Les nouveaux joyaux du Centre de Musique baroque de Versailles

par
Charpentier
Les Petits Motets, Vol. 5 de Marc-Antoine Charpentier. Edition critique Quatorzième volume de la collection monumentale dédiée à l’œuvre de Marc-Antoine Charpentier : ce volume, le cinquième consacré aux petits motets du compositeur, premier volume des « cycles », est aussi le premier dédié aux Leçons et répons de Ténèbres. Ces œuvres appartiennent à la première période de création de Charpentier. Composées entre 1670 et 1680, elles se caractérisent, tout comme les Leçons de Ténèbres de Michel Lambert, par leur style ornemental typiquement français, extrêmement riche et subtil, rappelant la tradition de l’air de cour. Parmi ces œuvres figurent les fameux cycles des Neuf Leçons de Ténèbres (H.96-98, 102-110) et des Neuf Répons du mercredi saint (H.111-119). Catherine Cessac décrit en détail le contexte très particulier de ces œuvres, évoquant le cérémonial liturgique singulier de la Semaine sainte et son évolution déterminante au cours de cette période. Elle étudie les liens que Charpentier tisse entre ses compositions, relevant les emprunts, regroupant les pièces dispersées parmi les manuscrits et propose différentes associations entre les œuvres. Elle analyse les effectifs, qui révèlent là aussi des éléments importants de contexte et propose aux interprètes une table commentée permettant de décrypter le riche langage ornemental. Pour l’interprétation, les œuvres sont déclinées individuellement sous forme de sets (incluant les parties instrumentales) laissant l’interprète libre de combiner entre elles ces œuvres pleines de tension, de virtuosité et de spiritualité. Catherine Cessac est directrice de recherche au CNRS. Spécialiste de Charpentier elle a déjà publié plusieurs volumes de l’édition monumentale que lui consacre le Centre de musique baroque de Versailles. Elle est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur le compositeur. Elle travaille actuellement sur le mécénat de la duchesse du Maine et participe à des travaux pluridisciplinaires associant musicologie et littérature. Nouvelle édition critique proposée par Catherine Cessac, collection Monumentales: Marc-Antoine Charpentier. Introduction en français et en anglais, textes en latin, français, anglais, illustrations, notes critiques et annexes). ClarambaultLa Muse de l'Opéra, ou les Caractères lyriques, Cantate à voix seule avec symphonie de Nicolas Clérambault La Muse de l’Opéra est une cantate pour dessus (soprano) et orchestre de Clérambault, qui passait, jadis, et passe toujours pour être l’auteur des plus belles cantates françaises. Le livret de Moncrif se plaît à condenser dans le monologue d’une muse moderne, quoique imaginaire, les scènes communes de l’opéra français classique : la guerre, la chasse, la tempête, le chant des oiseaux, le sommeil, les Enfers… La musique de Clérambault fait regretter davantage qu’il n’ait jamais écrit d’opéra : « Eh ! n’êtes-vous pas trop heureux Qu’on vous séduise pour plaire ? » Cette édition de La Muse de l’Opéra est la première d’une série de cantates orchestrales, avec des parties intermédiaires recomposées par le musicologue Graham Sadler, que les Éditions du Centre de musique baroque de Versailles ont décidé de mettre à disposition des interprètes. En effet, si la plupart des cantates françaises du XVIIIe siècle ont été écrites pour voix seule et basse continue, ou un effectif instrumental réduit, Graham Sadler a montré que nombre d’entre elles avaient en fait été composées pour un effectif orchestral – tout particulièrement pour le grand orchestre de l’Académie royale de musique et du Concert Spirituel –, comme il est manifeste d’après leur écriture et leur publication en partition réduite : la recomposition des parties intermédiaires perdues permet de leur redonner toute leur splendeur. Edition proposée par Graham Sadler et Julien Dubruque, collection Voix solistes - Ensemble vocal - Préface en français et en anglais. Partition conducteur, réduction clavier et matériel d'orchestre). MiserereMiserere de Nicolas Clérambault Composé pour la Maison royale de Saint-Cyr, couvent et pensionnat pour jeunes filles nobles fondé par Madame de Maintenon, le Miserere de Nicolas Clérambault représente, avec les Leçons de Ténèbres de Couperin, l’apogée du motet à voix égales destiné aux couvents. Écrit pour un chœur à trois voix égales (2 dessus et 1 bas-dessus), dont sont issus les solistes, et basse continue à l’orgue, le Miserere est une œuvre particulièrement remarquable par ses proportions – près de 700 mesures – rares pour ce type d’effectif. Le psaume Miserere, l’un des sept psaumes de pénitence, se chantait à Saint-Cyr aux laudes de l’office des Morts et, pendant la semaine sainte, à celles de l’office des Ténèbres. Cette édition accompagnée d’une préface documentée et d’un appareil critique, en français et en anglais, se fonde sur les quatre sources manuscrites parvenues jusqu’à nous. Edition proposée par Louis Castelain, collection Choeur - Préface en français et en anglais).  Le Concerto pour violon op. X n°2 de Jean-Marie Leclair (Partition conducteur et réduction clavier) Jean-Marie Leclair est le plus éminent représentant de l’école française de violon du XVIIIe siècle. Après plusieurs voyages dans le Piémont où il se forma à l’école italienne de violon, il fit une carrière de soliste et de compositeur, à la ville, notamment au Concert Spirituel où ses concertos ont régulièrement été joués, mais aussi à la Cour en tant que violoniste de la Chambre et de la Chapelle royale. Ses concertos, d’une grande qualité formelle, ont une écriture particulièrement dense et contrapuntique, peu commune en France à cette époque et sans doute rapportée par Leclair de ses nombreux voyages à l’étranger. Edition proposée par Louis Castelain, collection Orchestre - Préface en français et en anglais - Partition conducteur, réduction clavier, matériel d'orchestre). GossecLa Marseillaise de François-Joseph Gossec (Partition conducteur) Dans le tableau patriotique L’offrande à la liberté, François-Joseph Gossec offre la première orchestration de l’hymne national français dans l’histoire. Composée quelques mois après la création du Chant pour l’armée du Rhin, titre original de l’œuvre de Rouget de Lisle, la version de Gossec destinée à l’Opéra, joua un rôle important dans la métamorphose d’une simple chanson composée pour un évènement précis et local en un chant national et emblématique de la Révolution. Cette Marseillaise opératique fut jouée plus d’une centaine de fois entre 1792 et 1799 à l’Opéra et dans différents théâtres, mais aussi en plein air pour des cérémonies révolutionnaires. Écrite pour chœur (dessus, hautes-contre, tailles et basses), un soliste (haute-contre/ténor) et orchestre (petites flûtes, hautbois, clarinettes, bassons, cors, trompettes, trombones, timbales ad lib, cordes), l’arrangement de Gossec est particulièrement original en ce qu’il propose une orchestration différente pour chaque couplet et amplifie ainsi la force dramatique des paroles. La partition, précédée d’une préface documentée et d’un appareil critique, en français et en anglais, et la réduction pour clavier de Louis-Emmanuel Jadin (CAH.285-RC) se fondent sur l’édition Imbault de 1792. (Edition proposée par Louis Castelain, collection Choeur et orchetre - Préface en français et en anglais). 

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