Cinq sontaes inédites de Luis Mison

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L'Instituto Complutense de Ciencias Musicales (ICCMU) vient de présenter l'édition de cinq sonates pour flûte et basse continue de Luis Misón (Mataró, 1727-Madrid, 1766) par le musicologue Juan Miguel Illán. Les sonates, jusqu'à présent inconnues, ont été récemment localisées dans le fonds documentaire de la Casa Palacio Condesa de Lebrija à Séville par les chercheuses Mercedes Fernández et Magdalena Illán, sans avoir pu clarifier l'origine de la présence de ces manuscrits dans le palais sévillan. Il s'agit de copies des mains de cinq copistes différents du XVIIIe siècle, dans un assez bon état de conservation et de propreté, ce qui a facilité le travail d'édition. Une seule d'entre elles est datée de 1751.

Cette découverte enrichit considérablement la connaissance de la musique instrumentale d'un homme qui était autrefois loué comme un interprète consommé de la flûte et du hautbois, mais qui est passé à la postérité essentiellement pour sa contribution fondamentale à la formation et à la consolidation de la tonadilla scénique.
Jusqu'à présent, les œuvres pour flûte connues de Misón se limitaient à quatre sonates pour flûte et continuo, trois sonates en trio pour flûte, violon et basse, un seul Adagio pour flûte, une sonate pour hautbois et une autre pour guitare d'attribution douteuse.
Par rapport à ces œuvres, les cinq nouvelles sonates représentent un apport substantiel en quantité et en qualité car leur écriture offre un niveau qualitatif supérieur à ce qui était connu jusqu'à présent. Dans ces sonates, la particularité est la présence d'une note (C3) en dessous de la tessiture des traversos de l'époque, ce qui amène Juan Miguel Illán à suggérer que Misón disposait d'un instrument très récent avec une clé qui permettait l'émission de cette note, ce qui ajoute un intérêt organologique et élargit la connaissance de la littérature pour flûte pas très abondante dans l'Espagne du XVIIIe siècle.

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