Le public de la Scala de Milan a réservé jeudi un accueil triomphal à une magistrale représentation de Don Carlo, opéra de Giuseppe Verdi mêlant luttes pour le pouvoir et drames de la jalousie, qui a ouvert la nouvelle saison.
Les artistes, au premier rang desquels Anna Netrebko, ont été salués par des applaudissements nourris pendant 13 minutes, de nombreux « bravo ! » fusant dans la salle mythique.
À la baguette, Riccardo Chailly a dirigé avec maestria un opéra qui fait selon lui « du bien à l’âme », pour, le temps d’un spectacle, « mettre de côté ses angoisses ».
"Don Carlo est l’une des grandes œuvres du répertoire lyrique mondial et en même temps une parabole sur le pouvoir autoritaire qui décrit un dictateur sans foi ni loi et sans vergogne", commente auprès de l’AFP Dominique Meyer, directeur de la Scala.
Cet opéra, inspiré de la tragédie éponyme de Friedrich von Schiller, transporte le public dans l’Espagne du XVIe siècle, en pleine Inquisition instaurée par l’Église catholique pour traquer les « hérétiques ».
L’œuvre reprend les thèmes fétiches de Verdi comme le conflit entre les pouvoirs religieux et royal, la relation entre père et fils et l’oppression des peuples.