5 albums pour passer la semaine : romantisme tardif, grand opéra et patrimoine revisité :
1. Joseph Marx : Symphonische Nachtmusik
Joseph Marx (1882-1964) : Symphonische Nachtmusik. Tonkünstler-Orchester ; Fabien Gabel, direction. Référence : 0051497515836.
Plonger dans l'univers de Joseph Marx, c'est accepter de se laisser envoûter — et le mot n'est pas trop fort — par un romantisme tardif d'une richesse peu commune. Sous la baguette de Fabien Gabel, le Tonkünstler-Orchester déploie des couleurs orchestrales somptueuses au service de cette vaste fresque nocturne : une musique ensorcelante, qui enveloppe l'auditeur dans ses harmonies chatoyantes et ne le lâche plus. Une révélation pour qui ne connaît pas encore ce compositeur autrichien injustement méconnu.

2. R. Strauss : Eine Alpensinfonie, Der Bürger als Edelmann & Metamorphosen
Richard Strauss (1864-1949) : Eine Alpensinfonie ; Der Bürger als Edelmann ; Metamorphosen. Munich Philharmonic Orchestra ; Rudolf Kempe, direction. Référence : 731788141998.
Certes, rien n'égalera jamais les légendaires gravures que Rudolf Kempe réalisa avec la Staatskapelle de Dresde — ces enregistrements restent une référence absolue dans la discographie straussienne. Mais cette version munichoise est du top level, et c'est peu dire. Car toute archive de Kempe est magique : la précision de la lecture, la chaleur des pupitres, la profondeur expressive — tout y est. La Symphonie Alpestre respire, les Metamorphosen méditent, le Bourgeois Gentilhomme sourit.

