Gergiev inaugure l'opéra d'Astana

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"Événement culturel de portée mondiale - La naissance de l'ASTANA OPERA
a été rendue possible grâce à l'initiative personnelle du président de la
République du Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev" peut-on lire dans le communiqué de presse annonçant l'ouverture de l'opéra qui a coûté 280 millions de dollars dans la capitale sortie miraculeusement des steppes à l'aide de ses pétrodollars.
Selon Amnesty International, les brutalités policières sont monnaie courante au Kazakhstan. La torture serait généralisée au sein du système judiciaire, dans la plus grande impunité. "Reporters sans frontières" y considère la liberté de la presse dans une "situation difficile". Fin 2012, les principaux médias d'oppositions sont interdits de publication par un tribunal. En 2012 aussi, RSF considère Nazarbaïev comme un "prédateur" de la liberté de la presse. Il n'empêche : le Kazakhstan et son dictateur sont de plus en plus courtisés.
Ce 21 octobre, l'opéra d'Astana ouvrait ses portes avec Attila de Verdi, une production de l'opéra de Rome dans une mise en scène de Pier Luigi Pizzi. Qui dirigeait? Valery Gergiev! Le directeur de l'opéra annonce l'accueil de deux ballets et de deux opéras par an. Ce troisième plus grand opéra du monde -dixit le communiqué- a été conçu par des architectes et acousticiens européens et dispose des moyens technologiques de pointe.
Il semblerait que des coproductions soient prévues avec les maisons d'opéras et de ballets d'Afrique du Sud, de Shangaï, de Singapour, de Bulgarie et de Tbilissi.

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