Au moment où Waltraud Meier se retire

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Dans le monde de l'opéra, le nom de Waltraud Meier est une référence. La mezzo-soprano, née en 1956 à Würzburg, a commencé sa grande carrière mondiale dans les années 1980 au festival de Bayreuth.
Elle fera ses adieux définitifs au Staatsoper dans le rôle de Clytemnestre dans l'Elektra de Strauss.

Une chanteuse sait qu'elle doit faire ses adieux aux "grandes scènes" quand elle a dépassé le pic. On le sent à la respiration, au son de la voix qui devient un peu plus terne. Les forces diminuent, tout simplement. Je l'ai déjà ressenti très fortement. C'est là que je me suis dit qu'il était temps.
Pas seulement les grandes scènes, mais toutes les scènes. C'est fini maintenant. Je ne monterai plus sur scène en tant que chanteuse-interprète. J'ai fait ce métier pendant 47 ans. C'est suffisant. [...] J'ai planifié mon départ depuis longtemps. Je veux que tout se termine bien. C'est important pour moi.
[...]
Isolde a certainement été le plus important dans mes préférences. Mais juste derrière, il y a les autres rôles wagnériens comme Ortrud et Sieglinde. Les années 1980 et 1990 ont surtout été mes années Kundry. J'ai adoré faire Vénus. Waltraute a été mon plus long rôle wagnérien. Mais Marie dans
Wozzeck, Santuzza dans Cavalleria rusticana ou Leonore dans Fidelio étaient également importantes pour moi. J'avais également chanté Amneris dans Aida de Verdi.

A la question de savoir ce qui la déstabilise en scène, elle répond sans hésiter :  Rien ne me déstabilise vite,  j'ai toujours pu improviser. Mais j'ai eu des accès de fous rires...

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