Décès d'Alain Bancquart
Compositeur prolifique mais également pédagogue, ancien Directeur musical de l'Orchestre National de France et producteur de radio, Alain Bancquart est décédé ce jeudi 27 janvier à l'âge de 87 ans.
Diplômé en 1960 du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (violon, alto, musique de chambre, contrepoint, fugue et composition), Alain Bancquart effectue ses études de composition sous la direction de Darius Milhaud puis Louis Saguer. Il devient l’année suivante alto solo à l’Orchestre National de la RTF avant de passer du côté de la direction artistique, d’abord des Orchestres de Région de l’ORTF (1973-74) puis de l’Orchestre national de France (1975-76).
Il participe également à la création du Centre de Documentation de Musique Contemporaine et de l’association Musique Française d’Aujourd’hui en 1978, dont la mission sera d'aider les publications discographiques et vidéographiques de la création musicale française contemporaine.
Homme de radio, Alain Bancquart est producteur à Radio France de l’émission « Perspectives du XXe siècle ». Dans le cadre de cette émission, il rencontre le compositeur Ivan Wyschnegradsky dont l’œuvre sera d’une grande influence sur sa musique en matière de la microtonalité et des échelles sonores et rythmiques.
Car Alain Bancquart est tout d’abord un compositeur. Sérialiste dans sa pensée musicale, il se consacre à la fin des années 1960 à l’étude des micro-intervalles. Surtout inspiré par la poésie, dont les œuvres de sa femme, la poétesse et romancière Marie-Claire Bancquart, sa musique s’exprime principalement par la musique chambre et des œuvres pour orchestre, dont de nombreuses symphonies.
Compositeur prolifique, il signe un corpus riche d’œuvres dont huit quatuors à cordes, huit symphonies, deux opéras de chambre, deux concertos pour violon et une œuvre concertante pour violoncelle et ensemble et de nombreuses œuvres vocales.
Il a signé en 2020 ses quatre dernières œuvres : Mo(r)t. Poème de Marie-Claire Bancquart pour récitante, ensemble instrumentale, orchestre et chœurs, Quatuor à cordes n°8, Explorer l’incertain, Encore une ombre pour violon solo et orchestre à vent et Noiriissime, sonate n°6 pour piano solo en quart de ton.