La Monnaie contrainte à des mesures artitiques drastiques
Alors que La Monnaie sous la direction de Peter de Caluwe est reconnue à travers le monde tant pour sa politique artistique que pour sa gestion, c'est le moment que choisit (?) le gouvernement pour prendre à son égard -comme aux autres maisons de production- des mesures budgétaires difficilement tenables: un réduction de 4% pour 2015, qui s'ajoute à une réduction de 12% depuis 2008. "Les économies réclamées à la culture en Belgique depuis 2008 sont les plus fortes d'Europe, avec celles en Italie, Espagne et Grèce" confie Peter de Caluwe à notre confrère Guy Duplat dans La Libre Belgique du 17 décembre. De Caluwe travaillait sur un plan portant sur trois axes : 60% en masse salariale, 12,4 % en frais de fonctionnement et 28% en frais variables de production. Ce plan n'étant pas suffisant, il doit en venir à l'"os", soit des économies supplémentaires en frais de production qui se feront lourdement sentir. Ainsi des 9 à 10 productions par an, on passera à 7 ou 8 productions. Tout ce qui n'appartient pas au "core business" de la Maison (garder une maison d'opéra intégrale avec un atelier, un orchestre et un choeur) se voit lourdement réduit. Ainsi, il ne sera plus fait appel à des musiciens extérieurs pour l'opéra baroque et le cycle sur Monteverdi dirigé par René Jacobs est déjà supprimé. Peter de Caluwe annonce également la fin (provisoire ?) de la danse à La Monnaie. Côté masse salariale, il signale déjà la perte de 16 équivalents temps pleins.