Pleyel à Fimalac
Indépendamment de l'issue des procédures judiciaires, c'est Fimalac qui a obtenu la concession de la Salle Pleyel. Désormais, Pleyel convoquera le jazz, la comédie, la danse et la chanson mais la musique classique en est bannie malgré sa longue tradition. Objectif prioritaire: mettre la nouvelle salle philharmonique à l'abri de la concurrence.
Marc Ladreit de Lacharrière, patron de Fimalac, obtient la convention d’occupation pour quinze ans. Le patron de la holding, mieux disant financier, écarte donc Pascal Nègre, PDG d’Universal Music, associé au spécialiste de l’événementiel Eurosites, qui n’ajoutera pas cet « Olympia cinq étoiles » de 1 900 places à l’Olympia, dont il est déjà gestionnaire. Il évince également le producteur audiovisuel Morgane Groupe (organisateur des Francofolies de La Rochelle et du Printemps de Bourges) et Jean-Marc Dumontet (DB Investissement), déjà à la tête de théâtres comme Le Point Virgule, Bobino ou le Théâtre Antoine (avec Laurent Ruquier).
L’offre financière faite par Fimalac est la plus attractive : la cession de la salle (loyer fixe, revenu de 3 % sur le chiffre d’affaires et location du showroom des pianos Pleyel) devrait en effet assurer à la Philharmonie un revenu moyen de 1,8 million d’euros mensuels. Une bonne nouvelle alors que son budget de fonctionnement de 18 millions d’euros, doté à parité par l’Etat et la Mairie de Paris, a fondu.
A suivre...