Le Journal

Festival de Lanaudière : une 49e édition placée sous le signe du pouvoir

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Le Festival de Lanaudière a achevé le 2 août sa 49e édition, qui aura réuni plus de 28 000 festivaliers autour d’une trentaine de rendez-vous à l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay, dans les églises de la région et dans plusieurs sites culturels et agrotouristiques.

Conçue par le directeur artistique Renaud Loranger autour du thème du pouvoir, la programmation s’est ouverte le 3 juillet avec le Gala de la Terre de l’Orchestre de l’Agora, dirigé par Nicolas Ellis, avec Julie Fuchs ainsi que les chanteuses inuites Lydia Etok et Nina Segalowitz. Elle s’est conclue par un Macbeth de Verdi particulièrement marquant, porté par l’Orchestre Métropolitain et Yannick Nézet-Séguin.
L’Orchestre symphonique de Montréal, Les Violons du Roy, I Musici et l’Orchestre symphonique de Québec ont également figuré parmi les formations invitées, aux côtés de William Christie et Les Arts Florissants, Matthias Goerne, Jean-Yves Thibaudet, Marie-Nicole Lemieux ou encore Bruce Liu. Le Festival a par ailleurs poursuivi son programme de mentorat destiné à de jeunes musiciens.

Alors que le rendez-vous s’apprête à célébrer son 50e anniversaire en 2027, cette édition confirme l’ancrage de Lanaudière parmi les grandes manifestations estivales de musique classique en Amérique du Nord.

# Matthias Pintscher nommé Directeur Musical du Los Angeles Chamber Orchestra

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Le Los Angeles Chamber Orchestra (LACO) a annoncé la nomination du chef et compositeur allemand Matthias Pintscher au poste de Directeur Musical. Il entamera un premier mandat de quatre ans à compter du début de la saison 2027/28, après avoir agi en tant que Directeur Musical désigné lors de la saison 2026/27.

« La nomination de Matthias Pintscher marque un moment décisif pour le LACO », a déclaré Ben Cadwallader, directeur exécutif de l'orchestre. « Il entretient une relation de longue date avec nos musiciens et cette ville, et il apporte un engagement sans faille envers l'art, à la fois audacieux et vaste. C'est exactement pourquoi je ne vois personne de mieux placé pour bâtir sur le remarquable héritage laissé par Jaime Martín au cours de ses huit saisons. Matthias et moi partageons la même volonté d'élargir le rayonnement du LACO et de rendre la grande musique plus proche du public, ici à Los Angeles et au-delà. Avec lui comme partenaire, je me suis rarement senti aussi inspiré et optimiste pour l'avenir. »

De son côté, Matthias Pintscher s'est réjoui de cette annonce : « Je suis profondément honoré d'assumer le rôle de Directeur Musical du Los Angeles Chamber Orchestra, un ensemble que j'admire depuis longtemps. Depuis mes débuts avec le LACO, j'ai été frappé par son esprit d'ouverture et son dévouement, évidents tant sur scène qu'au sein de toute l'organisation. Je suis impatient de développer un partenariat durable et significatif avec cet ensemble extraordinaire. »

La relation de Matthias Pintscher avec la phalange californienne s'étend sur près d'une décennie. Elle a débuté en 2018 lorsqu'il y a officié en tant qu'Artiste en résidence, dirigeant l'orchestre dans des œuvres de Berlioz, Debussy, Fauré, Ravel ou encore Mahler. Il a également mené des initiatives éducatives et conçu des programmes autour de Grisey, Berg, Ravel, Xenakis et Mahler. Il fera son retour au pupitre de l'orchestre au printemps prochain pour un programme réunissant la *Symphonie n° 44 "Trauer"* de Haydn, *Blue as the Turquoise Night of Neyshabur* de Kayhan Kalhor et la *Symphonie n° 36 "Linz"* de Mozart.

Matthias Pintscher assumera ces nouvelles fonctions parallèlement à son poste de Directeur Musical du Kansas City Symphony, dont le contrat a récemment été prolongé jusqu'à la saison 2033/34. Il est également Partenaire Créatif du Cincinnati Symphony Orchestra, après avoir récemment conclu un mandat très remarqué de dix ans en tant que Directeur Musical de l'Ensemble intercontemporain.

Aedes lance « Vibrations », son festival d'art choral, à l'Abbaye de Saint-Riquier

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L'ensemble Aedes et son directeur Mathieu Romano donnent naissance à un nouveau rendez-vous dédié à la voix : Vibrations, festival d'art choral dont la première édition se tiendra le samedi 12 septembre 2026 à l'Abbaye de Saint-Riquier, de 14h à 18h. Imaginé, créé et organisé par Aedes avec le soutien du département de la Somme et de la DRAC Hauts-de-France, l'événement entend célébrer la chaleur et la puissance de l'art polyphonique, un projet que Mathieu Romano portait de longue date malgré un contexte économique difficile pour le spectacle vivant.

Trois concerts rythmeront l'après-midi : à 14h, le quatuor vocal a cappella A Bocca Chiusa dévoilera son programme Omen ; à 16h, Les Lunaisiens d'Arnaud Marzorati proposeront Oceano Vox, un répertoire inédit de chansons de marins ; à 18h, Aedes, sous la direction de Mathieu Romano, refermera sa saison anniversaire des 20 ans avec Résonances. Une première édition que ses initiateurs espèrent voir grandir au fil des ans.

Abbaye de Saint-Riquier, centre culturel départemental, 80135 Saint-Riquier.

Informations : Ensemble AedesAbbaye de Saint-Riquier

Bruno Campanella, chef d'orchestre du belcanto, s'est éteint à 83 ans

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Le chef d'orchestre italien Bruno Campanella est mort le mardi 4 août à l'âge de 83 ans, des suites d'une longue maladie. Spécialiste reconnu du belcanto, il comptait parmi les interprètes de référence du répertoire lyrique italien.

Né à Bari le 6 janvier 1943, formé à Florence puis auprès de Nino Rota, Hans Swarowsky et Thomas Schippers, il s'était consacré dès la fin des années 1970 aux œuvres de Rossini, Bellini et Donizetti. Directeur musical du Teatro Regio de Turin de 1992 à 1995, il a dirigé sur les principales scènes internationales — la Scala, la Fenice, le Metropolitan Opera, l'Opéra de Paris, Covent Garden, Vienne ou le Liceu —, aux côtés de chanteurs comme Cecilia Bartoli, Juan Diego Flórez, Mariella Devia, Natalie Dessay ou Alfredo Kraus.

Il laisse une importante discographie gravée pour Deutsche Grammophon, EMI, Decca et Virgin Classics.

Oscar Jockel à Porto

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La Fondation Casa da Música a nommé le chef et compositeur allemand Oscar Jockel chef principal du Remix Ensemble et chef en résidence de la Casa da Música, à Porto. Il prendra ses fonctions en janvier 2027, succédant à Peter Rundel.

Formé comme chef et comme compositeur, Oscar Jockel a été chef assistant de Kirill Petrenko au Berliner Philharmoniker (2022-2024), après un passage par l'Académie Karajan, et a assisté Matthias Pintscher à l'Ensemble intercontemporain. Lauréat du Prix Herbert von Karajan en 2023, il rejoint l'une des formations de référence de la création contemporaine dans la péninsule ibérique, qui a signé quelque 115 créations mondiales depuis sa fondation en 2000.

Le Palazzetto Bru Zane consacre un cycle à Clémence de Grandval

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Le Palazzetto Bru Zane place la saison sous le signe de Clémence de Grandval (1828-1907) avec un cycle intitulé Une vicomtesse à l'avant-garde. Femme et aristocrate, la compositrice cumulait deux disqualifications : la Société des concerts du Conservatoire écarte sa symphonie en 1849 au motif qu'elle a « les moyens de faire exécuter son œuvre », et il lui faudra signer ses premiers ouvrages lyriques sous pseudonyme pour accéder aux scènes parisiennes. Le cycle s'appuie sur un travail d'édition considérable : le conducteur des Fiancés de Rosa, reconstitué à partir du matériel d'orchestre de la Bibliothèque-Musée de l'Opéra, la Messe retrouvée à Anvers, le Concertino pour violon dans le fonds Sarasate de Pampelune, le diptyque tiré d'Atala à Angers. Le festival vénitien réunit sept concerts du 3 au 29 octobre 2026, prolongés par une série de rendez-vous internationaux jusqu'en juin 2027 — Montréal, Caen, Berlin, le Louvre — et par trois parutions discographiques, dont le livre-disque Mazeppa et un album choral et symphonique dirigé par György Vashegyi.

Informations : www.bru-zane.com

Joel Cohen (1942-2026), une vie pour la musique ancienne

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La Boston Camerata a annoncé la disparition de son directeur musical émérite Joel Cohen, décédé le 26 juillet dans la région de Boston. Avec lui s'éteint l'un des artisans majeurs de la redécouverte des répertoires médiévaux et renaissants outre-Atlantique.

Il aura dirigé la Boston Camerata pendant quarante-cinq ans, de 1963 à 2008, transformant un ensemble universitaire en formation de rayonnement international. Musicien, chef, compositeur et musicologue — et luthiste accompagnant Hugues Cuénod, Christiane Jaccottet ou Anne Azéma, sa partenaire de longue date devenue directrice artistique de la Camerata — il a bâti une manière de concevoir le programme de concert qui lui appartenait en propre : le récit plutôt que l'anthologie, le lien texte-musique comme colonne vertébrale, la monodie médiévale française, occitane et ibérique abordée avec une énergie qui tranchait avec l'ascèse ambiante.

La discographie, plus de cinquante titres chez Erato, Nonesuch et Harmonia Mundi, garde la trace de ces partis pris. Ses incursions baroques ont marqué : le premier Didon et Énée de Purcell sur instruments d'époque (Harmonia Mundi, 1979), Musique judéo-baroque (Harmonia Mundi, 1978), un Requiem de Jean Gilles très remarqué (Erato, 1989). Mais c'est à partir de 1986, avec les grands projets narratifs européens, que son travail prend sa forme la plus personnelle : Tristan et Iseut (Erato, Grand Prix du Disque 1987), Le Roman de Fauvel (1990), Le Voir-Dit (2011).

Autre versant, moins connu en Europe : l'exhumation des sources musicales américaines anciennes, qu'il a inscrites dans une continuité avec la musique ancienne du Vieux Continent plutôt que dans un régionalisme de curiosité. De cette veine est né Borrowed Light (2004), spectacle conçu avec le chorégraphe finlandais Tero Saarinen autour des chants shakers a cappella, qui a tourné de la Finlande à la Nouvelle-Zélande.

La France a compté dans son parcours. Producteur à Radio France dans les années 1970, chef invité à La Monnaie, à Tanglewood et à Aix-en-Provence, il a formé plusieurs générations de jeunes musiciens lors de ses stages de Cordes-sur-Ciel et de Coaraze. Ses notes de programme et ses essais, toujours attentifs au contexte social et culturel des œuvres, valaient à eux seuls le détour. Ces dernières années l'avaient vu revenir sur scène comme récitant — The Night's Tale, Le Voir-Dit, City of Fools, les reprises de Tristan — et poursuivre ses échanges avec musiciens et chercheurs autour des musiques des deux rives de la Méditerranée.

Prix Erwin Bodky, prix Howard Mayer Brown, prix de l'American Critics' Circle, Grand Prix du Disque, prix Edison, Officier des Arts et des Lettres : les distinctions disent la reconnaissance, pas l'essentiel. L'essentiel, c'est qu'un domaine musical existe aujourd'hui là où il a défriché.

Sony Classical publie l'intégrale Koussevitzky – Boston Symphony

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Alors que Tanglewood célèbre ce week-end le 152ᵉ anniversaire de la naissance de son fondateur, le Boston Symphony Orchestra et Sony Classical annoncent pour le 20 novembre la parution de Serge Koussevitzky: The Complete Boston Symphony Recordings (1928–1950) : les 55 albums gravés durant les vingt-cinq années du chef russe à la tête de la phalange, remasterisés.

Le corpus s'ouvre sur le tout premier enregistrement électrique de l'orchestre — les suites de Petrouchka et de Daphnis et Chloé, novembre 1928 — et se referme sur la Deuxième Symphonie de Sibelius et Le Dernier Printemps de Grieg, captés le 29 novembre 1950, six mois avant la mort de Koussevitzky.

La moisson ravélienne est de premier ordre. Outre ce Daphnis inaugural, on y trouve un Boléro de 1930, l'une des toutes premières gravures de la partition, et surtout la première version enregistrée de l'orchestration des Tableaux d'une exposition. Rappelons que Koussevitzky en avait passé commande à Ravel en 1922 et s'en était réservé l'exclusivité d'exécution durant plusieurs saisons : ce disque constitue l'aboutissement d'une stratégie éditoriale autant qu'artistique.

L'ensemble réunit également plusieurs premières mondiales au disque d'œuvres créées par l'orchestre : Pierre et le Loup, la Cinquième Symphonie et le Deuxième Concerto pour violon de Prokofiev — avec Jascha Heifetz —, la Troisième Symphonie de Roy Harris, la suite d'Appalachian Spring et le Lincoln Portrait de Copland. S'y ajoutent le Tchaïkovski du chef, réputé en son temps (Quatrième, Cinquième et Sixième Symphonies, Roméo et Juliette, Francesca da Rimini), six symphonies de Mozart, et un album singulier où Koussevitzky reprend la contrebasse pour le mouvement lent de son propre concerto.

Alexander Neef reconduit à la tête de l'Opéra national de Paris jusqu'en 2032

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Alexander Neef est reconduit  à la direction générale de l'Opéra national de Paris pour un second mandat courant jusqu'en 2032.

Nommé en septembre 2020 après le départ anticipé de Stéphane Lissner, Alexander Neef, 52 ans, qui fut directeur du casting du Palais Garnier de 2004 à 2008 sous Gerard Mortier avant de diriger la Canadian Opera Company de Toronto, pilotera notamment le chantier de rénovation « Nouvelle Ère, Nouvel Air » déployé sur les quatre sites de l'institution.

Un hommage à Roland Pidoux aux Rencontres de violoncelle de Belaye

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Fondées il y a 36 ans par Roland Pidoux et Philippe Lagard dans un village perché du Lot, les Rencontres de violoncelle de Belaye se sont imposées au fil des éditions comme une référence nationale et internationale, réunissant plus de 40 000 spectateurs autour de leurs concerts et de leurs ateliers de perfectionnement destinés aux jeunes professionnels.

Après une période de sidération liée à la récente disparition du maître, l'équipe des Rencontres a choisi de poursuivre l'aventure sous la direction artistique de Karine Jean-Baptiste-Pidoux, son épouse et violoncelliste à l'Orchestre philharmonique de Radio France. L'édition 2026, année de transition avant le retour en 2027 du format classique associant ateliers et concerts sur une semaine, prendra la forme d'un concert hommage.

Le vendredi 7 août à 20 heures, en l'église de Belaye, l'ensemble Ô-Celli et Maxime Quenesson interpréteront des transcriptions d'airs d'opéra signées Roland Pidoux et d'anciens élèves — Bizet, Puccini, Wagner, Verdi, Mascagni, Bernstein —, un répertoire dont le violoncelliste était un spécialiste reconnu.

Concert hommage à Roland Pidoux. Ensemble Ô-Celli, Maxime Quenesson, Karine Jean-Baptiste-Pidoux. Vendredi 7 août 2026, 20 h, église de Belaye (Lot).