Le Journal

Un Grammy pour Yannick Nézet-Séguin

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Le chef d’orchestre montréalais Yannick Nézet-Séguin a remporté un prix Grammy pour le meilleur disque d’opéra de l’année.

Acceptant son prix aux côtés de la soprano Latonia Moore et du producteur David Frost, Yannick Nézet-Séguin a tenu à rendre hommage au compositeur de l’opéra, Terence Blanchard, ainsi qu’à son mari, Pierre Tourville, aussi chef de chœur de l’Orchestre Métropolitain.

Le trophée du meilleur disque d’opéra, pour l’album Blanchard : Champion, avec l’orchestre et le chœur du Metropolitan Opera, qu’il dirige depuis 2018, s’ajoute à une belle collection de gramophones dorés pour Yannick Nézet-Séguin.
Le chef est ainsi récompensé pour la quatrième fois par la Recording Academy pour son travail.

Création à Madrid

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Ce 8 février prochain, le cycle Liceo de Cámara XXI du Centre National de Diffusion Musicale (CNDM) accueille la première absolue du Quatuor à cordes n°4 « Still Flying » de la compositrice et chef d'orchestre grecque Konstantia Gourzi.
L'œuvre est une commande du CNDM et du Quatuor Quiroga, qui présentera cette première mondiale dans la Salle de Chambre de l'Auditorium National de Madrid.
Konstatia Gourzi souligne que Still Flying est une œuvre inspirée d'un dessin du même titre de mon frère Yannis Gourzis, avec un ange qui survole les ruines de la guerre, mais transmet l'espoir.
C'est une composition structurée en huit miniatures, qui se jouent les unes après les autres, sans interruption.

Florilège à l'IMEP

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  • Finale du CIALN Le dimanche 11 février à 17H00, après une semaine de sélection, cinq finalistes tenteront de convaincre le jury et le public pour remporter la première place de ce concours. Venez dès lors assister à la grande finale du Concours International d’Art Lyrique de Namur avec les musiciens de l’orchestre de l’Opéra Royal de Wallonie sous la direction de Ayrton Desimpelaere. (Lieu: Salle du Grand Manège – Namur Concert Hall)

Grand Manège – Namur Concert Hall
Plein tarif : 1re cat 24€ ; 2e cat 18€ ; 3e cat 14€ ; 4e cat 13€ + 65 ans : 1re cat 21€ ; 2e cat 17€ ; 3e cat 13€ ; 4e cat 11€ - de 20 ans et étudiants : gratuit
Réservations (info@grandmanege.be ou par téléphone au 081 27 40 60)


Le 12/02
Conférence par Gilles Herbillon : "Champs de compétences d'un                   enseignant". Cette conférence se déroulera de 10h à 12h - 13h30-17h30  Masterclasse           de Trompette


MIDIMEP
le 13/02 à 12H30 la Sonate de Maurice Ravel pour violon et piano par            Leonid Anikin (violon) et Marceau Scholzen (piano) Gratuit - Sans réservations.

    Audition: « Pianistes, en piste! » Le jeudi 15/02 2024 à 14H00 - Salle de                 concert de l’IMEP. Cette nouvelle formule de concert proposée par les professeurs de           piano de l’IMEP offre la possibilité à un étudiant de chacune des trois classes de jouer        un programme qu’il doit interpréter prochainement en concert ou en concours. Se                 joindra à ces trois étudiants un jeune talent extérieur à l’IMEP, pour un beau moment de      rencontre musicale et de partage autour de l’instrument.

Pianiste de l’IMEP: Nicolas Aubert, Abraham Hernandez, Maura Cosnefroy - Pianiste invitée: Risa Ando (Japon/France) Œuvres de Haydn, Chopin, Liszt, Ravel… Tous les étudiants et professeurs de l’IMEP sont les bienvenus! Audition ouverte au public extérieur à l'IMEP. Entrée gratuite - Sans réservations

     Audition commentée: « L’instant précis où Monet entre dans l’atelier »
     Jeudi 15/02 2024 à 19h

     Salle de concert de l’IMEP

    Dans « L'instant précis où Monet entre dans l'atelier », l’auteur belge Jean-Philippe              Toussaint donne à voir les derniers instants de Monet dans son atelier, son rapport à la         vie, à la création et au chromatisme. La lecture du texte est agrémentée de pièces de             musique contextuelle jouées par des étudiants de l’IMEP. Avec la participation de Elsa         de Lacerda (violon) et Selim Mazari (piano), texte sera lu par Camille de Rijck. 

   Concert par l'Harmonie de l’IMEP Vendredi 23/02 2024 à 20H00 - Grand            Manège – Namur Concert Hall - Direction: Yves Segers

    Au programme: Le cheval de bronze - D. Auber - A Colour Symphony - P. Sparke - Mars      (The Planets) - G. Holst - Suite de Moscow Cheriomushki - D. Shostakovich

    Plein tarif : 1re cat 24€ ; 2e cat 18€ ; 3e cat 14€ ; 4e cat 13€ + 65 ans : 1re cat 21€ ; 2e cat      17€ ; 3e cat 13€ ; 4e cat 11€ - de 20 ans et étudiants : gratuit 

    Réservations obligatoires (info@grandmanege.be ou par téléphone au 081 27 40 60)

Décès de Hannele Angervo-Segerstam à 80 ans

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Étudiante galamienne à Juilliard de 1963 à 1965, Hannele remporte un concours national en 1967 et se lance dans une carrière solo, créant les œuvres de nombreux compositeurs finlandais. Elle fut également très appréciée de Salonen, Berglund, Saariaho et Lindberg entre autres et fit plusieurs collaborations avec Lutoslawski et Kagel.

Elle a été violon solo de l'opéra national finlandais et de l'orchestre symphonique de la radio, ainsi que professeur à l'Académie Sibelius.

Elle a été mariée de 1964 à 1999 au chef d'orchestre Leif Segerstam. Ils ont eu deux enfants.

"Sinfonietta avec Banjo op. 37" (Première musique radiophonique) de Max Butting, 95 ans

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Max Butting est un compositeur allemand, né le  et mort à Berlin le .

Fils d'un quincailler et d'une professeur de piano, Max Butting reçoit ses premières leçons de piano de sa mère puis plus tard, de l'organiste Arnold Dreyer. À la suite de ses études au lycée (Realgymnasium), il étudie à l'académie de composition (Akademie der Tonkunst) de Munich de 1908 à 1914. Il y prend des cours de composition avec Friedrich Klose ; de direction avec Felix Mottl et Paul Prill ; ainsi que de chant avec Karl Erler. À l'Université de Munich il suit occasionnellement des cours de psychologie, de philosophie et de musicologie. Il doit sa formation de compositeur en grande partie aux cours particuliers que lui dispense Walter Courvoisier, désigné à Butting après la brouille de celui-ci avec Klose.

Lors de la Première Guerre mondiale, Max Butting est réformé en raison de sa faible constitution physique. Il retourne en 1919 à Berlin, où il assistera son père dans ses affaires jusqu'en 1923, après que celui-ci l'a instamment appelé. On lui laisse toutefois le temps libre nécessaire à son activité de compositeur. Rapidement il va nouer des contacts avec d'autres artistes, entre autres avec Walter Ruttmann et Philipp Jarnach. Il adhère en 1921 au Novembergruppe, dont il dirige la formation musicale jusqu'en 1927. En 1925, il travaille en outre comme critique musical dans les Sozialistischen Monatsheften (Cahiers Mensuels Socialistes). Son œuvre obtient un grand succès à la suite des représentations données lors des festivals de musique de la Gesellschaft für Neue Musik (« Société pour la musique contemporaine ») - dans laquelle il travaille en tant que membre de la direction de la section allemande de 1925 à 1933, - et du Donaueschinger Musiktagen (Festival de Donaueschingen). En 1929, le concert de sa troisième symphonie dirigée par Hermann Scherchen à Genève lui confère une reconnaissance au niveau international. La même année, Butting devient président suppléant de la Genossenschaft deutscher Tonkünstler (« comité allemand des compositeurs »).

Max Butting est l'un des premiers compositeurs à s'être intensivement investi dans le média de la radiodiffusion. Ainsi participe-t-il à la programmation culturelle de l'heure radiophonique (Funkstunde) entre 1926 et 1933, et dirige-t-il un studio d'interprétation radiophonique au conservatoire de musique Klindworth-Scharwenka. D'autre part, à l'office d'expérimentation radiophonique (Rundfunkversuchsstelle) du conservatoire de musique de Berlin, il tient des cours avancés de composition radiophonique, auxquels prend part entre autres Ernst Hermann Meyer.

En  Butting est encore nommé membre de l'académie prussienne des arts même s'il apparait indésirable aux national-socialistes peu après qu'Hitler arrive au pouvoir. Butting pourra encore travailler dans la société des droits d'auteur STAGMA jusqu'en 1938. Il doit par la suite vivre à nouveau de la quincaillerie de son père, qu'il a cédée en 1932 à un associé et qu'il reprend alors à son compte début 1939. Afin de garantir le bon fonctionnement de son affaire ainsi que ses propres conditions d'existence, il se trouve finalement contraint d'adhérer au parti nazi.

Après la Seconde Guerre mondiale, Max Butting abandonne son activité professionnelle et passe sa vie en tant que compositeur à Berlin-Est. En 1948 il devient membre de l'association culturelle et directeur de la programmation du comité radiophonique national de la RDA. En 1950 il est membre fondateur de la Deutsche Akademie der Künste (« Académie allemande des arts »), dont il est président entre 1956 et 1959, et membre directeur de l'association des compositeurs et arrangeurs allemands (VdK der DDR) ainsi que représentant du conseil de la société de protection des droits de représentation (Anstalt zur Wahrung der Aufführungsrecte - AWA) à partir de 1951. En RDA, Max Butting est honoré à de nombreuses occasions : il est décoré en 1961 de l'ordre national du mérite (de) d'abord en argent puis en or, nommé docteur d'honneur de la faculté de philosophie de l'Uiversité Humboldt de Berlin en 1968, et récipiendaire du prix national de la RDA en 1973.

La musique de Butting se rattache dans un premier temps à celle d'Anton Bruckner et de Max Reger, puis se rapproche dans les années 1920 de courants plus modernes. Petit à petit il est parvenu à développer un style personnel prononcé, principalement marqué par une composition contrapuntique se tenant à égale distance du néoclassicisme et de l'expressionnisme. La forme métrique est habituellement riche et contient souvent des changements de mesure. L'harmonie se meut à l'intérieur d'une tonalité perçante et souvent dissonante. On y trouve occasionnellement des thèmes chromatiques, comme par exemple dans la symphonie n° 9, sans jamais pour autant basculer vers un thème dodécaphonique, à l'instar d'Arnold Schoenberg à l'égard duquel Butting est admiratif mais demeure critique. Formellement, le compositeur s'oriente ver des modèles traditionnels, comme la forme sonate en la modifiant toutefois régulièrement jusqu'à l'abandonner dans plus d'une œuvre au profit de formes de développement sans interruption. Il s'est toujours efforcé de trouver une solution formelle particulière pour chaque œuvre, et à ce titre, son travail symphonique peut passer pour exemplaire : toutes les possibilités de la forme cyclique, du simple mouvement au cinq mouvements y sont représentées.

Compositeur modérément productif avant 45 et presque réduit au silence durant la période nazie, Butting connait un nouvel élan créatif après la fin de la guerre. On peut expliquer que la plupart de ses œuvres furent composées en RDA par le fait que le compositeur se fit un devoir d'écrire de la "musique utile" ("Gebrauchsmusik"), répondant aux exigences de l'État concernant un art populaire et à la portée de tous. Il s'attacha ainsi à certaines de ses œuvres stylistiquement proches d'une musique élaborée de divertissement qui étaient tout d'abord destinées à la radio dès la fin des années 1920.

Au cœur de l'œuvre de Butting se trouvent les dix symphonies qui firent de lui l'un des compositeurs symphoniques allemands les plus importants de sa génération. Parmi celles-ci on compte une symphonie de chambre pour treize instruments solistes, deux sinfoniettas et un triptyque pour grand orchestre.
D'autre part Butting a avant tout écrit des œuvres de musique de chambre, parmi lesquelles dix quatuors à cordes se distinguent. Il faut encore citer un concerto pour piano ainsi qu'un concerto pour flûte, de nombreuses pièces d'orchestre, principalement des œuvres pour piano tel que l'oratorio "Das Memorandum", l'opéra "Plautus im Nonnenkloster" d'après Conrad Ferdinand Meyer et plusieurs cantates.

 

Kurt M. Atterberg, 50 ans

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Kurt Magnus Atterberg (né à Göteborg le 12 décembre 1887 – mort à Stockholm le 15 février 1974) est un compositeur et un chef d'orchestre suédois.

Atterberg étudie le violoncelle et en joue parfois dans l'orchestre. Il publie sa première œuvre en 1908 : Rhapsodie pour piano et orchestre opus 1.
En 1910, il présente sa Rhapsodie et une version inachevée de sa première symphonie opus 3, pour le concours d'admission au Conservatoire de Stockholm. Il y étudie la composition et l'orchestration avec Andreas Hallén (1846-1925) et parallèlement, l'année suivante, obtient son diplôme d'ingénieur à l'Institut Royal de Technologie.

De 1912 à 1968, Atterberg est employé au bureau suédois des brevets.
En 1912, il achève et dirige sa première symphonie.

De 1916 à 1922 il est le chef de l'Opéra Royal de Stockholm.
Après la guerre et jusqu'en 1957 il exercera aussi le métier de critique dans un journal de la capitale (Stockholmstidningen).

En 1924, Atterberg participe à la fondation de la Société des compositeurs suédois et de la Société pour les droits d'interprétation. En 1926, il est nommé membre de l'Académie Royale suédoise de musique et il en deviendra le secrétaire perpétuel de 1940 à 1953.

Bien qu'ayant dirigé dans les grandes capitales d'Europe, le nom de Kurt Atterberg ne fut découvert par le public qu'en 1928 : lors du centenaire de la mort de Schubert, la Columbia lui offrit le Premier Prix, doté de 2000 livres (10 000 dollars) pour avoir terminé la Symphonie Inachevée. Grâce à cette dotation, il compose une œuvre qui n'est autre que sa Symphonie no 6 plus connue sous-titrée « Dollar Symphony ». Créée à Cologne par Abendroth, elle est gravée par Sir Thomas Beecham, Arturo Toscanini et Atterberg l'enregistra lui-même plus tard.

Un Prix Atterberg (sv) a été institué et il est décerné chaque année depuis la mort du compositeur. Il récompense des compositeurs suédois.

Atterberg a composé dans un style romantique que l'on peut rapprocher de celui des musiciens du courant nationaliste nordique, notamment Edvard Grieg ou Jean Sibelius. On retrouve cependant chez lui à la fois des influences plus diversifiées dont il se réclame lui-même : les Russes, Brahms et Reger et il est pourvu d'une grande imagination, tant sur le plan thématique qu'orchestral.

Il est l'auteur de neuf symphonies, un concerto pour violon, un concerto pour piano, un concerto pour violoncelle, ainsi que de nombreuses autres œuvres.

Elles n'ont, pour la plupart, été éditées qu'une seule fois en disque compact (Naxos). L'intégrale des symphonies, ainsi que les concertos pour violon et piano ont été édités par CPO en 2005 et 2006.

 

Vittorio Gnecchi, 70 ans

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Vittorio Gnecchi Ruscone, né le  à Milan et mort le est un compositeur italien.

Fils et petit-fil d'industriels importants ayant bâti leur fortune dans le textile, Gnecchi naît dans un milieu bourgeois et aisé. Montrant un grand intérêt et de réelles aptitudes pour la musique, le jeune Vittorio effectue des études musicales privées, notamment avec Michele Saladino, lequel est surtout connu pour avoir dispensé ses enseignements à Pietro Mascagni et à Italo Montemezzi.

Il fit représenter un opéra lors d'une soirée privée, alors qu'il n'avait que 19 ans : une petite pastorale intitulée Virtù d'amore. Cette œuvre attira sur lui l'attention du monde musical de l'époque. Vittorio Gnecchi obtient alors un contrat avec les prestigieuses éditions Ricordi.

L'épisode le plus marquant de sa carrière est l'opéra Cassandra, représenté au début du xxe siècle. Cette œuvre, bien qu'antérieure de 5 ans à Elektra de Richard Strauss, montre beaucoup de points communs musicaux et stylistiques avec l'œuvre du compositeur allemand, qui s'est toujours défendu d'avoir entendu une note de Gnecchi. Un critique italien, Giovanni Tebaldini, établit un tableau mettant en parallèle les grandes ressemblances entre les deux œuvres. Paradoxalement, c'est l'auteur de Cassandra qui fut accusé de plagiat, ce qui paraît absurde car Cassandra (écrite en 1903), fut jouée pour la première fois le Elektra en 1909.

La chance ne jouait pas en la faveur de Vittorio Gnecchi : il fut abandonné par ses compatriotes, Arturo Toscanini refusant de diriger sa musique, par exemple. Il écrivit encore quelques opéras, (La Rosiera en 1909, puis Judith, qui commencé en 1914, ne fut représenté que 38 ans après, en 1952) et finit par tomber dans un oubli total, même si son chef-d'œuvre Cassandra est parfois enregistré, au moins à titre de comparaison avec l'opéra de Richard Strauss.

Notons qu'il collabora avec Luigi Illica, le librettiste des plus grands succès de Giacomo Puccini.

La musique de Vittorio Gnecchi est très empreinte d'un esprit, d'une forte influence germanique, ce qui lui fut reproché de son vivant. Il fait grand usage de la mélodie continue et des leitmotivs, le tout se glissant dans une orchestration très fournie. Néanmoins, comme d'autres compositeurs italiens de son époque très attirés par le wagnérisme, il garde des liens étroits avec une certaine tradition mélodique typique de ses origines. Il ouvre la voie à des compositeurs tels que Riccardo Zandonai ou Italo Montemezzi.

Contrairement à beaucoup d'autres musiciens de son pays qui ne se vouaient exclusivement qu'à la composition d'opéras, il ne se consacra pas qu'à ce genre, puisqu'on lui doit entre autres un ballet, Atlanta datant de 1929, et une Cantata Biblica de 1934, sans compter diverses pièces symphoniques.

Grazyna Bacewicz, 115 ans

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Grażyna Bacewicz, née le 5 février 1909 à Łódź et décédée le 17 janvier 1969 à Varsovie, est une compositrice, violoniste et professeure polonaise. Elle fut, après Maria Szymanowska, la deuxième compositrice polonaise à atteindre une renommée nationale et internationale.

Son père Vincas Bacevičius et son frère Vytautas, aussi compositeurs, ayant la nationalité lituanienne, portent le nom de Bacevičius. C'est son père qui lui donne ses premières leçons de piano et de violon. En 1928, elle entre au Conservatoire de Varsovie où elle étudie le violon avec Józef Jarzębski, le piano avec Józef Turczyński et la composition avec Kazimierz Sikorski. Parallèlement, elle étudie la philosophie à l'Université de Varsovie. Elle obtient en 1932 ses diplômes en violon et composition.

Après avoir reçu une bourse accordée par Ignacy Jan Paderewski, elle poursuit sa formation à Paris, à l'École normale de musique de 1932 à 1933, avec Nadia Boulanger (composition) et André Touret (violon). Elle retourne brièvement en Pologne pour enseigner à Łódź. En 1934, elle revient en France pour étudier auprès du violoniste hongrois Carl Flesch, de passage à Paris.

Ses études terminées, Bacewicz a eu une grande activité musicale comme soliste, compositrice, membre de jury. De 1936 à 1938, à la demande de Grzegorz Fitelberg, son chef d'orchestre, elle est premier violon de l'orchestre de la radio polonaise. Ce poste lui donne l'occasion de faire entendre une série de ses compositions.

Durant la Seconde Guerre mondiale, elle vit à Varsovie, continuant à composer et donnant des concerts en secret.

Après la guerre, elle obtient un poste de professeure au Conservatoire d'État de musique à Łódź. Son activité musicale se centre sur la composition, encouragée par de nombreux prix et commandes. En 1946, elle interprète aux Concerts Lamoureux, le Concerto pour violon no 1 de Szymanowski à Paris, sous la direction de Paul Kletzki.

Finalement, elle se retire de la scène pour la composition, devenue sa seule occupation en 1954, après qu'elle a été sérieusement blessée dans un accident de voiture. Elle meurt à Varsovie en 1969.

Bacewicz est aussi l'autrice de nouvelles, romans et textes autobiographiques. Modeste, elle parlait peu de ses compositions, excepté durant les trois dernières années de son enseignement au conservatoire.

Grażyna Bacewicz était considérée par Witold Lutosławski comme « une éminente compositrice polonaise du vingtième siècle et l’une des plus grandes femmes compositeurs de tous les temps. »

Grażyna Bacewicz a laissé plus de 200 compositions essentiellement instrumentales, sauf quelques rares œuvres pour la scène. Le style a évolué à partir d'un néo-classicisme teinté de musique populaire (1932–1944) : peu d'œuvres de cette époque ont été publiées, mais le Quintette à vent (1932) est le plus représentatif du genre. La période de la guerre montre une grande énergie.

La période suivante (1945–1959) accentue le caractère très personnel des productions avec une proximité avec le langage de Szymanowski (malgré les contraintes du réalisme socialiste, imposées entre 1949 et 1954). C'est de cette période que datent les grandes œuvres symphoniques comme la Troisième symphonie, le Concerto pour orchestre à cordes et le Troisième quatuor à cordes.

L'idiome de Bacewicz évolue jusqu'à la nouvelle musique (1960–1969)1, notamment dans le cadre du sérialisme (Quatuor à cordes no 6). La dernière période est marquée par des auto-emprunts et l'incertitude quant à l'orientation qu'elle pouvait prendre.

Carl Teike, 160 ans

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Carl Albert Hermann Teike (né le 5 Février 1864 à Stettin - mort le 22 mai 1922 à Landsberg) était un compositeur allemand qui a écrit plus de 100 marches militaires et vingt œuvres de concert.

Fils d'un forgeron à Stettin-Altdamm, Poméranie, Teike était le quatrième des 14 enfants de sa famille. Il a commencé à étudier la musique quand il avait 14 ans, en jouant de divers instruments. Quand il eut 19 ans, il rejoint l'armée de Wurtemberg en tant que musicien dans le 123e Régiment de König Karls. Il a été en poste  à la ville souabe d'Ulm, où il a également joué du cor français et des percussions pour les orchestres de théâtres locaux.

Teike a commencé à écrire des marches militaires, dont une en 1889 qui serait finalement nommée Alte Kameraden (Vieux camarades). À la désapprobation de son chef d'orchestre pour cette composition, Teike démissionné de l'armée. Un éditeur a acheté le morceau pour vingt Goldmark allemands. Alte Kameraden devint plus tard l'une des marches les plus populaires dans le monde.

Teike est devenu agent de police à Ulm et a épousé la fille de son propriétaire. Ils se sont déplacés à Potsdam dans le Brandebourg en 1895, où il a continué à travailler comme agent de police jusqu'à ce que la maladie le conduise à la démission en 1908. Il a finalement commencé à travailler comme  employé des postes à Landsberg an der Warthe dans l'Est du Brandebourg, où il mourut en 1922.

Outre Alte Kameraden, sont toujours célèbres les marches Graf Zeppelin, In treue Fest, Prinz Wilhelm...

Opera ! Award pour le Festival d'Opéra baroque de Bayreuth

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Le Festival d'Opéra baroque de Bayreuth a reçu le 29 janvier l'Opéra ! Awards 2024 dans la catégorie « Meilleur Festival ». Le raisonnement du jury : Le fait que Max Emanuel Cencic ait repris la direction artistique est une chance pour ce festival encore jeune. L’opéra baroque est rarement vécu comme étant plein d’esprit, divertissant, virtuose et avec un lien aussi vital avec le présent qu’ici.

L'édition 2024 du festival proposera à nouveau deux productions d'opéra scéniques : Ifigenia in Aulide de Nicola Antonio Porpora sera redécouverte après près de 300 ans dans une nouvelle production du directeur artistique Max Emanuel Cencic.
Avec Orlando Furioso d'Antonio Vivaldi, une coproduction internationale avec le Teatro Comunale di Ferrara arrive également pour la première fois à l'Opéra Margravial.
De nombreuses autres manifestations, dont sept concerts, explorent le baroque Bayreuth sur plusieurs lieux de représentation.