Mieux vaut tard...
J'ai compris que les petites villes n'avaient pas de budget alloué à la culture. Je sais que nous traversons une grande crise économique. Et je comprends la souffrance du secteur culturel, dévasté par la crise, a déclaré Gauthier Capuçon dans une interview.
Le violoncelliste tentait ainsi de répondre aux nombreuses critiques qu'il a dû affronter ces derniers jours.
Car son initiative de "tournée estivale dans les petits et moyens villages français pour offrir gratuitement de la musique aux habitants", perçue d'abord comme solidaire des efforts altruistes qui animent les milieux artistiques, a pris d'autres couleurs quand La lettre du musicien a révélé la semaine dernière que le violoncelliste réclamait aux municipalités un cachet de 2 800 euros (moins de 3 000 habitants) à 9 800 euros (plus de 60 000 habitants) ainsi que les frais de voyage et d'hébergement pour lui et sa famille, pour jouer accompagné d'un préenregistrement de piano diffusé par un iPad et deux enceintes.
Une rémunération bien supérieure à ce que le marché de la musique peut proposer actuellement et qui sucita rapidement déception et indignation devant un projet lucratif présenté comme altruiste. Du marketing, en somme.
Depuis lors, un certain nombre de conseils municipaux s'en sont d'ailleurs distanciés, soit en raison des coûts, soit pour ne pas s'associer à une initiative stigmatisée avec autant de virulence.