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Brahms par le COE : Veronika Eberle et Jean-Guihen Queyras admirables, Yannick Nézet-Séguin contestable

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C’est un concert exclusivement consacré à Brahms que nous propose l’Orchestre de Chambre d'Europe, sous la direction de l’un de ses membres honoraires, le chef canadien Yannick Nézet-Séguin. Comme son nom peut le laisser entendre (en version originale : Chamber Orchestra of Europe, souvent siglée « COE »), ce n’est pas une formation permanente attachée à une ville ou à un pays, mais des musiciens de toute l’Europe qui, depuis 1981, se retrouvent pour des sessions de concerts. Il n’a ni directeur musical ni chef d'orchestre titulaire. Si, à ses débuts, Claudio Abbado et à Nikolhaus Harnoncourt ont grandement contribué à fabriquer son identité artistique, de nos jours c’est bien Yannick Nézet-Séguin, star internationale de la direction d’orchestre, qui le fait briller aux quatre coins du monde.

Au programme, la traditionnelle trilogie ouverture-concerto-symphonie. Pour commencer, l’Ouverture tragique (des deux ouvertures écrites par Brahms, c’est « celle qui pleure », selon le compositeur – l’Ouverture pour une fête académique étant « celle qui rit »). Yannick Nézet-Séguin en donne une interprétation énergique et spectaculaire. Il y a beaucoup d’effets certes efficaces, mais le mystère et la poésie peinent à prendre leur place.