Meyerbeer in France

par
Meyerbeer

Airs et duos, extraits de Robert le Diable, L'Africaine, Le Prophète, Les Huguenots, L'Etoile du Nord, Dinorah-Le Pardon de Ploërmel Hjördis THEBAULT (soprano), Pierre-Yves PRUVOT (baryton), Choeur Svetoslav Obretonov, Orchestre Philharmonique de Sofia, dir.: Didier TALPAIN 2016 - 74' 46''- Texte de présentation en anglais et en français - chanté en français - Brilliant Classics 94732

En 2002, Opera Rara publiait un CD intitulé Meyerbeer in Italy, présentant des extraits des six opéras composés par Meyerbeer en Italie. Voici, un peu sur le même modèle, un CD présentant les quatre grands opéras parisiens ainsi que les deux opéras-comiques.  Le même couple Thebault-Pruvot avait fait paraître en 2012 un CD similaire, sur lequel figuraient des duos d'opéras assez rares, dont Patrie, de Paladilhe, Charles VI, d'Halévy ou Le Mage, de Massenet. C'est dire qu'ils sont rompus à ce répertoire, qu'ils aiment et chantent avec passion, et grand art. Certes il y a des tubes dans ce récital, et c'est heureux de pouvoir le dire, après des décennies de mépris, puis d'oubli. La ballade d'Adamastor est toujours agréable a réécouter, tout comme le splendide air de Valentine Je suis seule chez moi, qui précède la fameuse  conjuration et bénédiction des poignards dans Les Huguenots. Autre air célèbre, Robert, toi que j'aime, à l'acte IV de Robert le Diable, une des plus belles inspirations de Meyerbeer, chanté ici avec une ferveur impressionnante, tout comme la scène finale de L'Africaine (D'ici je vois la mer immense), longue et sereine, d'une mélancolie intense, et qui clôt la carrière du compositeur. Après le fameux unisson des cordes, parfaitement rendu par l'orchestre, Hjördis Thebault, une vraie Falcon, y meurt noblement, sous le mancenillier... Quelques fragments orchestraux nous rappellent la gloire du Prophète (1849), et qui, en cette faste année 2017, aura connu trois reprises, événement exceptionnel (à Essen, à Toulouse, et à Berlin) !  Les deux opéras-comiques, moins fréquentés, ne sont pas en reste, avec deux extraits du moins connu d'entre eux, L'Etoile du Nord, dont on aimerait un bel enregistrement moderne, et trois du Pardon de Ploërmel, dont l'air superbe de Hoël, Ô puissante Magie. Pruvot y est magistral. Il faut souligner l'excellence du choeur Obretonov, bien connu, et la direction attentive de Didier Talpain, qui officiait déjà dans le CD Patrie ! Voilà le CD idéal pour faire découvrir Meyerbeer. Bruno Peeters

Son 10 - Livret 10 - Répertoire 10 - Interprétation 10

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