Résultats de la recherche pour : Nadia Boulanger

Hallelujah Junction : deux pianos pour une Amérique festive, mais aussi mémorielle

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Hallelujah Junction. George Gershwin (1898-1937) : Ouverture cubaine. Igor Stravinsky (1882-1971) : Concerto en mi bémol majeur « Dumbarton Oaks Concerto ». Aaron Copland (1900-1990) : El Salón México, arrangement Leonard Bernstein. Frederic Rzewski (1938-2023) : Winnsboro Cotton Mill Blues. Colin McPhee (1900-1964) : Balinese Ceremonial music. John Adams (°1947) : Hallelujah Junction. Lukas Geniušas et Anna Geniushene, piano. 2024. Notice en anglais, en français et en allemand. 75’ 19’’. Alpha 1122.

Lucie de Saint-Vincent joue la carte de l’élégance pour Montgeroult et Bigot

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Des dentelles à l’échafaud. Hélène de Montgeroult (1764-1836) : Sonate en fa mineur op. 1 n° 3 ; Fantaisie en sol mineur op. 7 n° 3. Marie Bigot de Morogues (1786-1820) : Suite d’Études ; Andante varié en si bémol majeur op. 2 ; Sonate en si bémol majeur op. 1. Lucie de Saint-Vincent, piano. 2023. Notice en français et en anglais. 63’. Présence compositrices PC004.

Isabelle Faust et Pablo Heras-Casado exaltent les âmes slaves de Bacewicz, Chostakovitch et Tchaïkovski

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C’est à un programme tout entier tourné vers l’Europe de l’Est que nous conviait l’Orchestre Philharmonique de Radio France. Si l’on associe aujourd'hui les trois compositeurs joués à trois régimes politiques différents (respectivement polonais, soviétique et russe), il n’est peut-être pas inintéressant de signaler qu’ils sont tous trois nés dans un lieu alors sous l’autorité de la Russie tsariste.

Ouverture-Concerto-Symphonie pour ce programme savamment pensé, avec des œuvres qui seront des découvertes pour beaucoup d’auditeurs, même si elles émanent de compositeur très souvent programmés.

Grażyna Bacewicz a fait l’essentiel de sa double carrière de violoniste virtuose (élève d’André Tourtet et de Carl Flesch) et de compositrice (ayant bénéficié des conseils de Karol Szymanowski et de Nadia Boulanger) en Pologne. Sa musique, essentiellement instrumentale, fait appel aux formes classiques (sonates, concertos, symphonies) ; elle est directe, sans doute ancrée dans une certaine tradition, mais non sans personnalité. Son écriture pour orchestre est particulièrement colorée, et, avant de faire celui de ceux qui l’écoutent, fait le bonheur de ceux qui la jouent.

Son Ouverture a été écrite en 1943, à Varsovie, qui vivait alors la terrible occupation nazie (et son redoutable et tristement célèbre ghetto juif). C’est une œuvre courte, qui utilise le fameux motif rythmique 3 brèves-1 longue, qui en morse (ti-ti-ti-ta) donne la lettre V, comme Victoire, et qui pendant la Seconde Guerre mondiale sera, par les quatre premières notes du début de la Cinquième Symphonie de Beethoven (sur lesquelles est construite toute l’œuvre), le signe d’espoir et de ralliement des alliés. Cette Uwertura (titre original) est saisissante de vitalité.

L’écriture pour les cordes est très virtuose, avec des demandes de doigtés spécifiques (notamment pour les violons) aussi incisives que difficiles, dont s’acquittent brillamment tous les pupitres de l’Orchestre Philharmonique de Radio France.

Suivait le Deuxième Concerto pour violon de Dimitri Chostakovitch. Moins souvent joué que le premier, probablement parce qu’il est moins spectaculaire et permet moins au soliste de briller, il n’en demeure pas moins un des chefs-d’œuvre de la dernière période de Chostakovitch, celle de l’approche de la mort. Son écriture devient plus dépouillée, sa musique quelque peu énigmatique et difficile d’accès à la première écoute.

Pourtant, surtout avec une interprète telle qu’Isabelle Faust, quelle émotion ! Son jeu, à la fois intense et sobre, convient à merveille à cette œuvre complexe et intérieure. Elle trouve le moyen de raconter des histoires différentes avec du matériau musical similaire, mais qui arrive dans des contextes différents. Elle peut avoir des sonorités rugueuses, rauques, ou au contraire aériennes ou chatoyantes, toujours parfaitement maîtrisées. 

L’entente avec Pablo Heras-Casado et l’orchestre est optimale. Il dirige simplement, de façon très expressive mais contenue, à l’unisson avec la soliste. Elle semble par moments accompagner, en toute humilité, les interventions de l’orchestre et de ses solistes, lesquels paraissent captivés par la musique de Chostakovitch. Mention spéciale au premier cor Alexandre Collard, impeccable techniquement, et qui se permet de prendre des risques avec des nuances et des attaques tout en douceur. Au passage, nous pouvons louer tout le pupitre de cors. Alors qu’ils sont les seuls de cette famille dans l’orchestre, plus d’une fois, nous avons eu l’impression d’entendre tout un ensemble de cuivres, avec des trompettes et des trombones.

Dans son quatrième album, Işil Bengi exprime sa fascination pour l’eau 

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Hydropath. Charles-Valentin Alkan (1813-1888) : Prélude op. 31 n° 8 : Chanson de la folle au bord de la mer. Johannes Brahms (1833-1897) : Trois Intermezzi, op. 117. Toshi Ichiyanagi (1933-2022) : Inexhaustible Fountain. Jules Massenet (1842-1912) : Impromptu n° 1 : Eau dormante. Augusta Read Thomas (°1964) : Six Études pour piano, n° 5 : Rain at Funeral. Ulvi Cemal Erkin (1906-1972) : Cinq Gouttes. Julian Scriabin (1908-1919) : Prélude en do majeur op. 2. Modeste Moussorgski (1839-1881) : Une larme. Amy Beach (1867-1944) : Out of the Depths op. 130. Henry Cowell (1897-1965) : The Tides of Manaunaun. Işil Bengi, piano. 2024. Notice en français, en anglais et en allemand. 55’ 52’’. Insolite Records INS03. 

Erzsébet Szönyi, 5 ans

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Erzsébet Szőnyi (née à Budapest le  et morte dans la même ville le 1) est une compositrice et pédagogue hongroise.

Erzsébet Szőnyi a étudié la composition et le piano à l'Université de musique Franz-Liszt de Budapest avec János Viski. Elle obtient un diplôme de professeur de musique de l'enseignement secondaire. A Paris, elle suit les cours au Conservatoire de Paris de Tony Aubin et Olivier Messiaen, obtient un prix de composition, travaille en privé avec Nadia Boulanger en 1947 et 1948. Elle est aussi une élève de Zoltán Kodály avec lequel elle travaille en étroite collaboration. Plus tard, elle est professeur à l'École Franz Liszt, dirige les classes d'éducation musicale et les chœurs. À partir de 1964, elle est un des membres qui dirigent l'ISME (International Society for Music Education). Elle est vice-présidente de l'ISME de 1970 à 1974.

La clarinette de Maria Du Toit au service de douze compositrices

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She/Her. Œuvres de: Clémence de Grandval (1828-1907), Marie-Elisabeth von Sachsen-Meiningen (1853-1923), Germaine Tailleferre (1892-1983), Ivy Priaulx Rainier (1903-1986), Grazyna Bacewicz (1909-1969), Sarah Feigin (1928-2011), Ida Gotkowsky (°1933), Francine Aubin (1938-2016), Barbara Woolf (°1958), Theresa Martin (°1979), Lise Morrisson (°1988) et Grace Oforka (°1993), Maria Du Toit, clarinette ; Vera Kooper, piano. 2023. Notice en anglais. 73’ 05’’. Channel CCS 47024.

Ruth Anderson, 5 ans

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Ruth Anderson (21 mars 1928 - 29 novembre 2019) était une compositrice, orchestratrice, enseignante et flûtiste américaine.

Evelyn Ruth Anderson, née à Kalispell, dans le Montana, est une compositrice de musique orchestrale et électronique. Sa formation s'est étendue sur deux décennies et s'est déroulée dans huit établissements différents. Tout au long de cette période, elle a reçu une multitude de prix et de bourses, notamment deux bourses Fulbright (1958-60) pour étudier la composition avec Darius Milhaud et Nadia Boulanger à Paris. Après avoir terminé ses études, Anderson a travaillé en tant que compositeur indépendant, orchestrateur et arrangeur de chorales pour NBC-TV, puis pour le Lincoln Center Theater.

Études post-secondaires
1949 - Bachelor of Arts, magna cum laude, Université de Washington
1951 - Maîtrise de lettres, Université de Washington
1958-60 - étudie avec Darius Milhaud et Nadia Boulanger à l'École américaine de Fontainebleau[3][4].
1962-63 - Graduate School de l'université de Princeton (l'une des quatre premières femmes admises)
1965, 1966, 1969 - Columbia-Princeton Electronic Music Center (aujourd'hui Computer Music Center)

Elle était une « compositrice électronique respectée » dont les œuvres ont été publiées sur le label Opus One, l'anthologie LP "pionnière " de Charles Amirkhanian New Music for Electronic and Recorded Media (1977), New World/CRI, Arch Records, et Experimental Intermedia (XI). D'autres travaux ont été publiés sur Arc Light en 2020.

Anderson a composé pour une multitude d'instruments et d'ensembles, y compris des orchestres et de la musique électronique. Son poème sonore I Come Out of Your Sleep (révisé et enregistré sur Sinopah 1997 XI) est construit à partir de phonèmes chuchotés extraits du poème « Little Lobelia » de Louise Bogan. Selon la compositrice, « un niveau dynamique très doux fait partie intégrante de cette pièce. Il est important de l'écouter telle qu'elle a été composée, près du seuil d'audition" Sa pièce de collage SUM (State of the Union Message) figure dans la collection Lesbian American Composers (1973 Opus One, rééditée en 1998 CRI : 780). SUM et DUMP (1970), également un collage sonore, sont ses pièces les plus connues. Elle a qualifié son étude du zen, commencée en 1990, de « prolongement naturel de ma musique », et a cité les compositrices Pauline Oliveros et Annea Lockwood comme ayant exercé une influence, notamment sur son intérêt pour la musique et la guérison.

Anderson a obtenu des diplômes de flûte et de composition à l'Université de Washington et a ensuite étudié avec Darius Milhaud et Nadia Boulanger dans les années 1950 et avec Vladimir Ussachevsky et Pril Smiley dans les années 1960 à l'Electronic Music Center de Columbia-Princeton. Elle a écrit qu'après avoir été confrontée à la manipulation de bandes magnétiques, elle s'est ouverte au potentiel de « tous les sons... en tant que matériau pour la musique ». En 1966, elle rejoint le personnel du Hunter College (CUNY), où elle crée l'Electronic Music Studio, et prend sa retraite en 1988.

Juste avant sa mort en novembre 2019, Anderson a approuvé les pressages d'essai d'un LP de ses œuvres, intitulé "Here" et publié par Arc Light Editions en février 2020. On y trouve : I Come Out Of Your Sleep ; SUM (qui utilise des échantillons de publicités télévisées pour imiter un discours du président Richard Nixon) ; Pregnant Dream (une collaboration avec la poétesse May Swenson) ; Points (construit entièrement à partir d'ondes sinusoïdales) ; et l'électroacoustique So What.

 

 

 

Soulima Stravinsky, 30 ans

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Sviatoslav Igorevich Soulima Stravinsky (23 septembre 1910 - 28 novembre 1994) était un pianiste, compositeur et musicologue suisse-américain. En tant que pianiste, il était considéré comme un interprète important des œuvres de son père, Igor Stravinsky, mais en tant que compositeur, il était éclipsé par son père.

Soulima Stravinsky est né à Lausanne, en 1910. Il est le deuxième fils et le troisième enfant d'Igor et d'Ekaterina Stravinsky. Il est le petit-fils de Fyodor Stravinsky.

Il étudie le piano avec Isidor Philipp ainsi que la théorie et la composition avec Nadia Boulanger. Il se produit à Paris en 1934, jouant le Concerto pour piano et vents, le Capriccio pour piano et orchestre et le Concerto pour deux pianos de son père. Il enregistre ces œuvres avec son père en 1938.

Il joue à Londres lors de la saison 1937 des Proms.

Igor Stravinsky s'installe aux États-Unis en 1939, mais Soulima s'engage dans l'armée française et reste en Europe pendant neuf ans. Il s'installe aux États-Unis en 1948, fait ses débuts américains cette année-là au Red Rocks Festival dans le Colorado et ses débuts new-yorkais avec le CBS Symphony Orchestra.

En 1950, Soulima Stravinsky est nommé à la faculté de piano de l'école de musique de l'université de l'Illinois, où il restera jusqu'en 1978. Il poursuit sa carrière de soliste de concerto et commence à se distinguer en tant que compositeur, transcripteur et éditeur. Outre ses nombreuses compositions musicales, il a écrit des livres sur l'orchestration et l'orchestre. Son livre sur l'orchestration contient une excellente section sur les cuivres, y compris de nombreux instruments inhabituels.

En 1974, Stravinsky est nommé Chevalier des Arts et des Lettres par le ministère français des Affaires culturelles.

Il meurt à Sarasota, en Floride, en 1994.

Environ neuf mois après sa mort, sa veuve Françoise a trouvé dans les papiers de Soulima une œuvre inconnue jusqu'alors, un Lamento pour violoncelle et piano. L'œuvre était incomplète, mais elle a été éditée et jouée pour la première fois avant la mort de Françoise.

Un dernier éclat de complicité : Yo-Yo Ma et Kathryn Stott en concert d’adieu à La Philharmonie de Paris 

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Lorsqu’un duo de musiciens, uni depuis des décennies, voit l’un de ses membres prendre congé, l’émotion est inévitable. C’est ce qui se passe pour le violoncelliste Yo-Yo Ma et la pianiste Kathryn Stott. Cette dernière s’apprête à prendre sa retraite à la fin de l’année, laissant son compagnon de scène poursuivre seul son chemin musical. Pour marquer cette étape importante, Kathryn Stott a conçu un programme avec des bijoux du répertoire. Tant des pièces isolées que des sonates, elles sont essentiellement de la fin du XIXe siècle et du XXe, avec une prédominance de compositeurs franco-belges. Yo-Yo Ma écrit dans le programme de concert que c’est « probablement le dernier » qu’ils interpréteront ensemble. « J’espère que vous écouterez ce concert en gardant cela à l’esprit, et que vous y trouverez […] une célébration des moments que nous avons partagés, ainsi que, dans chaque pièce, un aperçu des explorations musicales vécues ensemble », poursuit-il.

Dans une salle où les lumières restent allumées, le duo enchaîne d’un seul tenant cinq courtes pièces : Berceuse de Fauré, Les Chansons que ma mère m’a apprises de Dvořák, Menino d’Assad, Cantique de Nadia Boulanger, et Papillon de Fauré. Les quatre premières pièces sont interprétées comme les mouvements successifs d’une seule œuvre. Dans le Cantique de Boulanger, le violoncelle de Yo-Yo Ma résonne avec une profondeur et une ampleur inattendues, presque comme s’il était amplifié. Quant à Papillon, le violoncelliste ne mise pas sur l’éclat virtuose souvent associé à cette pièce, mais privilégie son caractère, à la fois charmant et léger. Avec un tempo modérément retenu, cette œuvre, fréquemment utilisée comme démonstration d’agilité, révèle soudain une élégance et une noblesse insoupçonnées, dévoilant la magie subtile d’une musique qui change d’âme avec de simples nuances.

Claudio Santoro, 105 ans

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Cláudio Franco de Sá Santoro, né le 23 novembre 1919 à Manaus et mort le 27 mars 1989 à Brasilia, est un compositeur, chef d'orchestre, violoniste et pédagogue brésilien.

Après des premières leçons de violon enfant dans sa ville natale, Cláudio Santoro poursuit son apprentissage de l'instrument au Conservatoire de musique du Brésil, à Rio de Janeiro, entre 1935 et 1937. Puis il commence sa formation à la composition de 1939 à 1941, entre autres avec Hans-Joachim Koellreutter et rejoint le groupe Música Viva avec d'autres élèves de Koellreutter. En 1947-1948, il étudie à Paris la composition avec Nadia Boulanger et la direction d'orchestre avec Eugène Bigot. Il profite de son séjour en Europe pour participer au second Congrès international des compositeurs et des critiques musicaux qui se tient à Prague en mai 1948.

Parmi ses activités, il est violoniste à l'Orchestre Symphonique du Brésil (1941-1947, à Rio de Janeiro) et professeur de composition au département musique de l'Université de Brasilia (1962-1965). Effectuant régulièrement des séjours à l'étranger durant sa carrière, il enseigne en particulier la composition et la direction d'orchestre à l'École de Mannheim (Allemagne) entre 1970 et 1978.

De 1979 à 1981 puis de 1985 à 1989, il est le chef fondateur de l'Orchestre Symphonique du Théâtre national de Brasilia. Le 27 mars 1989, durant une répétition avec cet orchestre, il meurt d'une crise cardiaque à 69 ans. Depuis son décès, le théâtre en question est dénommé Théâtre national Cláudio Santoro (en).

Sa musique est notamment influencée par le dodécaphonisme et la technique aléatoire. Ses sympathies communistes le portent également à promouvoir le style du réalisme socialiste. Compositeur prolifique, on lui doit entre autres des pièces pour piano (dont cinq sonates), de la musique de chambre (dont cinq sonates pour violon et piano et neuf quatuors à cordes), des concertos (dont trois pour piano), quatorze symphonies et de la musique vocale (dont des mélodies pour voix et piano, trois cantates, un requiem et un opéra).

Il est également l'auteur de pièces utilisant la musique électroacoustique (dont un cycle de Mutations I à XII, entre 1968 et 1976).