Danse

A la Scala, un Casse-Noisette selon Balanchine

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En ouverture de sa saison 2018-2019, le Corps de ballet du Teatro alla Scala et son directeur, le niçois Frédéric Olivieri, se parent de couleurs festives en assumant la première représentation italienne d’un Casse-Noisette que George Balanchine avait conçu en 1954 pour le New York City Ballet et que, selon une tradition immuable, la compagnie reprend chaque mois de décembre depuis sa création. Pour ma part, j’ai eu l’occasion de voir quatre fois la production originale au New York State Theatre sis au Lincoln Center. Et c’est donc avec une extrême curiosité que j’attendais cette présentation milanaise.

Casse-Noisette par le Ballet de l’Opéra de Kiev

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Pour la première fois à Paris depuis sa dernière tournée en 1964 (cela fait 54 ans !), le Ballet de l’Opéra National de Kiev, également appelé l’Opéra National d’Ukraine, présente au Théâtre des Champs-Elysées l’un de ses spectacles phares : Casse-noisette de Tchaïkovski.

L’Opéra de Kiev, qui a fêté ses 150 ans, fut conçu en 1867 avec un ballet qui y était attaché. Une modeste troupe régionale au débuit, mais elle s’est progressivement professionnalisée pour devenir ce qu’on connaît aujourd’hui.

Quant à la troupe du ballet, c’est au début du XXe siècle qu’elle s’est réellement développée, en s’inspirant des danses occidentales et grâce à des figures de la danse ukrainienne, à l’image de Mikhail Mordkin (1880-1944), soliste des Ballets Russes.

Une CENDRILLON à vous faire rêver

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Tandis que l’Orchestre Pasdeloup, remarquablement dirigé par le chef estonien Vello Pähn, nimbe d’une indicible tristesse l’Andante dolce qui sert d’introduction à Cendrillon, le ballet en trois actes que Sergey Prokofiev élabora entre 1940 et 1944, le spectateur découvre le décor habile de Petrika Ionesco consistant en une véranda délabrée avec quelques tabourets et une mauvaise copie de la Statue de la Liberté, jouxtant une imposante cheminée dont le rebord comporte nombre de pendules. Fichu grisâtre noué sur ses cheveux, revêtant des hardes usagées sous tablier à rayures selon les dessins d’Hanae Mori, la pauvre Cendrillon «rêve de robe blanche teintée d’un peu de rose… légèrement argentée, en ne songeant qu’à une chose : devenir une star ». C’est ce que déclarait, en octobre 1986, Rudolf Nureyev, à propos de sa conception chorégraphique.

Mon Casse-Noisette, selon Béjart

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Sur la gauche se dresse un sapin de Noël maigrichon, avec quelques boules et guirlandes éparses, qui semblent avoir survécu aux années précédentes ; un enfant est assis tristement devant l’arbre, car sa mère est morte quand il avait sept ans. Miracle : sous les traits d’Elisabet Ros, elle réapparaît tout à coup en déposant à ses pieds un petit cadeau. C’est ainsi que se présente ce Casse-Noisette revisité par Maurice Béjart qui le produisit pour la première fois au Teatro Regio de Turin le 4 octobre 1998, et que reprennent, vingt ans plus tard, Gil Roman et le Béjart Ballet Lausanne au Théâtre de Beaulieu.