Le Journal

Nikolaj Szeps-Znaider prolongé à la tête de l'Orchestre national de Lyon jusqu'en 2029

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La Ville de Lyon a officialisé la prolongation du contrat de Nikolaj Szeps-Znaider au poste de Directeur musical de l'Orchestre national de Lyon jusqu'au 31 août 2029. L'annonce a été faite conjointement par Grégory Doucet, Maire de Lyon, Philomène Récamier, adjointe à la Culture, et Nicolas Droin, Directeur général de l'Auditorium-Orchestre national de Lyon.

Violoniste et chef d'orchestre, Nikolaj Szeps-Znaider avait pris la tête de la formation lyonnaise en septembre 2020. Cette prolongation lui permettra de poursuivre un travail de fond engagé sur le répertoire de l'orchestre, avec Gustav Mahler placé au cœur de sa démarche : ses symphonies y dessineront un point de convergence entre les compositeurs qui l'ont nourri et ceux qu'il a, à son tour, inspirés. Le chef souhaite également proposer chaque saison un opéra en version concert, à commencer par Elektra de Richard Strauss en 2027.

Cette ambition se prolonge sur le terrain discographique avec la parution, au printemps prochain sous le label Alpha Classics, d'un coffret consacré à Richard Strauss.

« L'exigence de sa direction musicale apporte énormément à l'Orchestre national de Lyon. C'est une fierté du paysage culturel lyonnais », souligne Philomène Récamier. De son côté, Nikolaj Szeps-Znaider se dit « particulièrement heureux et honoré » de prolonger son engagement, convaincu que le travail accompli depuis six saisons permettra de « faire [de l'Orchestre] une nouvelle référence dans le paysage symphonique européen ».

La saison 2026-2027 s'ouvrira avec la Turangalîla-Symphonie d'Olivier Messiaen, avant de se déployer autour d'un fil rouge consacré aux musiques de Bohême et Moravie.

Palazzetto Bru Zane — Saison 2026-2027 : Clémence de Grandval et Paris à l'heure de Beethoven

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Le Centre de musique romantique française dévoile sa saison 2026-2027, articulée autour de deux grands cycles thématiques qui interrogent, chacun à leur manière, les mécanismes d'invisibilisation du répertoire français du XIXe siècle. À ces deux axes s'ajoute une riche programmation lyrique en coproduction, ainsi que la poursuite de cycles précédents (Massenet, Hahn, Gounod, Joncières).

Cycle Clémence de Grandval, une vicomtesse à l'avant-garde

Premier grand temps fort de la saison, ce cycle entend rendre justice à Clémence de Grandval (1828-1907), compositrice doublement entravée — par son genre et par son rang d'aristocrate qui la cantonnait au statut d'« amateur ». Élève et amie de Saint-Saëns, autrice d'une œuvre considérable embrassant la musique de chambre, la mélodie, le symphonique et l'opéra, elle écrivit à son maître : « Mon nom est un crime. »

Le festival vénitien déploie sept concerts du 3 au 29 octobre 2026 au Palazzetto et à la Scuola Grande San Giovanni Evangelista : musique de chambre (Trio Pantoum, Anches Doubles avec Ilyes Boufadden, French Flute autour de Grandval, Holmès, Chrétien et Bonis), mélodies (Coline Dutilleul, Clémence Tilquin), un ensemble lyrique mixte (Hélène Carpentier, Julien Dran, Jérôme Boutillier) et un programme « Au salon de Grandval » avec Raphaëlle Moreau et David Kadouch.

Côté œuvre lyrique, le cycle culmine avec une recréation moderne des Fiancés de Rosa (1863) en version concert au Konzerthaus de Berlin (4 mai 2027) par la Berliner Operngruppe — partition reconstituée par les Éditions musicales Palazzetto Bru Zane à partir du matériel d'orchestre conservé à la Bibliothèque-Musée de l'Opéra.

En France, deux rendez-vous notables : le Concerto pour hautbois par Ilyes Boufadden et l'Orchestre de Caen sous Nicolas Simon (8 décembre 2026) et un programme « La Légende des Amazones » au Musée du Louvre (2 juin 2027) avec l'Ensemble Aedes dirigé par Mathieu Romano, en lien avec l'exposition « Les Amazones ». De nombreux concerts essaiment au Canada (Domaine Forget, Salle Bourgie, Orchestre Métropolitain avec Keri-Lynn Wilson, Orchestre symphonique de Montréal).

Côté discographique : un disque « Choral and Symphonic Music » par le Hungarian National Philharmonic et György Vashegyi (mai 2027), un disque de musique de chambre porté par Héloïse Luzzati, David Kadouch et Edgar Moreau (collection La Boîte à Pépites), et le livre-disque Mazeppa sous la direction de Mihhail Gerts avec Tassis Christoyannis et Nicole Car (collection « Opéra français »).

Cycle Paris à l'heure de Beethoven

À l'occasion du bicentenaire de la mort de Beethoven, le Palazzetto inverse la perspective : non pas célébrer le maître de Bonn, mais éclairer la génération française que son ombre a recouverte — Reicha, Jadin, Boëly, Onslow, Devienne, Steibelt, Hérold, Méhul.

Le festival vénitien se tient du 3 avril au 13 mai 2027 (sept concerts), avec notamment le Geister Duo dans des sonates pour piano à quatre mains de Beethoven, Ladurner et Onslow ; le Trio Helden (Emmanuel Coppey, Paul Zientara, Stéphanie Huang) dans des trios à cordes de Jadin, Beethoven et Boëly ; le Quatuor Cambini-Paris autour de Devienne, Mozart, Baillot et Reicha avec David Douçot au basson ; le Quatuor Dutilleux dans les quintettes à deux altos d'Onslow ; Roberto Prosseda dans un programme « Éveil romantique » (Candeille, Steibelt, Jadin, Adam, Beethoven, Hérold) ; et Shuichi Okada / Clément Lefebvre en hommage au virtuose (Hérold, Steibelt, Beethoven).

Au Théâtre des Champs-Élysées, deux rendez-vous capitaux :

  • Beethoven 1808 (21 mai 2027) : la Symphonie n°1 de Méhul, l'air Ah! perfido! et la Pastorale avec l'Orchestre de chambre de Paris dirigé par Thomas Hengelbrock, Eva Zaïcik en soliste.
  • Roméo et Juliette de Daniel Steibelt (1793) en version concert le 9 juin 2027, par Les Talens Lyriques, le Vlaams Radiokoor et Christophe Rousset, avec Mélissa Petit et Cyrille Dubois — captation pour la collection « Opéra français ».

À noter également, en coproduction avec la Salle Bourgie et Arion Orchestre Baroque (Mathieu Lussier, Élisabeth Pion au piano-forte), la redécouverte de Cendrillon de Nicolò Isouard (1810), source méconnue de la Cenerentola de Rossini, mise en espace les 17-18 octobre 2026 à Montréal.

À paraître chez Bru Zane Label : un livre-disque de la Médée de Cherubini dans sa version originale en tragédie lyrique (Le Concert de la Loge, Julien Chauvin, Marina Rebeka — sortie mars 2027).

Productions lyriques en coproduction

Outre les œuvres déjà citées, la saison déploie un éventail particulièrement riche :

  • Roma de Massenet (version concert) : Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Chœur de Radio France, Diego Ceretta, avec Rachel Willis-Sørensen, Jean-François Borras et Tassis Christoyannis (Monte-Carlo, 26 septembre 2026 / TCE, 28 septembre) — captation pour Bru Zane Label.
  • Mireille de Gounod : Opéra de Lausanne, Jean-Marie Zeitouni, mise en scène Bruno Ravella, avec Vannina Santoni et Thomas Bettinger (4-11 octobre 2026).
  • La Belle au bois dormant de Charles Silver (1902) : Hungarian National Philharmonic, György Vashegyi, à Pécs et Budapest (27-29 octobre 2026), avec Guylaine Girard, Andrew Haji, Thomas Dolié.
  • Fausto de Louise Bertin (1831) : Netherlands Radio Philharmonic, Giulio Cilona, au Concertgebouw d'Amsterdam (21 novembre 2026), avec Raffaella Lupinacci dans le rôle-titre.
  • La Fille de Madame Angot de Lecocq : Opéra de Lyon, mise en scène Richard Brunel, avec Hélène Guilmette (décembre 2026 - janvier 2027).
  • La Vie parisienne d'Offenbach (version originale 1866) : Christian Lacroix / Gianluca Capuano, Les Musiciens du Prince - Monaco, avec Marc Mauillon, Karina Gauvin et Jean-François Lapointe (Opéra de Monte-Carlo, fin décembre 2026).
  • Lancelot de Victorin Joncières (1900) : Münchner Rundfunkorchester, Leo Hussain, au Prinzregententheater de Munich (17 janvier 2027), avec Julien Dran et Michèle Losier — captation Bru Zane Label.
  • Roland à Roncevaux d'Auguste Mermet (1864) : Opéra de Saint-Étienne, Hervé Niquet, mise en scène Jean-Romain Vesperini, avec Thomas Bettinger et Antoinette Dennefeld (5-7 mars 2027).
  • La Carmélite de Reynaldo Hahn (1902) : Hungarian National Philharmonic, György Vashegyi, au Müpa de Budapest (30 avril 2027), avec Hélène Guilmette en Louise de La Vallière — captation Bru Zane Label, partition reconstituée à partir des sources de la Bibliothèque-Musée de l'Opéra.
  • Lucie de Lammermoor (version française de 1839) : coproduction avec l'Opéra national du Rhin et l'Opéra-Comique, Karen Kamensek, mise en scène Evgeny Titov, avec Lauranne Oliva et Julien Dran (Strasbourg / Mulhouse, juin 2027).

Concerts hors-cycles en France

Plusieurs rendez-vous à signaler en France hors des deux thématiques principales : un programme Saint-Saëns / Chaminade / Canal / Dubois à l'Académie-Festival des Arcs (30 juillet 2026), le récital d'Élisabeth Pion « La Touche des compositrices » à Piano aux Jacobins (18 septembre 2026), un programme « Le classique se fait jazz » avec Judith van Wanroij au Châtelet (27 février 2027), un gala Ambroise Thomas au Corum de Montpellier sous Jean-Marie Zeitouni (2 avril 2027), et le récital de valses chantées « Oh là là ! » par Cyrille Dubois et Tristan Raës à Tourcoing (10 avril 2027).

Recherche, éditions, formation

La saison s'accompagne d'un important volet scientifique : élargissement de l'espace consacré à Grandval sur Bru Zane Mediabase (premier catalogue de ses œuvres, exposition virtuelle trilingue) ; mise en ligne progressive du fonds Enoch (plus de 4 000 titres édités, manuscrits de Franck, Chabrier, Chaminade, Holmès, Messager, Ravel) ; numérisation des fonds Max d'Ollone, Charlotte Wyns et Jacques de La Presle (correspondance de plus de 10 000 pages d'un soldat-compositeur de la Grande Guerre). 5 000 images extraites des journaux illustrés du XIXe siècle (de La Caricature à L'Assiette au beurre) sont déjà indexées sur Mediabase.

Côté formation, le partenariat se poursuit avec l'Académie du Domaine Forget, l'Accademia Teatro alla Scala (concert à Milan le 24 février 2027 et reprise vénitienne pour Art Night), et le Concours International de Musique de Chambre de Lyon.

À Venise, les jeudis après-midi restent ouverts au public pour la découverte des fresques de Sebastiano Ricci, et la programmation s'enrichit de ciné-concerts (Lumière, le cinéma ! en novembre, Napoléon en février 2027 dans le cadre du Carnaval), de conférences et d'ateliers pédagogiques.

Le CMIREB 2026 en route vers les 1/2 finales

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Du lundi 11 au samedi 16 mai, le Studio 4 de Flagey accueille la demi-finale du Concours Reine Elisabeth 2026 dédié au violoncelle, à raison de deux séances quotidiennes (15h et 20h).

Vingt-quatre candidats en lice

Les vingt-quatre demi-finalistes retenus à l'issue des éliminatoires sont : Andrew Ilhoon Byun, Roric Cunningham, Clara Dietlin, Léo Ispir, Tae-Yeon Kim, Yo Kitamura, Leland Ko, Theresa Laun, Isaac Lottman, Álvaro Lozano Cames, Lionel Martin, Anna Meipariani, Krzysztof Michalski, Marcus Michelin, Dilshod Narzillaev, Ettore Pagano, Ivan Sendetsky, Michael Song, Simon Tetzlaff, Michael Wehrmeyer, Alexander Wollheim, Jiaxun Yao, Maria Zaitseva et Arne Jesper Zeller. Le profil détaillé de chacun est disponible sur concoursreineelisabeth.be, ainsi que l'ordre de passage et le programme complet.

Gabriela Lena Frank lauréate du Prix Pulitzer de Musique

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La compositrice américaine Gabriela Lena Frank (née en 1972) a été honorée du prestigieux Prix Pulitzer de Musique pour son œuvre Picaflor: A Future Myth. Cette pièce a été co-commandée et créée en 2025 par le Philadelphia Orchestra sous la direction de Marin Alsop.

Picaflor, fruit d'une collaboration entre le Philadelphia Orchestra, l'Oregon Symphony et le Bravo! Vail Music Festival, s'inspire d'une histoire originale puisant ses racines dans la mythologie andine péruvienne, réimaginée dans un contexte futuriste. Cette distinction vient couronner une œuvre qui, selon les critiques, brise les barrières de genre, de handicap et culturelles dans le monde de la musique classique, tout en offrant une richesse orchestrale et une profondeur narrative remarquables.

Joseph Bastian au Asian Youth Orchestra

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Le chef d'orchestre franco-suisse Joseph Bastian, 44 ans, vient d'être nommé Chef Principal de l'Asian Youth Orchestra – l'orchestre pré-professionnel de référence en Asie. Il succède à Richard Pontzious, disparu récemment, qui avait cofondé l'ensemble avec Yehudi Menuhin en 1987.

Joseph Bastian occupe actuellement les fonctions de Directeur musical et Chef principal de l'Orchestre Symphonique de Munich ainsi que de Chef principal de l'Orchestre Dijon Bourgogne.

Décès de Michel Debost

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Michel Debost s'est éteint le 2 mai 2026 à Levallois, à l'âge de 92 ans, après une brève hospitalisation. Figure majeure de l'école française de flûte, il laisse derrière lui une carrière de soliste, de pédagogue et d'auteur qui a marqué l'instrument pendant plus d'un demi-siècle.

Né à Paris le 20 janvier 1934, il étudie au Conservatoire de Paris auprès de Gaston Crunelle et Marcel Moyse. Lauréat des concours de Genève, Prague et Moscou, il s'impose rapidement parmi les voix marquantes de sa génération.

Pendant plus de vingt ans, il occupe le pupitre de flûte solo de l'Orchestre de Paris, jouant sous la direction d'Herbert von Karajan, Georg Solti et Daniel Barenboim. Cette période est aujourd'hui considérée comme un sommet du son français à l'orchestre, alliant élégance, clarté et intelligence expressive.

Successeur de Jean-Pierre Rampal comme professeur de flûte au Conservatoire de Paris, il poursuit son enseignement au Conservatoire d'Oberlin, aux États-Unis, de 1989 à 2011. Parmi ses élèves figurent Emmanuel Pahud, Leone Buyse, Claire Chase, Molly Barth, Brandon Patrick George et Eric Lamb.

Sa discographie couvre le grand répertoire et la musique française du XXe siècle, avec des références durables dans Mozart, Poulenc et le répertoire hexagonal. Son ouvrage The Simple Flute: From A to Z et sa chronique « Debost's Comments » sont devenus des outils de référence pour les flûtistes du monde entier.

Il résumait sa démarche par une formule restée célèbre : « Ne séparez jamais l'instrument de la musique. » Sa fille, Jeanne Debost, lui a rendu hommage en évoquant « une personne immense, un père extraordinaire et un artiste unique en son genre ».

Concours Reine Elisabeth 2026, ce sera dès ce lundi !

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Concours Reine Elisabeth 2026 : la première épreuve du violoncelle s'ouvre ce lundi à Flagey

Le Concours Reine Elisabeth entame ce lundi 4 mai sa première épreuve consacrée au violoncelle, au Studio 4 de Flagey. Jusqu'au samedi 9 mai, à raison de deux séances quotidiennes (15h et 20h), 64 candidats — deux désistements ayant réduit l'effectif initial — se succéderont devant le jury. La proclamation des 24 demi-finalistes est attendue dans la nuit du 9 mai.

Cette session 2026 revêt une dimension particulièrement symbolique : le Concours fête ses 75 ans, la Reine Elisabeth aurait eu 150 ans cette année, et 2026 marque également le 150e anniversaire de la naissance de Pablo Casals. Une triple commémoration qui place l'édition sous le signe de l'héritage humaniste de la souveraine et de son amitié avec le violoncelliste catalan. Point d'orgue de ces célébrations : le violoncelle Goffriller « Casals » de 1733 sera prêté pour quatre ans au Premier Lauréat — un geste sans équivalent dans l'histoire récente des grands concours internationaux.

Un jury renouvelé pour cette première étape

Présidé par Gilles Ledure, le jury de la première épreuve réunit notamment Natalie Clein, Roel Dieltiens, Valentin Erben, Ophélie Gaillard, Anne Gastinel, Marie Hallynck, Anssi Karttunen, Sharon Robinson, Jan Vogler et Jian Wang. Empêchée pour raisons personnelles, Myung-Wha Chung est remplacée par Benjamin Glorieux pour les deux premières étapes ; Gregor Horsch siégera quant à lui en finale.

Un programme exigeant

Les candidats interpréteront de mémoire une sonate de Boccherini (au choix parmi G.8, G.9 ou G.15) avec accompagnement de violoncelle, une pièce avec piano (au choix entre la Méditation de Roslavets, la Ballade op. 3 de Suk ou les 3 Pièces de Nadia Boulanger) et la Lullaby pour violoncelle seul de Kaija Saariaho. La présence de Roslavets et Saariaho aux côtés du répertoire historique souligne l'attention portée par le Concours aux esthétiques du XXe et du XXIe siècles.

Diffusion et billetterie

Grâce au partenariat avec la RTBF et la VRT, l'intégralité des prestations sera retransmise en direct sur le site du Concours et sur RTBF AUVIO, avec possibilité de réécoute. Des places restent disponibles à Flagey à des tarifs accessibles (11 € l'après-midi, 14 € la soirée, 21 € la journée ; tarifs réduits pour les moins de 26 ans).

Une année commémorative étalée sur tout le mois de mai

Plusieurs rendez-vous prolongent l'événement : exposition Queen Elisabeth Competition: 75 Years of History à Flagey jusqu'au 16 mai, nocturne All Over the P(a)lace à Bozar le 21 mai avec récital de Victor Julien-Laferrière, journée VIVA Elisabeth ! le 23 mai, exposition du violoncelle de Casals du 25 au 30 mai à Bozar, et rencontre EKHO du 28 au 30 mai réunissant luthiers et archetiers contemporains. bpost a par ailleurs émis le 13 avril un timbre commémoratif représentant la Reine Elisabeth avec son violon.

Infos pratiques 👉 Programme complet et profils des candidats : concoursreineelisabeth.be 👉 Page dédiée aux commémorations : concoursreineelisabeth.be/fr/75-150-ans/ 👉 Billetterie : flagey.be

Elim Chan, nouvelle Artistic Partner des Wiener Symphoniker

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Dès la saison 2026-2027, la cheffe d'orchestre hongkongaise Elim Chan sera Artistic Partner des Wiener Symphoniker. Elle succède à Marie Jacquot, première cheffe invitée de l'orchestre durant trois saisons.

Elim Chan a été cheffe principale de l'Antwerp Symphony Orchestra de 2019 à 2024 et première cheffe invitée du Royal Scottish National Orchestra de 2018 à 2023. Elle fera, en 2027, ses débuts avec les Berliner Philharmoniker.

Le festival Ravel 2026 à  Saint-Jean-de-Luz

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España ! España ! Pour son édition 2026, le Festival Ravel se laisse porter par le grand courant qui a uni Paris et Madrid, Saint-Jean-de-Luz et l'Andalousie, Ravel et Falla. Sous la direction artistique de Bertrand Chamayou, qui célèbre cette année le cent cinquantième anniversaire de la naissance de Manuel de Falla, la programmation explore les fertilités croisées entre la France et l'Espagne au tournant du XXe siècle — cette « école espagnole de Paris » où Albéniz, Granados et Falla ont dialogué avec Ravel et Debussy, où le pianiste Ricardo Viñes a tissé les amitiés décisives, et où Picasso, Gris et Miró ont prolongé en peinture ce que la musique pressentait.

Une affiche de haute tenue. Le festival s'ouvre à l'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz par une Nuit dans un jardin d'Espagne confiée à l'Orchestre national du Capitole de Toulouse, dirigé par le chef catalan Josep Pons, avec Bertrand Chamayou au piano. Suivent onze jours d'événements répartis entre Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et Urrugne : Barbara Hannigan en hommage à García Lorca, Nicolas Altstaedt et l'Orchestre des Champs-Élysées dans un programme Boccherini-Haydn à la cour d'Espagne, Nelson Goerner dans l'intégrale d'Iberia d'Albéniz, Javier Perianes en récital « 100 % Falla », Yulianna Avdeeva pour un Chopin à Valldemossa, le Quatuor Quiroga avec Tabea Zimmermann, ou encore Xavier de Maistre et la castagnettiste Lucero Tena pour une Serenata Española haute en couleurs. Le ciné-concert Buñuel-Dalí sur une partition de Martin Matalon (Ensemble 2e2m, Léo Margue) et L'Heure espagnole de Ravel par l'Orchestre National Bordeaux Aquitaine sous la baguette de Valentina Peleggi figurent parmi les rendez-vous attendus.

L'esprit « Générations Ravel ». Fidèle à sa philosophie, le festival fait dialoguer les solistes de l'Académie Ravel avec les grandes figures invitées : Jean-François Heisser (qui consacre par ailleurs un récital à Federico Mompou), Benjamin Alard, Jean-Frédéric Neuburger, Alphonse Cemin. Deux conférences musicologiques — Màrius Bernadó sur l'amitié Ravel-Viñes, Katia-Sofía Hakim sur Falla — éclairent le propos.

Infos pratiques.

Ekho #6 : la lutherie et l'archèterie contemporaines investissent BOZAR

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Du 28 au 30 mai 2026, l'asbl bruxelloise Ekho posera ses ateliers et ses instruments dans la Rotonde Bertouille de BOZAR, à l'occasion de sa sixième édition. Une première dans ce lieu emblématique, qui coïncidera avec les finales du Concours musical Reine Élisabeth — édition violoncelle 2026 — dont l'événement est partenaire depuis ses origines.

Pendant trois jours, de 9h à 21h (vernissage le 28 mai à 18h), violons, altos, violoncelles et archets sortis des ateliers contemporains seront proposés à l'essai au public, aux étudiants et aux professionnels. Près de 70 luthiers et archetiers venus d'Europe, d'Asie et d'Amérique sont attendus, fidèles à la formule éprouvée d'Ekho : un espace ouvert où les instruments neufs peuvent être joués, comparés et confrontés au regard des interprètes, dans une logique de laboratoire vivant.

L'édition fait également la part belle à la dimension pédagogique : trois masterclasses seront données en matinée au Musée des instruments de musique (MIM), nouveau partenaire culturel d'Ekho, animées par des membres du jury du Concours Reine Élisabeth, parmi lesquels le violoncelliste Daniel Müller-Schott. Le quatuor étudiant Desguin Quartet sera quant à lui invité à explorer la question — centrale pour tout ensemble — du choix d'un instrument au sein d'une formation de chambre.

Lancée il y a plus de douze ans par les luthiers et archetiers fondateurs Joanne Van Bosterhaut, Victor Bernard et Eric Fournier, Ekho a accueilli au fil de ses éditions le Quatuor Danel, Philippe Graffin,  Liya Petrova, Sonia Wieder-Atherton, ...

L'édition 2024 marquait les dix ans de l'événement ; celle de 2026 confirme son installation durable parmi les rendez-vous internationaux de la facture instrumentale.

Cette sixième édition bénéficie du soutien de Musiq3, de la Cocof, de la Loterie Nationale, de la Commune d'Ixelles, ainsi que de partenaires privés (Rothschild & Co, Van Ecke & Co, Despiau, Corelli) et d'un nouveau partenariat avec la maison de ventes Aguttes.

Infos pratiques — Ekho #6, BOZAR (Rotonde Bertouille), rue Baron Horta 11, 1000 Bruxelles. Du 28 au 30 mai 2026, de 9h à 21h. Vernissage le 28 mai à 18h. www.ekho-violins.com