Lili Boulanger 130e anniversaire

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Lili Boulanger est née le 21 août 1893 à Paris et
compositrice française et décédée à Mézy-par-Meulan le 15 mars 1918.

A l'occasion de son 130e anniversaire, il convient de rappeler l'une des figures de proue de l'impressionnisme français et une femme admirable : Lili Boulanger.
Elle n'a eu qu'une courte vie, une pneumonie mal soignée à l'âge de deux ans l'a gravement atteinte dans sa santé toute sa vie, elle n'a pas pu suivre une scolarité normale. Elle passa beaucoup de temps dans des sanatoriums et fit néanmoins sensation : elle fut la première femme dans l'histoire du Grand Prix de Rome, vieux de 110 ans, à remporter ce Prix de composition renommé avec sa cantate Faust et Hélène avec, pour conséquence, que la Villa Médicis fut désormais ouverte aux compositrices.
En 1913, elle remporta non seulement une bourse de travail pour la Villa Médicis, mais aussi une bourse de la Fondation Yvonne de Gouy d'Arsy à Paris et le Prix Lepaulle pour ses compositions Renouveau et Pour les Funérailles d'un Soldat. De plus, elle a pu signer un contrat d'édition avec Ricordi, qui lui assurait un salaire annuel.

Lili Boulanger est née dans une famille aisée et très musicale. Son père Ernest était compositeur et lui-même lauréat du Prix de Rome, sa mère Raïssa était chanteuse et sa sœur aînée Nadia était également compositrice, chef d'orchestre et une célèbre pédagogue musicale qui a marqué toute une génération de compositeurs.
Elle a certes suivi très tôt des cours d'orgue avec Louis Vierne, mais elle a dû apprendre beaucoup de choses en autodidacte, car il n'était pas question de suivre des cours réguliers.
À l'âge de onze ans, elle composa la chanson La Lettre de Mort dans laquelle elle évoquait la mort subite de son père le 14 avril 1900. Elle détruisit toutefois entièrement ses premières œuvres.
Elle reçut également des cours de composition de Gabriel Fauré et fit la connaissance de compositeurs tels que Charles Koechlin, Florent Schmitt et Maurice Ravel. Elle parlait le russe, l'allemand et l'italien.

A l'âge de 16 ans, elle prit la décision de devenir compositrice. Depuis 1912, elle travaillait déjà à un grand opéra, La princesse Maleine, sur un texte de Maeterlinck, qu'elle n'avait cependant pas pu achever.

Grâce au prix de Rome, elle est devenue célèbre du jour au lendemain. Les efforts qui en découlent épuisent cependant fortement ses forces. Durant l'hiver 1913, elle contracte en outre la rougeole, une infection gastro-intestinale et une grave pneumonie.

Elle se mit alors à composer fébrilement, car elle pressentait qu'il ne lui resterait plus beaucoup de temps à vivre.
Elle fonda encore avec sa sœur Nadia le Comité Franco-Américain du Conservatoire, qui soutenait les soldats musiciens, en échangeant des lettres et en corrigeant leurs partitions.

En 1916, elle apprit que sa maladie était très avancée et qu'il ne lui restait plus que deux ans à vivre. Elle put encore achever l'une de ses œuvres les plus grandes et les plus importantes, le Pie Jesu pour soprano, quatuor à cordes, harpe, orgue et orchestre -en quelque sorte son propre requiem. Elle était déjà devenue si faible qu'elle ne pouvait plus dicter les dernières lignes qu'à sa sœur Nadia.

Lili Boulanger est décédée le 15 mars 1918. Elle fut enterrée au cimetière de Montmartre. Nadia composa pour ses funérailles l'œuvre Lux aeterna pour soprano, instruments à cordes, harpe et orgue, qu'elle fit jouer à chaque anniversaire de sa mort.

L'ouvrage "Lili, récit"2017, publié chez chez AGEditeu, a été commenté ici le 15 janvier 2018.

 

 

 

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