel Ciry à Varengeville (76), du nom d’un peintre, graveur et dessinateur qui s’y est installé dans les années 1960, et qui a créé lui-même ce musée. Les concerts ont lieu dans une salle d’exposition, de sorte que les musiciens et le public sont, tout autour d’eux, en présence de nombreuses toiles de cet artiste qui n’avait pas que ces talents picturaux, puisqu’il était également écrivain et... compositeur ! Il avait été élève de Nadia Boulanger (tout comme Philip Glass, dont plusieurs pièces seront jouées lors du troisième concert). Dans la salle derrière celle où ont lieu les concerts, visible par une bonne partie du public, trône un piano à queue Gaveau de 1920 que ses parents avaient reçu en cadeau de mariage, et sur lequel il a composé la plupart de ses œuvres.

Des douleurs du XXe siècle, avec le Trio Hélios

Fondé en 2014 par le pianiste Alexis Gournel, la violoniste Camille Fonteneau (remplacée en 2023 par Eva Zavaro) et le violoncelliste Raphaël Jouan, le Trio Hélios est en passe de devenir un ensemble de référence dans le paysage musical français. Dans leur formation initiale, ils ont gravé deux CD, qui ont été accueillis avec beaucoup d’enthousiasme par la presse spécialisée.

Leur programme, d’une densité et d’une élévation exceptionnelles, reprenait en partie celui de leur premier CD, consacré à de la musique française, avec le Trio de Maurice Ravel et deux pièces de Lili Boulanger. Il se terminait avec le Trio N° 2 de Dmitri Chostakovitch (qu’ils n’ont, pour le coup, pas enregistré).

Fleurons de la musique symphonique polonaise du XXe siècle

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Grażyna Bacewicz (1909-1969) : Ouverture pour orchestre. Witold Lutosławski (1913-1994) : Symphonie n° 3. Karol Szymanowski (1882-1937) : Fantaisie symphonique sur « Le Roi Roger », arrangement Iain Farrington. 2024. Royal Scottish National Orchestra, direction Thomas  Søndergård. Notice en anglais. 59’ 55’’. Linn CKD 758.