Le Journal

Simon Rattle prolonge jusqu'en 2033 à la Radio bavaroise

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Simon Rattle a prolongé son contrat de chef principal du Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks jusqu'en 2033.

Le chef britannique, à la tête de la phalange munichoise depuis la saison 2023-2024, aura alors 77 ans

Disparition de Louis Erlo, bâtisseur de l'Opéra de Lyon

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Metteur en scène et directeur de l'Opéra de Lyon de 1969 à 1995, Louis Erlo s'est éteint à l'âge de 97 ans. Sous son impulsion, la maison lyonnaise s'est ouverte à tous les publics et a acquis une stature internationale.

Né Louis Camerlo à Lyon en 1929, Louis Erlo aura lié son nom à sa ville natale et à son Opéra. Après une formation d'électricien, il y entre comme régisseur, alors que l'institution est dirigée par son oncle, Paul Camerlo. C'est encore à Lyon qu'il signe en 1952 sa première mise en scène, Lohengrin de Wagner, point de départ d'une carrière qui le conduit sur de nombreuses scènes lyriques à travers le monde.

En 1969, à 40 ans, il revient prendre la direction de l'Opéra de Lyon, succédant à son oncle. Il y restera jusqu'en 1995. Parallèlement, il fonde à Paris en 1973 l'Opéra-Studio, compagnie-école destinée aux jeunes chanteurs, et assure la direction artistique du Festival d'Aix-en-Provence de 1982 à 1996.

Soutenu par les élus municipaux, Louis Erlo transforme en profondeur la maison de la place de la Comédie. Il crée avec le chorégraphe Vittorio Biagi le Ballet de l'Opéra de Lyon, compagnie autonome, puis, au début des années 1980, l'Orchestre de l'Opéra de Lyon avec Jean-Pierre Brossmann, alors codirecteur — une phalange qui, confiée à John Eliot Gardiner puis à Kent Nagano, s'impose rapidement sur la scène internationale et au disque. Il porte également la rénovation du bâtiment par Jean Nouvel, inaugurée en 1993. Jean-Pierre Brossmann lui succède en 1995 ; un an plus tard, l'Opéra de Lyon devient le premier théâtre lyrique en région à recevoir le label « Opéra national » décerné par le ministère de la Culture.

Dans un communiqué, l'Opéra de Lyon salue un directeur qui a innové « par ses méthodes de travail, par son exigence artistique, par son ouverture à tous les publics, par son goût de la découverte et de la création, par son souci de construire un théâtre complet, tant sur le plan artistique que technique, social et administratif », et conclut : « Louis Erlo nous laisse une conviction : l'opéra est un art vivant, qui se réinvente par l'audace des artistes et la rencontre avec les publics. »

Clin d'œil du calendrier relevé par La Tribune de Lyon : Louis Erlo s'est éteint le jour de la première de la nouvelle production de L'Amour des trois oranges de Prokofiev, mise en scène par Laurent Pelly (à l'affiche jusqu'au 20 octobre) — un ouvrage qu'il avait lui-même monté à Lyon en 1989.

Le Nashville Symphony sauvé par Oracle

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Une semaine après avoir suspendu sa saison et mis au chômage technique l'ensemble de ses musiciens, l'Orchestre symphonique de Nashville reprend ses activités grâce à un apport de 10 millions de dollars du groupe technologique Oracle.

Le 28 septembre, le Nashville Symphony déclarait l'« urgence financière ». En cause : un déficit de 10 millions de dollars sur le budget de fonctionnement de l'exercice en cours, des trésoreries épuisées et, selon la direction elle-même, une structure de coûts décorrélée des recettes, des déficits structurels accumulés au fil des ans et une dépendance excessive envers un nombre trop restreint de grands donateurs. La disparition, en août dernier, de Martha Ingram, mécène historique de l'institution, a précipité la crise. La phalange peinait aussi à retrouver le niveau de fréquentation d'avant la pandémie.

Les mesures annoncées étaient drastiques : suspension de la saison 2026-2027 à partir du 18 octobre, après deux derniers concerts dirigés par son directeur musical Leonard Slatkin les 16 et 17 octobre, et mise au chômage technique des 77 musiciens de l'orchestre ainsi que de 27 salariés permanents. « L'organisation a épuisé sa trésorerie et ne peut plus fonctionner comme elle l'a fait jusqu'ici », déclarait alors le président-directeur général Mark Cantrell, en poste depuis le 1er août. Il a démissionné dès le lendemain et a été remplacé par Mark Tillinger. Du côté des musiciens, la colère dominait : « C'est exaspérant, et c'est même humiliant », réagissait le contrebassiste Joel Reist, président du comité des musiciens.

Le 4 octobre, retournement de situation : Oracle annonce un partenariat stratégique de 10 millions de dollars, soit le montant exact du déficit. Il doit couvrir les besoins financiers immédiats, rétablir la saison au Schermerhorn Symphony Center, réintégrer musiciens et personnel, et soutenir la pérennité de l'institution à long terme. « L'engagement d'Oracle est une bouée de sauvetage pour le Nashville Symphony et pour la communauté que nous servons », salue Mark Tillinger. « Nashville est une ville qui sait combien la musique peut rassembler les gens », souligne de son côté Clay Magouyrk, codirecteur général d'Oracle.

Ce soutien s'inscrit dans l'ancrage croissant du groupe dans la capitale du Tennessee, où il construit son nouveau siège mondial sur l'East Bank, au bord de la Cumberland, dans le cadre d'un projet de plusieurs milliards de dollars.

Fondé en 1946, lauréat de 14 Grammy Awards, le Nashville Symphony touche chaque année près de 550 000 personnes dans le Middle Tennessee. Son sauvetage illustre la fragilité du modèle économique des orchestres américains, suspendus à la philanthropie privée, et la place désormais prise dans ce paysage par les grands groupes technologiques en quête d'enracinement local.

La culture flamande mise à la diète

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La Communauté flamande supprime à partir de 2027 l’intégralité de son soutien au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Une décision qui s’inscrit dans un plan d’économies de 47 millions d’euros sur la culture.

C’est un nouveau coup dur pour Bozar. Le gouvernement flamand a annoncé ce 1er octobre la suppression, dès 2027, des quelque 760 000 euros annuels qu’il accordait à l’institution bruxelloise. Motif avancé : la Flandre ne souhaite plus subventionner une institution fédérale. Ces moyens finançaient pourtant une part visible de la programmation consacrée aux artistes flamands.

Le montant ne pèse certes qu’un peu moins de 2 % d’un budget total d’environ 38 millions d’euros, mais il s’ajoute à une série de retraits : la subvention de la fwb (220 000 euros) supprimée depuis 2022, celle des Affaires étrangères (600 000 euros) retirée il y a trois semaines, une subvention régionale bruxelloise ramenée à 150 000 euros. Le manque à gagner annuel cumulé dépasse désormais 1,5 million d’euros, alors que le budget artistique a déjà été amputé de 1,9 million entre 2019 et 2026. Le directeur général Christophe Slagmuylder rappelle que la dotation fédérale — 52 % des recettes — ne couvre même pas le personnel et le fonctionnement : « Je ne sais pas comment nous pourrons continuer à offrir le même niveau de qualité. » Il juge « inacceptable » une décision prise « sans concertation préalable » et parle d’un signal « très, très alarmant pour la culture en général ».

Le cas Bozar n’est qu’une ligne d’un plan plus large présenté par la ministre flamande de la Culture Caroline Gennez (Vooruit) : 47 millions d’euros d’économies pour 2027. La logique est assumée — concentrer les moyens sur les grandes institutions et les grands fonds (Literatuur Vlaanderen notamment), et faire porter l’effort sur l’échelon local et régional, au nom de la lutte contre « les doublons et la fragmentation ». Les musées d’intérêt supralocal perdent 30 % de leur financement flamand (Mayer van den Bergh à Anvers, Huis van Alijn à Gand, Musée du Jouet de Malines, Musée du Genièvre de Hasselt), les archives 50 % (le Letterenhuis d’Anvers, mémoire de la littérature flamande, ou le KADOC, centre de documentation et de recherche sur la religion, la culture et la société de la KU Leuven), les bibliothèques patrimoniales et les musées archéologiques provinciaux la totalité. L’éducation socioculturelle des adultes recule de 7,3 %, tandis que le secteur jeunesse est épargné. Hors du portefeuille culturel, Screen Flanders disparaît lui aussi au 1er janvier : ce fonds économique, qui relève de l’Économie mais est géré par le Fonds audiovisuel flamand (VAF), soutient les films et séries, flamands comme étrangers, en contrepartie de dépenses de production réalisées en Flandre.

La pratique amateur n’est pas davantage préservée — en particulier les harmonies, fanfares et brass bands, socle historique de la vie musicale flamande. Les neuf organisations faîtières des arts amateurs, qui encadrent un secteur revendiquant plus de deux millions de participants, voient leurs subventions réduites de 5,8 % pour la période 2027-2031, après une première annonce, en février, d’une coupe de 13,5 %. VLAMO, la fédération de la musique amateur, perd 8 % de sa subvention de fonctionnement, ramenée à 1,72 million d’euros à partir de 2027 ; ce sont l’accompagnement des orchestres, les stages et le soutien artistique aux sociétés locales qui sont en jeu. Au printemps, les neuf organisations — dont VLAMO, Koor&Stem pour le chant choral et Muziekmozaïek pour le folk et le jazz — avaient lancé une lettre ouverte adressée à la ministre, « Geen besparing op passie voor kunsten » (« Pas d’économies sur la passion des arts »), signée par plus de 10 000 personnes en un mois. La mobilisation avait trouvé un écho jusque dans la majorité, des députés N-VA et CD&V s’inquiétant publiquement de l’effet des coupes sur les quelque 10 000 sociétés de musique, chorales, troupes et écoles de danse concernées. La réduction finalement retenue est moins lourde que prévu, mais le secteur redoute désormais, selon les organisations représentatives, une nouvelle ponction de 10 %.

Au-delà des montants, le message est double : un recentrage flamand sur ses propres institutions phares, et un désengagement simultané vers le haut — les structures fédérales installées à Bruxelles — comme vers le bas — le tissu local, patrimonial et amateur — au moment même où Bozar voit s’éroder, un à un, tous ses financements complémentaires.

Reste la méthode, celle de la râpe à fromage, et l’argument qui l’habille. Le statut fédéral de Bozar n’a rien de neuf : il n’a jamais empêché la Flandre de le soutenir, y compris sous la précédente législature, lorsque la Culture relevait déjà d’un ministre N-VA. Aucune évaluation crédible ne vient étayer le revirement ; le motif institutionnel ressemble surtout à un prétexte commode pour dégager des moyens. Et il élude la seule question qui vaille : celle de la place qu’un centre artistique international, au cœur de la capitale de l’Europe, offre naturellement aux orchestres, ensembles et artistes flamands. Bozar n’avait pourtant pas ménagé sa peine envers les artistes flamands : de Permeke (2012) à Brusselmans (2026), en passant par Borremans, Raveel et De Bruyckere, les grandes monographies d’artistes belges ont majoritairement été flamandes.

Triste ironie, la ministre Gennez saluait encore, dans sa préface au catalogue Brusselmans, l’action de Bozar pour le rayonnement des artistes flamands, avant d’annuler sa venue au vernissage et d’annoncer les coupes dans la foulée. On notera la démarche particulièrement cavalière....

Le Nashville Symphony annule sa saison 2026-2027 et se déclare en « urgence financière

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Le Nashville Symphony a annoncé, le 29 septembre, l'annulation de sa saison 2026-2027 et s'est déclaré en « urgence financière », l'orchestre faisant face à un déficit budgétaire de dix millions de dollars.

Son conseil d'administration a également décidé la mise au chômage technique de 27 postes permanents et de l'ensemble des 77 musiciens de la formation. Il présente ce choix comme « la première étape d'un plan » destiné à assainir durablement les finances de l'institution, reconnaissant un déséquilibre persistant entre coûts et recettes.

Deux opérations de levée de fonds — le Symphony Ball du 12 décembre et le Symphony Fashion Show du 27 avril — sont maintenues, de même que les productions indépendantes déjà annoncées.

Fondé en 1946, le Nashville Symphony élaborera un plan de restructuration avec son conseil d'administration et ses musiciens.

Jakub Przybycień nommé chef principal de l'Arctic Philharmonic (Norvège)

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Le chef d'orchestre polonais Jakub Przybycień est nommé chef principal de l'Arctic Philharmonic, l'orchestre professionnel le plus septentrional au monde. Il prendra ses fonctions à compter de la saison 2027-2028, pour un mandat initial de trois ans.

Plus grande institution culturelle du nord de la Norvège, la formation présente un modèle singulier : ses musiciens sont répartis entre deux villes, Bodø et Tromsø, et le Svalbard fait partie de son territoire d'activité. L'ensemble se produit une dizaine à une douzaine de fois par an en configuration symphonique complète, tout en donnant régulièrement des concerts en sinfonietta à Bodø et en orchestre de chambre à Tromsø. Réunir ces différents effectifs autour d'une sonorité commune constitue l'un des principaux objectifs affichés par le nouveau chef : « J'espère que l'orchestre et moi apprendrons vraiment à nous connaître et que nous développerons une sonorité que nous pourrons reconnaître comme la nôtre. C'est peut-être mon but le plus important. »

Grand talent remarqué sur la scène internationale ces dernières années, Przybycień a notamment travaillé avec le London Symphony Orchestra, l'Orchestre symphonique de Barcelone ou la Deutsche Philharmonie Merck. En juillet 2026, il s'imposait comme la figure marquante du Mahler Competition de Bamberg : le jury présidé par Jakub Hrůša lui décernait le deuxième prix — aucun premier prix n'ayant été attribué cette année-là — ainsi que le prix du public. La saison 2026-2027 le voit par ailleurs endosser le rôle de chef assistant du Boston Symphony Orchestra.

Pour la directrice de l'Arctic Philharmonic, Trud Berg, ce choix répond à l'identité particulière de l'institution, ancrée dans le territoire arctique et dans les cultures samie et kvène. Une région où la lumière — et, par moments, sa quasi-absence — occupe une place déterminante dans la vie des habitants, et dont le nouveau chef aura à explorer le caractère au-delà du répertoire classique attendu.

David Reiland nommé à la tête de l'Orchestre philharmonique de la Ville de Mexico

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Le chef d'orchestre belge David Reiland (né en 1979) prendra en 2027 la direction artistique de l'Orchestre philharmonique de la Ville de Mexico (Orquesta Filarmónica de la Ciudad de México — OFCM). L'annonce a été faite par le Secrétariat à la Culture de la capitale mexicaine. Il succédera à Scott Yoo, en poste depuis 2016, dont le mandat a été marqué par un net rayonnement de la formation.

Directeur musical et artistique de l'Orchestre national de Metz Grand Est, David Reiland a été, de 2021 à 2025, directeur musical de l'Orchestre symphonique national de Corée du Sud. Il a par ailleurs été désigné chef principal de l'Orchestre de Picardie à compter de la saison 2027-2028. Cette nomination mexicaine confirme la dimension internationale d'une carrière menée sur trois continents.

Leopold Hager offre 500 000 euros à l'Académie d'orchestre du Musikum de Salzbourg

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L'Académie d'orchestre du Musikum de Salzbourg, l'une des principales écoles de musique de la ville, était menacée. Le chef d'orchestre Leopold Hager, aujourd'hui âgé de 90 ans, vient de lui accorder un don de 500 000 euros qui assure durablement l'avenir de la formation. Des stages de répétition et des concerts qui avaient dû être annulés ces derniers mois, faute de financement, pourront finalement avoir lieu.

Leopold Hager a été chef principal de l'Orchestre du Mozarteum de Salzbourg de 1969 à 1981, avant de diriger le Volksoper de Vienne puis l'orchestre de la radio luxembourgeoise. L'avenir de l'Académie d'orchestre lui tenait particulièrement à cœur. Projet de coopération à l'échelle du Land, celle-ci réunit de jeunes musiciens de huit à vingt-six ans au sein de trois formations — le Mozart Kinder Orchester, le Junge Mozart Orchester et l'orchestre d'harmonie symphonique des jeunes — aux côtés de musiciens professionnels.

C'est Thomas Aichhorn, directeur pédagogique et artistique du Musikum Salzburg, qui a noué la coopération : « De nombreux entretiens ont permis de traduire le vœu le plus cher de Leopold Hager en une offre concrète. Nous sommes profondément touchés qu'un chef de renommée internationale soutienne l'Académie d'orchestre de Salzbourg — et donc le Musikum — à hauteur d'un demi-million d'euros, garantissant ainsi l'avenir de la culture des orchestres de jeunes. »

Kirill Karabits exhume un opéra de Théodore Akimenko à Montpellier

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L'Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie affiche, les 22, 23 et 27 décembre 2026, la création mondiale scénique du Baiser de la fée de Théodore Akimenko (1876-1945), sous la direction de Kirill Karabits. Composé en 1914 sous le titre La Vierge des Glaciers, puis réorchestré en 1940 sur un livret français de Michel Dimitri Calvocoressi d'après le conte de Hans Christian Andersen — celui-là même qui inspira à Stravinsky son propre Baiser de la fée —, l'ouvrage est resté à l'état de manuscrit pendant plus d'un siècle. La mise en scène est confiée au jeune collectif Opera Popolare, lauréat du Ring Award 2025 et en résidence à Montpellier cette saison.

Élève de Rimski-Korsakov et premier professeur de Stravinsky, Akimenko, dont on célèbre en 2026 le 150e anniversaire de la naissance, partagea sa vie entre l'Ukraine et la France. Kirill Karabits, qui explore depuis plus de vingt ans les répertoires ukrainiens oubliés, a mené un long travail de recherche sur ses manuscrits, principalement à la BnF : il a ainsi ressuscité son Concerto pour violoncelle en 2022, dirigé son poème symphonique Ange avec l'Orchestre de Paris et aux BBC Proms, puis créé l'ouverture de l'opéra en octobre 2025 à Rolle, en Suisse, sur les lieux mêmes du conte d'Andersen.

Le chef ukrainien poursuit en parallèle son travail sur Thomas de Hartmann (1884-1956), dont il a gravé en première mondiale l'opéra perdu Esther avec l'Orchestre symphonique de Bournemouth, avant de créer son Concerto pour harpe avec Emmanuel Ceysson et l'Orchestre national de Lyon en février 2027.

Concours International George Enescu 2026 — palmarès

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La 20ᵉ édition du Concours International George Enescu s'est refermée le 19 septembre 2026 à l'Athénée roumain de Bucarest. Sous la direction artistique de Cristian Măcelaru, elle a réuni un nombre record de 757 candidats venus de 56 pays dans les disciplines du violon, du violoncelle, du piano et de la composition, avec une nouveauté en demi-finales : l'épreuve du play-conduct, où les candidats dirigeaient l'orchestre tout en assurant leur partie soliste. Les épreuves avec orchestre ont été confiées à Case Scaglione, Harry Ogg, Daniela Candillari et — pour la clôture de la section composition — Marin Alsop. Les lauréats se produiront lors des éditions 2027 et 2028 du Festival et du Concours, ainsi que dans les saisons de plusieurs philharmonies roumaines.

Palmarès

Piano — 1ᵉʳ Prix : Jeongwoo Lee (Corée du Sud), également Prix Radu Lupu, Prix du Public, Prix Playing for Tomorrow et Prix École Cortot ; 2ᵉ Prix : Yiming Guo (Chine) ; 3ᵉ Prix : Pin-Hong Lin (Taïwan).

Violon — 1ᵉʳ Prix : Jayden King (États-Unis), qui devient à 11 ans le plus jeune vainqueur de l'histoire du concours, également Prix du Public ; 2ᵉ Prix : Francesco Papa (Italie) ; 3ᵉ Prix : Eun Che Kim (Corée du Sud).

Violoncelle — 1ᵉʳ Prix : Samuel Niederhauser (Suisse), également Prix du Public et Prix de la meilleure interprétation de l'œuvre imposée (Waves of Gravel de Malika Kishino) ; 2ᵉ Prix : Joshua Kováč (États-Unis) ; 3ᵉ Prix : Sanghyeok Park (Corée du Sud).

Composition — Prix de la Musique symphonique : Jinhan Xiao (Chine) pour Quadruple Blue: Four Odes to the Abyssal Seas ; Prix de la Musique de chambre et Prix de l'Originalité : Adrien Sassier (France), pour Les Ailes du Désespoir et Rêves en Fleur.