Les nouvelles parutions du Centre de musique baroque de Versailles

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Les Editions du Centre de musique baroque de Versailles proposent trois nouvelles parutions dans la collection « Les Essentiels » ainsi qu'une transcription pour clavecin d'une pièce essentielle de Jean-Philippe Rameau. Toujours très soignées, ces éditions, d'une lisibilité parfaite, sont pourvues de notes biographiques et historiques, d'une recension des sources, des notes sur les caractéristiques de l'édition, de notes relatives à l'interprétation, d'une traduction des textes en français et en anglais, ainsi que d'un appareil critique.

La Messe des morts RH 501 de François Joseph Gossec pour choeur et orchestre.
En 1760, Gossec est un jeune compositeur, il dirige l’orchestre privé de La Pouplinière et a déjà publié deux opus de musique de chambre et deux autres de symphonies. Ses symphonies, dont l’une fut jouée au Concert Spirituel en 1757, lui ont apporté quelque notoriété auprès du public et l’ont placé à l’avant-garde du courant symphoniste. Cependant Gossec n’a pas encore produit d’œuvre vocale d’envergure qui pourrait lui ouvrir les portes d’une institution parisienne. La première exécution de la Messe des morts eut lieu en mai 1760 à l’église des Jacobins de la rue Saint-Jacques. En 1780, vingt ans après la création de l’œuvre, Gossec publie la partition par souscription aux presses de Henry. Il est alors un compositeur reconnu qui s’est illustré dans tous les genres lyriques et dont les œuvres ont été jouées dans les grandes institutions parisiennes : une dizaine d’opéras comiques à la Comédie italienne, des ballets et la tragédie lyrique Sabinus à l’Académie royale de musique, des motets et un oratorio, La Nativité, au Concert Spirituel. Sa Messe des morts a été interprétée une quinzaine de fois en extraits (séquence et offertoire) dans cette institution, ou en intégralité, aux Carmes du Luxembourg et aux Feuillants par la Société des enfants d’Apollon ou le Concert des amateurs, lors de services funèbres ou de concerts.
Durée : plus de 50 minutes.
Effectifs :
Solistes : 2 soprani, contralto (haute-contre), ténor, basse ou baryton
Choeur : soprano, contralto (haute-contre), ténor, basse)
Orchestre : 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinette (Bb, C, G), 2 bassons, 2 cors (C, Eb, F), timbales, violons (1 & 2), altos/basse continue (violoncelle, contre basse, basson ad libitum)
Orchestre éloigné : clarinette (Bb), 2 trompettes ou cors (Eb), 3 trombones.
Editions du Centre de musique baroque de Versailles, CAH. 250, 293 pages, 51 €.

La Mort de Didon, cantate avec un dessus de violon de Michel Pignolet de Montéclair
Jusqu’à présent, qui voulait interpréter la plus célèbre cantate de Montéclair devait se contenter de fac-similés. Mais ceux-ci ne fournissent pas de matériel pour les instruments obligés ni de réduction clavier pour les chanteurs. Les éditions du CmbV proposent donc aux musiciens une nouvelle édition de La Mort de Didon comprenant une partition Urtext, avec introduction et notes critiques, comprenant des parties séparées pour la flûte, le violon, et la basse continue (CAH. 259) et une partition chant-clavier, avec une nouvelle réduction et une nouvelle réalisation de la basse continue par Florian Carré (CAH. 259-RC).
Les cantates du Premier livre de Montéclair, paru vers 1709, sont parmi les plus italianisantes du genre; c’était d’ailleurs la réputation qu’elles avaient acquise dès le XVIIIe siècle. La Mort de Didon est aujourd’hui la plus fameuse des cantates de Montéclair, sans doute à juste titre. Son librettiste est inconnu, mais on peut penser qu’il a voulu rivaliser avec celui de la cantate Didon de Campra, parue en 1708.

Orphée, Cantate à voix seule et symphonie de Nicolas Clérambault C 3
Jusqu’à présent, qui voulait interpréter la plus belle cantate française du XVIIIe siècle devait se contenter d’éditions déjà anciennes, qui témoignent chacune de la ferveur des pionniers de la redécouverte de la musique ancienne: mais comme elles sont soit fragmentaires, soit arrangées, soit trop éditées, les interprètes récents ont plutôt eu recours à des fac-similés de la partition. Mais ceux-ci ne fournissent pas de matériel pour les instruments obligés ni de réduction clavier pour les chanteurs
Les Éditions du CmbV proposent donc aux musiciens une nouvelle édition d’Orphée comprenant une partition Urtext, avec introduction et notes critiques, comprenant des parties séparées pour la flûte, le violon, et la basse continue (CAH.271) et une partition chant-clavier, avec une nouvelle réduction et une nouvelle réalisation de la basse continue par Florian Carré (CAH.271-RC).
Orphée est sans conteste la plus célèbre des cantates françaises. Elle l’était déjà au XVIIIe siècle; elle le demeure de nos jours, et à juste titre. Titon du Tillet en attribue les paroles à M. de Rochebrune, aristocrate, aventurier et poète dont Voltaire était persuadé être le fils illégitime. De nombreuses rééditions du premier livre de cantates de Clérambault, dont le prix double quasiment entre 1710 et 1725 attestent de la popularité d’Orphée chez les amateurs de musique du début du XVIIIe siècle. La popularité de cette cantate est avant tout due à l’originalité de sa forme. Loin de se limiter aux trois airs précédés de récitatifs préconisés par Jean-Baptiste Rousseau, Orphée est structuré comme une sonate italienne, en quatre mouvements lent-vif-lent-vif, dont le troisième possède lui-même une structure quadripartite. Chacun des mouvements se distingue par une tonalité, une mensuration, un mouvement et une instrumentation propres.

Suite de Castor et Pollux de Jean-Philippe Rameau – Transcription pour clavecin
Dans l’esprit des clavecinistes et organistes du XVIIIe, Kenneth Weiss réalise ici sa propre transcription d’une suite de la tragédie lyrique Castor & Pollux (version de 1737). (CAH. 272)

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