L'Orchestre Symphonique de Montréal ne chôme pas

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A Montréal, Rafael Payare a montré qu’il pouvait se dépasser à chaque concert, dans des répertoires souvent bien différents. Le concert d’ouverture de cette saison (la première intégralement pensée par lui) n’a pas fait exception.

L’association de la Messe glagolitique de Janáček et du Sacre du printemps de Stravinski pouvait surprendre de prime abord. Mais au terme du concert, l’association de ces deux œuvres héritières d’un authentique slavisme musical initié notamment par le Groupe des Cinq (Moussorgski en particulier) paraissait naturelle, malgré la dichotomie entre une première partie sacrée et une seconde incontestablement païenne.

Cela faisait un bail que l’OSM ne s’était pas lancé dans cette partition phare de Janáček.

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