Clara Guillon lauréate du 13ᵉ Concours international de chant Georges Enesco
La grande finale du Concours international de chant Georges Enesco s'est tenue le 15 octobre 2026 à l'Auditorium Bernanos, à Paris. Sur plus de cinquante candidats inscrits, huit finalistes ont accédé à l'ultime épreuve publique, chacun défendant un air d'opéra moderne ou contemporain, une mélodie de Georges Enesco et une œuvre d'un compositeur d'aujourd'hui, devant un jury présidé par le chef d'orchestre Jean-Luc Tingaud.
La soprano française Clara Guillon s'est imposée en remportant le Grand Prix « Georges Enesco », décerné par l'Institut culturel roumain de Paris, ainsi que le Prix exceptionnel « Alina Pavalache ». Passée par l'Opéra Studio de l'Opéra national du Rhin puis par l'Académie du Festival d'Aix-en-Provence, elle s'est déjà produite à l'Opéra national de Paris, au Théâtre des Champs-Élysées, à l'Opéra de Bordeaux et au Musikverein de Vienne.
Le deuxième prix revient à la soprano française Anaïs Merlin, également distinguée par le Prix du Public « Rodica Soutzo ». Le troisième prix est partagé ex æquo entre deux sopranos, l'Estonienne Eleriin Müüripeal et la Belge Lisa Willems. Le Prix spécial Opéra contemporain a par ailleurs récompensé ex æquo les barytons français Johan Roussey et Benoît Dechelotte, tandis que la mezzo-soprano Orana Ripaux recevait le Prix Jeune Talent Musica 2027. Dans la section Grands Amateurs, le premier prix est allé à Ludivine Turinay.
Cette treizième édition s'est déroulée dans l'émotion, marquée par la disparition de la fondatrice du concours, Alina Pavalache. Pianiste et chef de chant, elle avait porté le projet pendant douze ans. L'équipe de l'Association Noesis, soutenue par l'Institut culturel roumain, a tenu à maintenir l'épreuve à la hauteur de sa mémoire.
Fondé à Bucarest en 1958, le Concours Georges Enesco avait été interrompu sous la dictature communiste avant de renaître en 1991. Après le retrait de sa section chant du programme roumain en 2002, celle-ci a été refondée à Paris en 2014 par la Société musicale française Georges Enesco et l'Association Noesis. Le concours reste l'un des rares à réunir dans une même épreuve de jeunes professionnels et de grands amateurs, tout en faisant une large place au répertoire contemporain.