L'Orchestre de Chambre de Wallonie sous la loupe
L'Université de Mons mène des recherches sur le geste du musicien pour mieux comprendre pour mieux accompagner, voire soigner, les pathologies des instrumentistes. Ce sont des musiciens de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie qui se prêtent à l'étude. Plusieurs violonistes et altistes interprètent des oeuvres sélectionnées en portant une combinaison avec, sur le corps et la tête, 68 capteurs reliés aux appareils de mesure. L'instrument et l’archet sont également équipés des capteurs.
Sont ainsi enregistrés le geste, le mouvement et son amplitude, les qualités du son et du rythme. Le dispositif est entouré de 11 caméras qui captent l’image pour en faire une reconstruction en 3D sur grand écran.
Objectif de l’expérience : analyser en détail "ce qui fait la différence entre un musicien professionnel et un autre, ce qui fait qu'un geste apparaît fluide ou pas et lien entre le geste produit et l'émotion dégagée! "
Les résultats de cette étude rejoignent une base de données sur le mouvement, sur les postures et sur les sonorités des musiciens professionnels en vue d'applications tels l’enseignement, la santé des musiciens et l'étude des pathologies causées par la pratique d’un instrument.
Laurent Fack, le directeur de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, annonce aussi que "Pour la première fois, dans le cadre du Concours Reine Elisabeth, on va engager une équipe de kinés. Ils vont suivre nos musiciens lors des demi-finales. L'idée est de modéliser les mouvements des musiciens, de montrer les images aux kinés et de voir s'ils peuvent proposer des solutions pratiques pour les musiciens! Et si on peut agir pour les musiciens, on peut agir pour Monsieur et Madame Tout-le-monde."
L’équipe de recherche « capture de mouvements » de l'Institut Numediart a été créée il y a une dizaine d’années et a développé une expertise sur les sujets de la synthèse et l’analyse de mouvements avec un intérêt particulier pour l’analyse du geste expert.