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Récitals sur le Rocher : Frank Peter Zimmermann, Martin Helmchen et Boris Berezovsky

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L'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a prévu cette saison un plus grand nombre de récitals prestigieux afin de renouer avec une riche tradition qui s'étaient trop perdue. Le violoniste Frank Peter Zimmermann et le pianiste Martin Helmchen viennent ainsi proposer l’intégrale des sonates pour violon de Beethoven dont ils gravent actuellement, pour le label Bis, une version qui s'impose déjà  comme une nouvelle référence.
Au concert, ils nous offrent pour cette première soirée les sonates n°1, n°2, n°4, la célèbre sonate n°5 "Le Printemps", ainsi que la sonate n°9 "A Kreutzer".

Les deux premières sonates sont encore très classiques et imprégnées du style Mozartien. Elles sont jouées avec la légèreté et la joliesse requises. La sonate n°4 offre un rôle équivalent au violon et au piano. D’une riche diversité de climats, elle affirme aussi avec éclat un style et une personnalité qui sont ceux d’un Beethoven parvenu à la maturité. Notre duo de virtuoses y est à son aise et il en fait ressortir toute la force de la structure.  La Sonate n°5 "Le Printemps" est remplie d’allégresse printanière et de joie de vivre. Zimmermann et Helmchen y prennent un immense plaisir et le transmettent au public.

Le Septembre Musical de Montreux à l’heure russe

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A une dizaine de kilomètres de Montreux, sur les bords du Lac Léman, se dresse le Château de Chillon, forteresse médiévale du XIIe siècle érigée sur un îlot rocheux. Et c’est dans l’une des salles d’entrée rénovée, à l’acoustique remarquable, que le Festival a décidé d’organiser le récital du pianiste moscovite Boris Berezovsky.

Inclassable par l’originalité de son jeu et l’éclectisme de ses programmes, il modifie celui du 4 septembre comportant des pages de Balakirev, Lyadov et Scriabine en un diptyque Scriabine-Rachmaninov. Du premier cité, il fait découvrir la période médiane en présentant deux ouvrages de 1903, les Deux Poèmes op.32, passant d’une fluidité évanescente à une aspérité abrupte sous laquelle se perd la ligne mélodique, puis la Quatrième Sonate en fa dièse majeur op.30 qui est irradiée par d’étranges clartés qu’un trille balaie afin de permettre la brusque émergence du prestissimo volando, élaboré sans recourir démesurément à la pédale de sonorité. A la période 1906-1908 se rattachent l’impalpable Fragilité op.51 n.1, les Deux Pièces op.57 (Désir construit sur un crescendo expressif et la fugace Caresse dansée) et la superbe Sonate n.5 en fa dièse majeur op.53, rugissante dans ses basses telluriques jusqu’à l’avènement d’un Presto con allegrezza qui arrache tout sur son passage. Et ce volet s’achève par les Trois Etudes op.65 de 1912, travaillant sur les sonorités à partir d’intervalles de neuvième, de septième et de quinte.