Ethel M. Smyth, 80 ans
Ethel Smyth, née à Sidcup (Londres) le 22 avril 1858 et morte à Woking (Surrey) le 8 mai 1944, est une compositrice, cheffe d'orchestre, autrice et suffragette britannique.
Née d'une mère française et d'un père Général britannique, elle grandit dans une famille de huit enfants près d'Aldershot. À l'âge de douze ans, elle décide de devenir compositrice. Malgré le refus de ses parents, elle parvient en 1877 à rejoindre l'école de musique de Leipzig (elle est la première femme à suivre les cours de composition dans cette école).
À Leipzig, elle étudie auprès de Carl Reinecke. Elle y rencontre Johannes Brahms, Clara Schumann et Piotr Ilitch Tchaïkovski, qui l'encourage à suivre sa voie et qui écrivit à son propos, dans ses Mémoires : Mademoiselle Smyth est l’une des quelques compositrices qui comptent parmi les personnes qui travaillent dans le domaine de la musique… Elle a composé plusieurs œuvres intéressantes, dont j’ai entendu la meilleure, une sonate pour violon, extrêmement bien jouée par la compositrice elle-même. Elle a donné la promesse pour l’avenir d’une sérieuse et talentueuse carrière.
Lors de ses études à Leipzig, elle fait la connaissance de Livia Frege par l'intermédiaire des époux Julius et Amanda Röntgen-Maier, ainsi que Lili Wach et Elisabeth von Herzogenberg. Elle étudie avec Heinrich von Herzogenberg et entretien notamment une relation amoureuse avec Elisabeth qu'elle surnomme « Lisl ».
Elle rencontre à Florence, en 1882, Henry Bennet Brewster, un écrivain qui devient l'un de ses plus proches amis et écrit pour elle des livrets d'opéra.
En 1890, elle revient en Angleterre. Sa Sérénade en ré majeur est créée la même année au Crystal Palace. Puis, en 1893, le Royal Albert Hall voit représenter la Messe en ré avec le soutien de l'Impératrice Eugénie ; une œuvre dont la compositrice avait elle-même eu l'occasion de chanter quelques extraits à la Reine Victoria.
De nombreux succès ponctuent la carrière d'Ethel Smyth, notamment entre 1893 et 1910. En 1898, son premier opéra est monté à Weimar : Fantasio. Puis deux opéras sont représentés à Berlin et au Royal Opera House de Londres : Der Wald (La Forêt, 1902), également accueilli en 1903 par le Metropolitan Opera de New York, et The Wreckers (1910), monté grâce au célèbre chef Thomas Beecham, lié à Ethel Smyth et grand défenseur de son œuvre.