La rumba congolaise à l'Unesco

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La rumba congolaise fait désormais officiellement partie du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
L'Unesco, réunie cette semaine pour étudier une soixantaine de candidatures, a annoncé mardi que la rumba congolaise était admise sur sa liste. Elle y rejoint la rumba cubaine et, pour l'Afrique centrale, les polyphonies pygmées de Centrafrique ou les tambours du Burundi.

A Kinshasa et Brazzaville, les spécialistes situent les origines de la rumba dans l'ancien royaume Kongo, où l'on pratiquait une danse appelée Nkumba, qui signifie "nombril", parce qu'elle faisait danser homme et femme nombril contre nombril.

Avec la traite négrière, les Africains ont emmené dans les Amériques leur culture et leur musique et fabriqué leurs instruments, rudimentaires au début, plus sophistiqués ensuite, pour donner naissance au jazz au nord, à la rumba au sud. Avant que cette musique soit ramenée en Afrique par les commerçants, avec disques et guitares.

La rumba dans sa version moderne a une centaine d'années. C'est une musique des villes et des bars, de rencontre des cultures et de nostalgie, de "résistance et de résilience", de "partage du plaisir aussi", avec son mode de vie et ses codes vestimentaires ("la sape").

 

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