Le Journal

Covid encore

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Michaël Schønwandt devait diriger la Nouvelle Production du Barbier de Séville de Rossini à l’Opéra national de Montpellier (première le 30 septembre).
Mais il préfère respecter les consignes du gouvernement danois qui place la France dans la liste des pays à risques et c'est Magnus Fryklund, chef assistant de l’Opéra Orchestre national de Montpellier qui dirigera les représentations.

Sarasate gratuitement sur le net

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Les Archives municipales de Pampelune, détentrices du fonds documentaire et bibliographique, mettent à la disposition du public le catalogue de la bibliothèque littéraire et musicale du violoniste et compositeur Pablo Sarasate (Pampelune, 1844-Biarritz, 1908).
Parmi les documents, il y en a d'abord qui témoignent de ses années de formation à Paris, manuels de langues française, allemande et italienne, littérature, encyclopédies,.. Des ouvrages rares aussi: L'art japonais de Louis Gonse ou l'Orlando furioso illustré par Gustav Doré. Et des ouvrages consacrés à Rossini, Gounod, Mendelssohn ou Dvorák qui reflètent une époque et les procédés d'impression du moment.

La section musicale rassemble à elle seule 1 352 partitions représentatives de presque tous les éditeurs européens et mondiaux, principalement pour le violon : méthodes d'étude de l'instrument, harmonie, traités d'instrumentation, partitions d'étude (duos, trios et quatuors à cordes), partitions d'opéra dont nombre d'opéras comiques, genre en plein essor à l époque,...
Le catalogue de Sarazate sera, lui, disponible dans quelques semaines.

La Maestra, le palmarès

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Le concours La Maestra, le premier concours de cheffes d'orchestre initié par Philharmonie de Paris et Claire Gibault s'est clôturé hier avec la prestation des trois finalistes, la franco-britannique Stephanie Childress, la colombienne Lina Gonzales Granados et l’americano-indonésienne Rebecca Tong, à la tête du Paris Mozart Orchestra.
C'est cette dernière qui a remporté le 1er Prix, conforté par le Prix spécial du Comité des salles et orchestres français et le Prix Arte.
Le 2e Prix va à Stephanie Childress, et le 3e à Lina Gonzalez-Granados qui remporte aussi le prix du Comité Echo – European Concert Hall Organisation.
Le prix des musiciens du Paris Mozart Orchesetra est allé à la vénézuélienne Gladysmarli Del Valle Vadel Marcano qui dirige depuis deux ans l’Orchestre Symphonique des jeunes du conservatoire Simón Bolívar.

Les douze candidates participeront pendant deux ans à l’Académie La Maestra proposée par la Philharmonie de Paris et le Paris Mozart Orchestra.

 

 

Rebecca Tong a remporté , , dont la finale avait lieu vendredi 18 septembre à la Philharmonie de Paris. Sofia Anastasio a assisté à cette dernière épreuve, et en livre le récit.

C’est avec la candidate Stephanie Childress qu'a démarré la finale de La Maestra. La cheffe a dirigé Was Beethoven African, oeuvre imposée, création de Fabio Vacchi. L’ultime épreuve du concours a été introduite par un discours de Laurent Bayle, président de la Philharmonie de Paris et Claire Gibault, cheffe à l’origine du concours. Tous deux ont rappelé les inégalités profondes qui persistent entre les femmes et les hommes dans la musique, rappelant que « l’égalité devrait être une évidence ».

A quelques heures de la fin de cette première édition Claire Gibault a également fait part de la semaine extraordinaire passée à La Maestra :  « Ça rend tout le monde heureux, c’est extrêmement passionnant, on voit la diversité de talents de ces femmes, et tout le monde me dit que le niveau du concours est extrêmement élevé, que l’orchestre joue sublimement bien. On vibre, on est passionné, on a des émotions, des petites larmes quelques fois, ça nous dynamise tous, l’orchestre ressent ça comme quelque chose de quelque chose de tellement spécial qui n’a jamais existé , on vit une très belle aventure ».

Au cours de la soirée, les trois finalistes, la franco-britannique Stephanie Childress, la colombienne Lina Gonzales Granados et l’americano-indonesienne Rebecca Tong ont dirigé trois œuvres dans des styles très différents. Elles étaient sous l’œil du jury présidé par la cheffe Ewa Bogusz-Moore. Toute la semaine, les jurés ont observé le travail des candidates  qui s’est très volontiers prêté au jeu. Comment juger une cheffe ? « On écoute les cheffes, c’est ça le plus important », explique Maxime Pascal, membre du jury « il faut écouter comment ça sonne et observer comment les cheffes créent les conditions d’écoute, les conditions d’écoute du son entre les instrumentistes, les conditions d’écoute pour l’orchestre et les conditions d’écoute pour le public, pour pouvoir entendre ce qui est écrit dans la partition ».

« La diversité et l'égalité, c'est ce dont nous avons besoin pour notre futur »

Initialement le concours devait se tenir en mars dernier. International, il rassemble de très nombreuses nationalités, 51 sur les 220 candidatures reçues. Ça n’a donc pas été simple à organiser, en cette période de crise sanitaire mondiale, explique Claire Gibault : « Ça été un travail énorme, entre l’équipe du Paris Mozart Orchestra, l’équipe de la Philharmonie, en relation avec le ministère des affaires étrangères et de l’intérieur. Et quelques fois les documents, les laisser-passer spéciaux pour cette période de restriction de voyage arrivaient aux candidates au moment où elles étaient en route vers l’aéroport. Imaginez, il fallait qu’elles aient du courage, de la détermination ! »

« La diversité et l'égalité, c'est ce dont nous avons besoin pour notre futur ». Visiblement très émue, la membre du jury Marin Alsop a dévoilé le nom de la gagnante, Rebecca Tong. Cette dernière nous a livré ses impressions juste après : « Je suis très reconnaissante, je suis vraiment un peu sous le choc. Pour être honnête je ne m’attendais pas tout à gagner. Ce prix représente pour moi la possibilité d’encourager d’autres femmes cheffes d’orchestre plus jeune qui ont peut être moins d’opportunités. Bien sur ce prix offre de la reconnaissance, des gens reconnaissent votre talent mais moi je veux aussi encourager encore plus de femmes cheffes à foncer ».

Les lauréates vont ensuite être accompagnées par l’Académie Maestra pendant deux ans « un prix ça ne suffit pas pour démarrer une carrière », déclare Claire Gibault. Elles pourront ainsi diriger, suivre des master classe, entrer en contact avec des agents, des salles. Pour le concours La Maestra un prochain rendez-vous a d’ors et déjà été donné en mars 2022 , en espérant que d’ici là le nombre de directrice musicale à la tête d’ensembles aura évolué. Il est aujourd’hui de 6%.

 

 

Initialement prévue du 16 au 19 mars 2020, mais reportée en raison de la pandémie, la première édition du concours de cheffes d’orchestre La Maestra vient de s’achever à la Philharmonie de Paris.

Doté de trois prix de 5 000, 10 000 et 20 000€ et décerné par un jury paritaire de chefs dont  et rencontre femmes blanches,  le concours organisé par la Philharmonie et le https://darsanclinica.com/ entend aider les femmes à être mieux représentées dans les concerts, où elles ne sont que 4% à être à l’affiche en France, un score à peine plus faible que dans le reste de l’Europe.

Sept prix ont été décernés à l’issue de l’épreuve finale.

Le 1er prix est remporté par , une cheffe bi-nationale de 35 ans américano-indonésienne. Elle travaille avec rencontre femmes blanches et a dirigé la première indonésienne de la Symphonie Fantastique de Berlioz, et a fait preuve de belles qualité d’engagement.

 

 

Elle a reçu aussi les félicitations appuyées du Comité Echo – European Concert Hall Organisation pour son talent en plein développement.

 

La prochaine édition se tiendra en mars 2022. (JCLT)

 

A Monaco

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Le Conseil d’Administration de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo vient d'annoncer sa décision de prolonger le contrat de Kazuki Yamada au poste de Directeur Artistique et Musical jusqu’en août 2024.

Double annonce à Dresde

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Alors qu'elle a déjà programmé une centaine de concerts et d'événements musicaux en 2021, la Frauenkirche de Dresde s'est réjouie de sa collaboration avec Daniel Hope qui en assure la direction artistique. Et elle a donc, logiquement, annoncé aussi que le contrat de celui-ci est prolongé de trois ans.

Concours Enescu, session piano

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A Bucarest, le Concours Enescu poursuit sa route, jonglant avec les mesures sanitaires pour assurer le bon déroulement des sessions dédiéess au violon, au violoncelle, à la composition et au piano.
Pour cette dernière, on apprenait hier que, sur les 55 concurrents qui ont participé à la première épreuve, ils sont 13, venus de 8 pays, à être admis à la deuxième : Jack Campbell (Royaume-Uni), Salih Can Gevrek (Turquie), Anna Grot (Russie), Kang Tae Kim (Corée du Sud), Nikolai Kuznetsov (Russie), Hoyel Lee (Corée du Sud), Adela Liculescu (Roumanie), Yeon-Min Park (Corée du Sud), Djordje Radevski (Serbie), George Todica (Roumanie), Chun Lam U (Hong Kong), Marcin Wieczorek (Pologne) et Feiyang Xu (Chine).

Celle-ci débute aujourd'hui et se poursuivra jusqu'au 19 septembre.
Les enregistrements sont disponibles sur le site du Concours (www.festivalenescu.ro)

Mikko Franck, encore

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Directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Radio France où il a succédé à Myung-whun Chung en septembre 2015, Mikko Franck avait vu son mandat renouvelé en 2017. On apprend aujourd'hui que celui-ci est encore prolongé pour 5 ans.

La Pologne perd une grande figure

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Le chef d'orchestre et compositeur polonais Jan Krenz est décédé hier à Katowice. Il avait 94 ans.
Pendant la guerre, Jan Krenz étudie le piano avec Zbigniew Drzewiecki et la composition avec Kazimierz Sikorski puis, en 1945, il entre à l'Académie de musique d'État de Lodz pour se former à la direction.
En 1949, il est assistant à l'Orchestre radiophonique de Katowice dont il prend la direction en 1953 et il y restera jusqu'en 1968. Mais en 1967, il est appelé au poste de chef principal puis directeur artistique de l'Opéra de Varsovie.
En 1979, il est nommé directeur général de la musique à Bonn et, au même moment, chef de l'Orchestre de la radio danoise.
Jan Krenz a été invité à diriger de nombreux grands orchestres parmi lesquels l'Orchestre de la Radio Hilversum, l'Orchestre Symphonique Yomiuri Nippon, l'Orchestre Symphonique de Detroit, le Philharmonique de Berlin, l'Orchestre du Concertgebouw, le Philharmonique de Leningrad,...
Toujours souieux de promouvoir la musique polonaise, notamment Lutosawksi et Bacewicz, il a aussi composé et il a collaboré aux films d'Andrzej Munk et d'Andrzej Wajda.

Document complété à Bonn

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La Beethoven-Haus de Bonn a pu acheter au printemps le feuillet manquant d'une esquisse du 4e mouvement du Quatuor à cordes en mi bémol majeur op. 127 de Beethoven lors d'une vente aux enchères à Berlin.
Il est accessible au public à partir d'aujourd'hui dans la section consacrée aux quatuors à cordes du grand Ludwig (esquisses, manuscrits originaux, transcriptions authentifiées, éditions originales et lettres à ses éditeurs).

Les experts connaissaient l'existence de ce document disparu depuis 1963. Il faisait partie de la collection d'autographes du bijoutier Louis Koch (Francfort) et il a désormais rejoint l'autre feuillet qui est à Bonn depuis 1956.

Honneur à Christian Thielemann

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A la tête de la Staatskapelle de Dresde depuis 2012, Christian Thielemann est devenu professeur honoraire de l'Université de musique de la même ville.
Il y assurera des master classes de direction, et on lui confie aussi des formations en matières de  musique de chambre, d'opéra et de lieder.