Mons 2015
C'est ce mardi que se tiendra à Mons la conférence de presse internationale dévoilant les grands axes de l'événement, ses objectifs et ses développements.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés dans les prochains jours.
C'est ce mardi que se tiendra à Mons la conférence de presse internationale dévoilant les grands axes de l'événement, ses objectifs et ses développements.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés dans les prochains jours.
Pilier du théâtre et de l'opéra russe, Iouri Lioubimov est décédé à Moscou.
Né au coeur de la révolution bolchevique, il prit en charge le théâtre moscovite en piteux état, le rebaptisant Taganka et il y mit en scène 66 productions avant d'être exilé par le régime soviétique en 1984 puis après son retour.
A l'étranger, il assura des mises en scène d'opéra à la Scala, à Paris et à Covent Garden où, après Jenufa, on voulut lui confier la Tétralogie. Vivant en Israël à l'époque, il n'était guère disposé à plonger dans Wagner et, après un Rheingold peu probant, le projet avorta.
15 minutes d'ovation hier soir à La Scala de Milan. Le Teatro alla Scala honorait la mémoire de son directeur musical de 1968 à 1986 : Claudio Abbado, décédé en janvier dernier. Au programme, le Requiem de Verdi dirigé par Riccardo Chailly qui fut assistant de Claudio Abbado danes les années '70. Composé en mémoire de l'écrivain milanais Alessandro Manzoni, et créé à l'église Saint Marc le 22 mai 1874, puis à la Scala trois jours plus tard, le Requiem est au coeur de l'héritage de la ville de Milan. Le manuscrit est conservé au musée de La Scala. Rappelons que Riccardo Chailly assumera la fonction de chef d'orchestre principal du Théâtre à partir du 1er janvier 2015 et celle de directeur musical en 2017.
Le chef est certes bien accueilli dans la ville dont il est originaire puisque le public lui a réservé une ovation de 15 minutes. Le maître des choeurs était Bruno Casoni et les solistes Anja Harteros, Elīna Garanča, Matthew Polenzani (qui est intervenu à la dernière minute en remplacement de Jonas Kaufmann) et Hildebrand D'Arcangelo.
C'est à 26 reprises que Claudio Abbado a dirigé le Requiem de Verdi à La Scala.
Maestro Chailly commencera son mandat en tant que chef d'orchestre principal avec une nouvelle production de Turandot de Puccini le 1er mai 2015 à l'occasion de l'ouverture de l'Exposition universelle à Milan. Les nouvelles productions d'œuvres de Verdi et de Puccini seront le noyau de son activité dans la Maison dans les années à venir.
Requiem sera diffusé ce soir sur internet (www.teatroallascala.org).
C’est Charlotta Larsson, une des grandes sopranos lyriques scandinaves qui endossera le rôle de Blanche dans le nouvel opéra de Mats Larsson Gothe, Blanche et Marie, qui sera créé à Umeå ce 10 Octobre.
Blanche et Marie est basé sur un roman de l'auteur suédois PO Enquist. Il confronte à la scène la vie de Marie Curie, première femme lauréate du prix Nobel, et celle de Blanche Wittman, malade mentale révélée au public par le neurologue JM Charcot (Paris, Salpétrière). Après la mort de Charcot, Blanche sera embauchée par Marie Curie comme assistante de laboratoire. Marie est socialement exclue pour une histoire d'amour illicite et Blanche ardemment désirée par son ancien médecin. Leurs expériences d'amours compliquées et leur fascination mutuelle les réunissent autour du mystérieux radium fluorescent.
Le 4e Concours International de Piano de Hong Kong, qui devait se dérouler sous la présidence de Vladimir Ashkenazy du 10 au 27 octobre, vient d'être annulé "en raison des événements.
Le chef d'orchestre italien Daniele Gatti (54 ans) succèdera à Mariss Jansons à la tête de l'Orchestre Royal du Concertgebouw d'Amsterdam à partir de mars 2015.
Daniele Gatti est aussi à la tête de l'Orchestre National de France (Paris).
Le 3 septembre dernier, l’acte constitutif de la Fondation pour la Cité de la Musique de Genève a été signé et son inscription au Registre du Commerce est intervenue le 16 septembre suivant. L' idée de construire à Genève une nouvelle salle de concerts classiques est née il y a 18 mois environ à l’initiative de Me Bruno Mégevand, passionné de musique classique et président de la Société Gustav Mahler de Genève qui a rapidement partagé ses réflexions avec MM. Steve Roger, administrateur de la société Caecilia, Henk Swinnen, directeur général de l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR), ainsi qu’avec Me David Lachat, membre du bureau de la FOSR et président de la Haute Ecole de Musique de Genève (HEM). Ils sont partis du constat que le Victoria Hall n’était plus adapté aux réalités contemporaines malgré les améliorations subies depuis son inauguration voilà environ 125 ans. Leur but : permettre à l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR) de se produire dans des conditions optimales pour un public confortablement installé, offrir la possibilité aux grandes phalanges internationales d’accepter plus facilement les engagements et pouvoir envisager la création d'un festiva. A cela s’est ajoutée une réflexion plus globale, tendant à inclure dans ce projet les bâtiments nécessaires à la HEM de Genève. C’est donc une véritable Cité de la Musique qui est envisagée, haut lieu de la musique classique à Genève, vivant et dynamique. Une construction qui soit aussi un geste architectural fort et devienne un bâtiment emblématique de Genève, apte à faire rayonner la ville à l’étranger.
Conscients qu’il était illusoire de solliciter les finances publiques, les initiateurs ont sensibilisé plusieurs mécènes potentiels. Le complexe musical sera érigé entièrement et uniquement avec des fonds privés. Les pouvoirs publics soutiennent l'entreprise et participent à la recherche d'un emplacement. Le versant architecural est pris en mains et, au plan juridique, il a été décidé de créer une fondation, structure la plus adéquate pour "créer [...] une Cité de la Musique comprenant notamment : une salle de concerts répondant aux exigences internationales, susceptible d’accueillir de grands orchestres et, de manière permanente, l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR) ; dans toute la mesure du possible les locaux de la Haute Ecole de Musique de Genève (HEM) ; toutes les infrastructures nécessaires au bon fonctionnement de cette Cité de la Musique, ainsi que tous autres locaux utiles à son rayonnement (…) ; réfléchir à de nouvelles utilisations pour le Victoria Hall". Ce dernier, lieu de vie musicale cher aux genevois, devra poursuivre ses activités de salle de concerts, mais adapté aux nouvelles circonstances.
La nouvelle salle de concert de 1800 places du NOSPR (Polish National Radio Symphony Orchestra) a ouvert hier soir à Katowice (siège du NOSPR). Au programme de cette inauguration: le premier concerto pour piano de Brahms (soliste: Krystian Zimerman), la Neuvième de Beethoven et des oeuvres des compositeurs polonais Penderecki, Kilar et Górecki. A la tête de l'orchestre, Alexander Liebreich.
Il a démissionné après avoir déclaré que les résultats des demi-finales avaient été manipulés au profit des candidats italiens. "Ce qui s'est passé à Monza est une honte [...]. Je ne peux pas faire face à de jeunes étudiants, qui travaillent durement et mettent en jeu tout leur talent et toute leur énergie pour être finalement trompés par des personnes qui ne sont là pour servir leurs propres intérêts" a-t-il confirmé.
Selon nos collègues de ResMusica, la direction de la musique de Radio-France est hors de contrôle : François Dru, recruté le 10 septembre au poste de Chargé de mission auprès du Directeur de la musique Jean-Pierre Rousseau, a été remercié après trois semaines de fonction. Après le départ d’Eric Montalbetti, les tensions avec le chef Mikko Franck et le préavis de grève déposé par les musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Radio-France pour le concert de ce 3 octobre à Pleyel, ce nouveau clash interpelle et pose question sur les méthodes de management de la Direction de la musique de Radio-France.
Conseiller artistique à l’Orchestre National de Lyon aux côtés du chef d’orchestre Leonard Slatkin puis Administrateur artistique à l’Orchestre de Paris aux côtés de Paavo Jarvi, François Dru est un manager expérimenté. S'agit-il d'une tentative de diversion envers les musiciens du Philharmonique de Radio-France et de leur Directeur musical désigné Mikko Franck?
Un article du Figaro évoque un retour à une « direction spécifique pour chaque orchestre ». Un gâchis, écrit François Dru sur son mur Facebook, digne des "méthodes d’Ancien Régime". Et le Figaro de poursuivre en évoquant un directeur, "connu pour son caractère autoritaire: de ceux qui ne partagent pas le pouvoir".
Les prochaines heures nous diront sans doute si Jean-Pierre Rousseau trouvera en Belgique un comité de soutien...