5 albums pour passer la semaine : la sélection du lundi

5 albums pour passer la semaine : jeunes cuivres, rêve américain et redécouvertes

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1. Tomasi, Pauer, Bloch, Szentpáli, Böhme : lauréats du Concours Kodály de Debrecen — Brass 2025

Karsa Vanyó, Marcell Szabó, Mustafa Khalilov, Brendan Connellan, solistes ; Kodály Philharmonic Orchestra ; Sandro Hirsch et Imre Kollár, direction. Référence : 5991813295026.

Les concours de cuivres ne livrent pas toujours leurs lauréats au disque, et c'est dommage : on perd ainsi la trace de ces moments où une génération s'affirme. Le Concours Kodály de Debrecen, devenu rendez-vous incontournable de la planète brass, propose ici un instantané de l'édition 2025. On y entend des partitions devenues classiques du répertoire — Tomasi, Bloch, Böhme — servies avec une technique irréprochable et, ce qui compte davantage, une vraie présence musicale. Le Kodály Philharmonic Orchestra, sous deux baguettes différentes, accompagne avec une attention qu'on aimerait entendre plus souvent dans ce type de captation. Une belle vitrine pour la jeune génération hongroise et internationale du cuivre.

2. An American Dream ? — Barbara Hannigan & le Gothenburg Symphony

Barbara Hannigan, soprano et direction ; Gothenburg Symphony Orchestra. Programme autour du « rêve américain » (Gershwin, Bernstein et alii). Référence : 3701624512227.

Barbara Hannigan ne fait jamais rien comme les autres, et c'est tant mieux. À la tête du Gothenburg Symphony Orchestra dont elle est cheffe principale, elle propose ici une traversée du American Dream qui interroge autant qu'elle célèbre — façon de rappeler que Gershwin et Bernstein, sous le vernis de la modernité triomphante, ont aussi écrit des partitions traversées d'ombres et de doutes. La double casquette de la Canadienne — voix et baguette — donne à l'ensemble une cohérence rare : on sent une pensée à l'œuvre, pas seulement un programme. Un album qui prolonge le sillon défricheur de ses précédentes parutions chez Alpha.

5 albums pour passer la semaine : García-Tomás, Martinů, Elgar — et deux escales argentine et française

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1. Raquel García-Tomás : Orchestral Works

Raquel García-Tomás (née en 1984) : Orchestral Works. Orquestra Simfònica de Barcelona i Nacional de Catalunya ; Ludovic Morlot, direction. Référence : 8721466814636.

Ludovic Morlot poursuit son compagnonnage avec les compositrices d'aujourd'hui et signe avec l'Orquestra Simfònica de Barcelona i Nacional de Catalunya un portrait orchestral de Raquel García-Tomás. La compositrice catalane, déjà bien identifiée sur la scène lyrique européenne, déploie ici une écriture orchestrale d'une grande sensualité timbrique, où les textures se construisent par strates et où l'humour n'est jamais absent. Morlot, fidèle à son sens de la clarté et de la respiration, sert idéalement ces pages qui méritent toute notre attention. Une découverte à inscrire au registre des voix qui comptent dans la création d'aujourd'hui.

2. Martinů : The Symphonies

Bohuslav Martinů (1890-1959) : Symphonies n°1 à 6. Bamberger Symphoniker ; Jakub Hrůša, direction. Deutsche Grammophon 00028948678150.

Voilà l'événement martinůien que l'on attendait. Jakub Hrůša, l'un des grands chefs tchèques de sa génération, livre avec son fidèle Orchestre Symphonique de Bamberg une intégrale des six symphonies qui pourrait bien faire date. On y retrouve la nervosité rythmique, les couleurs ambrées des cuivres, ce climat si singulier — entre mélancolie morave et fièvre américaine des années d'exil — qui fait toute la singularité de Martinů. Hrůša ne se contente pas de bien faire : il pense ce cycle dans sa continuité dramaturgique, d'une Première encore néoclassique à une Sixième fantasmagorique. Une intégrale à placer aux côtés des grandes références.

5 albums pour passer la semaine : romantisme tardif, grand opéra et patrimoine revisité :

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1. Joseph Marx : Symphonische Nachtmusik

Joseph Marx (1882-1964) : Symphonische Nachtmusik. Tonkünstler-Orchester ; Fabien Gabel, direction. Référence : 0051497515836.

Plonger dans l'univers de Joseph Marx, c'est accepter de se laisser envoûter — et le mot n'est pas trop fort — par un romantisme tardif d'une richesse peu commune. Sous la baguette de Fabien Gabel, le Tonkünstler-Orchester déploie des couleurs orchestrales somptueuses au service de cette vaste fresque nocturne : une musique ensorcelante, qui enveloppe l'auditeur dans ses harmonies chatoyantes et ne le lâche plus. Une révélation pour qui ne connaît pas encore ce compositeur autrichien injustement méconnu.

2. R. Strauss : Eine Alpensinfonie, Der Bürger als Edelmann & Metamorphosen

Richard Strauss (1864-1949) : Eine Alpensinfonie ; Der Bürger als Edelmann ; Metamorphosen. Munich Philharmonic Orchestra ; Rudolf Kempe, direction. Référence : 731788141998.

Certes, rien n'égalera jamais les légendaires gravures que Rudolf Kempe réalisa avec la Staatskapelle de Dresde — ces enregistrements restent une référence absolue dans la discographie straussienne. Mais cette version munichoise est du top level, et c'est peu dire. Car toute archive de Kempe est magique : la précision de la lecture, la chaleur des pupitres, la profondeur expressive — tout y est. La Symphonie Alpestre respire, les Metamorphosen méditent, le Bourgeois Gentilhomme sourit.

5 albums pour passer la semaine : couleurs françaises, voix du présent et lyrisme retrouvé

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1. French Orchestral Favourites avec John Wilson

Paul Dukas (1865-1935) : L'Apprenti sorcier. Georges Bizet (1838-1875) : extraits de Carmen. Emmanuel Chabrier (1841-1894), Claude Debussy (1862-1918) et autres pages du répertoire français. Sinfonia of London ; John Wilson, direction. Chandos 0095115537923.

John Wilson poursuit, avec le Sinfonia of London, son exploration méthodique des grands répertoires symphoniques au disque. Après les escales américaine et anglaise, le chef et son orchestre se tournent vers l'âge d'or de l'orchestre français, de Dukas à Chabrier en passant par Bizet et Debussy. Fidèle à la signature désormais bien identifiée du tandem — précision des plans sonores, finesse des pupitres de bois, élan rythmique — cette anthologie réunit quelques-unes des pages les plus jouées du répertoire dans des lectures qui en renouvellent l'écoute.  La prise de son est phénoménale ! 

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2. Benoît Mernier : Ustica

Benoît Mernier (né en 1964) : Ustica, et œuvres orchestrales et de chambre. Solistes ; ensembles ; orchestres. Cypres CYP4673.

Le label belge Cypres consacre une nouvelle parution à Benoît Mernier. Le programme réunit pages orchestrales et formations de chambre dans un parcours qui rend justice à la diversité d'une écriture où l'exigence formelle n'exclut jamais la dimension expressive. La voix, le violon et l'ensemble instrumental dialoguent au fil d'un programme construit comme une véritable traversée. Une parution majeure pour notre grand compositeur national. 

5 albums pour passer la semaine : parcours contemporains, jeune virtuose et patrimoine musical

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1. Albares

Pacho Flores (né en 1981) : Albares, concerto pour bugle et orchestre. Roberto Sierra (né en 1953) : Salseando, concerto. Gabriela Ortiz (née en 1964) : Altar de Bronce, concerto pour trompette. Pacho Flores, trompette et bugle ; Royal Liverpool Philharmonic Orchestra ; Domingo Hindoyan, direction. PM Classics 880040427223.

On commence cette semaine avec Pacho Flores qui poursuit son exploration du répertoire pour trompette aux couleurs latino-américaines avec un nouvel opus enregistré aux côtés du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra dirigé par Domingo Hindoyan. Le soliste vénézuélien y déploie sa palette expressive et sa technique souveraine au service d'un programme qui réunit son propre concerto pour bugle, Salseando de l’excellent Roberto Sierra et Altar de Bronce de Gabriela Ortiz. Un panorama coloré de la trompette concertante avec des partition évocatrices.  

2. Hans Werner Henze : 5 Neapolitanische Lieder (Live, Hambourg 1956 — Remastered 2026)

Hans Werner Henze (1926-2012) : Fünf neapolitanische Lieder pour baryton et orchestre. Hermann Prey (1929-1998), baryton ; NDR Elbphilharmonie Orchester ; Hans Schmidt-Isserstedt (1900-1973), direction. Enregistrement public, Hambourg, 1956 ; restauration 2026. 3618029194807.

L’avantage du numérique c’est qu’il nous permet de retrouver des grandes lectures du passé sans nécessiter un album complet.   

Captés en concert à Hambourg en 1956 et restaurés pour cette réédition, ces cinq Lieder napolitains de Hans Werner Henze constituent un témoignage de premier ordre sur la réception immédiate de l'œuvre. Hans Schmidt-Isserstedt, à la tête de la phalange hambourgeoise, en livre une lecture engagée, tandis que le jeune Hermann Prey y affirme déjà l'autorité vocale et l'intelligence du texte qui feront sa réputation. Un document précieux où l'écriture de Henze, nourrie des mélodies populaires de la baie de Naples, trouve une incarnation d'une grande justesse.

5 albums pour passer la semaine

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Nouvelle série de 5 albums pour passer la semaine et cette semaine, on garde tout et même on en redemande !

Mozart: les concertos pour piano n°9 et n°22 par Jan Lisiecki

Wolfgang Amadeus Mozart, Jan Lisiecki, Bamberger Symphoniker, Manfred Honeck. Label : Deutsche Grammophon.  

Sous les doigts inspirés de Jan Lisiecki, dont on est fans à Crescendo Magazine,  les Concertos pour piano n°9 et n°22 de Mozart révèlent une lecture virtuose et profondément poétique, magnifiée par les Bamberger Symphoniker sous la direction propre de Manfred Honeck. Une redécouverte lumineuse de l’inventivité mozartienne. Un bel album qui illustre le parcours sans faute de cet artiste.

Allison Loggins-Hull: The Cleveland Residency.

Allison Loggins-Hull, The Cleveland Orchestra, Franz Welser-Möst. Label : Cleveland Orchestra. 

Allison Loggins-Hull, compositrice et flûtiste, présente une immersion profonde dans son univers singulier avec le Cleveland Orchestra, dirigé par son directeur musical Franz Welser-Möst. Cet enregistrement, entre introspection et éclat orchestral, promet une expérience musicale vibrante et résolument moderne. Une compositrice à découvrir !

Une semaine en musique, 4 albums à embarquer et 1 à éviter

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Une nouvelle série d'albums pour passer la semaine en bonne compagnie (ou pas cette fois) !

Handel : Theodora. Artistes : George Frideric Handel, Millenium Orchestra, Chœur De Chambre De Namur, Leonardo García-Alarcón, Andreas Wolf, Christopher Lowrey, Matthew Newlin, Sophie Junker, Dara Savinova, Frederico Projecto Label : Ricercar

Une nouvelle étape majeure de la discographie de Leonardo García-Alarcón. Avec le Millenium Orchestra et le Chœur de Chambre de Namur, ainsi qu’une distribution vocale de premier plan, cette interprétation promet de révéler toute la profondeur dramatique et la sublime beauté de cette œuvre rare. Un événement majeur, qui complète le cycle Handel de notre cher Leonardo García-Alarcón.

Mozart : Symphonie n°. 41 “Jupiter” - Haydn: Symphonie n° 104 “London”. Artistes : Ottavio Dantone, Accademia Bizantina Label : Accademia Bizantina

Accademia Bizantina, sous la direction inspirée d’Ottavio Dantone, nous convie à revisiter ces deux sommets du répertoire symphonique que sont les ultimes chefs-d’œuvre de Mozart et Haydn. Leur interprétation promet de révéler, avec une vitalité renouvelée, la grandeur solaire de la “Jupiter” et l’éclat majestueux de la “London”. Une rencontre au sommet entre deux génies, magnifiée par l’approche historiquement informée de cet ensemble d’exception. ça décape sec !

5 albums pour passer la semaine : la sélection du lundi

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1. Pájaros Mágicos par Dudamel et le LAPO

Heitor Villa-Lobos - Igor Stravinsky, Los Angeles Philharmonic, direction : Gustavo Dudamel. Platoon

Dudamel et le Los Angeles Philharmonic livrent une interprétation vibrante des œuvres de Villa-Lobos (ballet Uirapuru) et Stravinsky (Suire de 1919 de l'Oiseau de feu), où la précision orchestrale rencontre une énergie contagieuse. La direction incisive de Dudamel sculpte chaque phrasé avec une clarté remarquable, offrant une lecture à la fois fidèle et audacieuse. Le fini instrumental, d'une transparence impeccable, met en lumière la richesse des timbres et la dynamique explosive de ces oeuvres de démonstration. Dans Uirapuru, le chef plie le jeu discographique !

2. Haydn - Lalo avec Bruno Delepelaire

Haydn - Lalo : Concertos pour violoncelle. Bruno Delepelaire, violoncelle. Berliner Philharmoniker, direction : Michael Sanderling et Tugan Sokhiev. Berlin Phil Recording

Bruno Delepelaire, violoncelle solo des Berliner Philharmoniker, est ici documenté sous la direction de Sokhiev et Sanderling dans deux concertos pas si fréquents : le n°2 de Haydn et celui de Lalo. . Bruno Delepelaire brille par sa technique irréprochable et sa qualité de son, parfaitement secondé par les chefs et les pupitres des Berliner Philharmoniker.