Le Journal

Bertrand de Billy quitte à son tour le Staatsoper de Vienne

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Après Franz Welser-Möst le 5 septembre dernier, c'était au tour du chef d’orchestre Bertrand de Billy d'annoncer lundi 15 septembre la fin de sa collaboration avec l’Opéra d’État de Vienne suite à un désaccord persistant avec Dominique Meyer, directeur général de l’opéra. « Aussi longtemps que Dominique Meyer sera à la direction de l’Opéra d’État de Vienne, je ne reviendrai pas » a-t-il annoncé au journal viennois Kurier.
La mésentente entre Bertrand de Billy et Dominique Meyer est survenue en mars dernier, lors de la préparation de la production de Lohengrin. Le metteur en scène, Andreas Homoki a remanié le 3ème acte de l'œuvre, entraînant la révision de la partition, ce que Bertrand de Billy ne pouvait accepter « il ne s’agit pas d’un caprice lié à une petite coupe dans le 3e acte. Il s’agit de réagir à un problème plus général de l’Opéra. Le chef d’orchestre n’est plus considéré comme un maître d’œuvre important ». Selon le journal Kurier, Bertrand de Billy ne serait pas en manque d'engagementsaurait. Il est attendu à l'Opéra de Francfort, au Royal Opera House et au Metropolitan Opera de New York. L'Opéra national de Paris reste par ailleurs un lieu de travail familier.

Ars Musica 'Mini-Maxi' sous le signe de la découverte et de l'ouverture

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Du 14 au 30 novembre 2014 se tiendra la 26ème édition du festival international de musique contemporaine Ars Musica.
Plus de 50 concerts et colloques dans une vingtaine de lieux culturels à Bruxelles, Charleroi, Mons, Liège… sont au programme de cette édition baptisée « Mini-Maxi ».
Lors de cette seconde quinzaine de novembre, Ars Musica jettera des ponts entre le courant minimaliste américain né dans les années '60 et le mouvement Maximalist ! belge, ensemble qui vit le jour avec les premières créations chorégraphiques d’Anne Teresa de Keersmaeker, et qui sera l’écrin sonore d'oeuvres nouvelles aux esthétiques plurielles.
Parmi les points forts de l’édition 2014 du festival, il est à noter la présence du Kronos Quartet le 16/11 à l’Ancienne Belgique, mais aussi la venue de Présences Electronique du GRM qui, après Genève, poursuivra à La Raffinerie les 28 et 29 novembre prochains son "aventure" européenne amorcée en 2013.
Enfin un « Pierrot Lunaire » revisité permettra au spectateur de se replonger via 22 compositeurs différents dans autant de poèmes du symboliste belge Albert Giraud, poèmes qui constituèrent en partie le cycle original de cette célèbre pièce écrite par Schönberg au début du XXème siècle. Ce «Pierrot Rewrite» est prévu pour le 30 novembre aux Halles de Schaerbeek.
Une édition placée sous le signe de la découverte et de l’ouverture
La découverte sera l’un des maîtres mots de l’édition 2014 lors de laquelle le spectateur sera invité à explorer sans retenue tout ce qui constitue aujourd’hui le répertoire contemporain. Les musiques improvisées avec notamment Noël Akchoté, l’acousmatique, les musiques électroniques lors de la soirée du Centre Henri Pousseur à La Raffinerie le 21/11, sans oublier la musique symphonique et chambriste.
Un festival de découverte donc qui ne manquera pas également de mettre la jeune génération de compositeurs à l’honneur. Sarah Wéry, Alithéa Ripoll ou encore Pierre Slinckx pour ne citer qu’eux, permettront au festival d’ouvrir une véritable fenêtre sur la jeune création.
Ce mois de novembre sera aussi celui de l’ouverture pour Ars Musica. Une ouverture qui se traduit aussi dans le choix des lieux qui accueilleront les soirées de l’édition 2014.
En effet, Mini-Maxi a décidé de venir explorer plusieurs endroits traditionnellement peu habitués à la musique contemporaine, à l’image de l’Ancienne Belgique ou Recyclart, sans pour autant renier les lieux historiquement liés à l’événement à l’instar de Bozar ou de la Salle Philharmonique de Liège.
le programme online sur http://www.arsmusica.be

Le Concours Musical International de Montréal, chant 2015

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Le Concours Musical International de Montréal (CMIM) révèle l’identité des membres de son jury international et annonce l’ouverture des inscriptions à son édition Chant 2015, qui se déroulera du 25 mai au 5 juin. Dès aujourd'hui, les jeunes chanteurs lyriques du monde entier sont invités à poser leur candidature et à venir vivre une aventure incomparable à Montréal, tout en profitant des nombreuses opportunités qu’offre cette porte d’entrée privilégiée vers l’Amérique du Nord.
Présidé par André Bourbeau, cofondateur et président du CMIM, le jury de l’édition Chant 2015 réunira le directeur artistique et chef d’orchestre David Agler (Canada); le chef d'orchestre Richard Bonynge (Australie); l’administrateur d’opéra et conseiller artistique Brian Dickie (Angleterre); le ténor Ben Heppner (Canada); le baryton Wolfgang Holzmair (Autriche); la mezzo-soprano Marilyn Horne (États-Unis); la basse Joseph Rouleau (Canada); la mezzo-soprano Birgitta Svendén (Suède) et la soprano Deborah Voigt (États-Unis).
Les règles et conditions de participation, le répertoire requis et le formulaire d’inscription sont disponibles en ligne sur le site du CMIM. Le Concours recevra les inscriptions jusqu’au 15 décembre 2014. Suite à une étape préliminaire de sélection sur vidéo, 24 chanteurs seront invités à Montréal pour participer à l’épreuve quart de finale. Le transport et l'hébergement seront offerts aux candidats retenus, selon les modalités du Concours. Les finalistes et les lauréats se produiront à la Maison symphonique, avec l’Orchestre symphonique de Montréal.
+ Date limite d'inscription : 15 décembre 2014
+ Limite d'âge : 33 ans au 1er janvier 2015
+ Prix principaux : 1er prix : 30 000 $, 2e prix : 15 000 $, 3e prix : 10 000 $
+ Prix spéciaux : Prix pour le meilleur artiste canadien : 5 000 $, Prix pour le meilleur artiste québécois : 5 000 $,
Prix du public Radio-Canada : 5 000 $, Bourse du CMIM attribuée aux 3 finalistes non classés : 2 000 $
+ Répertoire, règles et formulaire d’inscription en ligne : www.concoursmontreal.ca
+ Renseignements : info@concoursmontreal.ca Tél. : +1 514 845-4108, poste 236

Des nouvelles de Benoît Mernier

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Benoît Mernier nous écrit :

"Le dimanche 21 septembre à 18 heures, j'aurai le plaisir de créer ma nouvelle pièce pour orgue intitulée "Pange lingua" lors d'un récital en la Basilique St Remi de Reims, sur le bel orgue signé Bertrand Cattiaux. Ce concert est organisé dans le cadre des Journées européennes du patrimoine et des Flâneries musicales de Reims. L'entrée est libre.
Cette création vient conclure un ensemble de 5 commandes passées par l'association "Renaissance des grandes orgues de la Basilique Saint-Remi de Reims" et créées depuis 2011. Chacun des 5 compositeurs (J.B. Robin, P. Farago, V. Paulet, T. Escaich et moi-même) a eu à écrire une nouvelle œuvre faisant référence ou s’inspirant d'une des 5 Hymnes pour orgue de Nicolas de Grigny, compositeur né et actif à Reims.
Pour répondre à cette commande particulière, plutôt qu’écrire une œuvre d’un seul tenant, j’ai préféré concevoir 4 parties séparées venant s'enchâsser dans l’Hymne Pange lingua de Grigny composée elle-même de 3 versets distincts. Mon idée reprend en quelque sorte le principe de l'alternatim pratiqué à l'époque. L'oeuvre, prochainement publiée aux Éditions Henry Lemoine, est dédiée à la mémoire de Jean Boyer, décédé il y a 10 ans, tout comme l'ensemble du concert qui fera alterner des oeuvres baroques marquées par l'inouï (Bruhns et Bach) et de la musique du XXème siècle (Alain, Messiaen).
Au plaisir de peut-être vous y retrouver.
Très cordialement
Benoît Mernier

Guidon Kremer et la Russie

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Réagissant à la situation politique actuelle entre la Russie et l'Ukraine, le violoniste Gidon Kremer change le programme de la Kremerata Baltica au Semperoper (Dresde) la semaine prochaine, pour donner à entendre l'expression d'une culture russe ouverte.
Avec "Gidon Kremer-ma Russie", il témoignera de son grand attachement à la culture russe et à l'expression musicale dont les valeurs sont, dit-il, en voie de disparition dans la Russie d'aujourd'hui. Le programme réunira Sofia Gubaidulina, Leonid Desyatnikov, Mieczyslaw Weinberg et Alexander Raskatov. En milieu, une conversation avec le public à laquelle sera associé le compositeur Leonid Desyatnikov, venu tout spécialement de Saint-Pétersbourg pour la circonstance.

Georges Prêtre annule tous ses concerts

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Georges Prêtre qui a fêté ses 90 ans le mois dernier s'est vu contraint d'annuler tous ses concerts. Il s'est cassé une jambe cet été et est en traitement jusqu'à la fin de l'année, période à laquelle il pourra reprendre le baguette.

Bons anniversaires !

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à Christoph von Dohnanyi (85 ans hier), Peter Maxwell Davies (80 ans hier) et Adam Fischer 65 ans aujourd'hui !

Peter de Caluwe et Paul Dujardin, docteurs honoris causa de l'ULB

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La séance académique de rentrée de l’Université Libre de Bruxelles se tiendra le vendredi 19 septembre prochain à 16h45 dans l'Amphithéâtre Henri Lafontaine sur le campus du Solbosch. Lors de cette séance de rentrée Peter de Caluwe et Paul Dujardin recevront les insignes de Docteurs honoris causa de l'ULB, en hommage à leur action culturelle et aux institutions qu'ils dirigent.
Peter de Caluwe (1963- ) a étudié la littérature et l'histoire du théâtre. Il consacre son mémoire de licence à l'histoire de la mise en scène. En 1986, Gérard Mortier l'engage au théâtre royal de La Monnaie comme dramaturge. Il part ensuite travailler au Nederlandse Opera à Amsterdam, où il occupera successivement les postes de directeur de la communication, de directeur du casting et de coordinateur artistique. En 2007, il est désigné Directeur général-intendant de La Monnaie. La même année, il reçoit le premier Master Honoris Causa de l'école supérieure des arts Saint-Luc à Bruxelles pour le nouveau souffle qu'il apporte à l'opéra. Un dynamisme qui permet à La Monnaie d'être désignée Maison d'opéra de l'année par le magazine allemand Opernwelt en 2011. Sur un plan plus personnel, Peter de Caluwe se voit aussi octroyer le titre de manager néerlandophone de l'année en 2012 par le Parlement flamand (La Monnaie compte quelque 400 employés). L'année suivante, l'Ambassadeur de France lui remet également les insignes français de Chevalier de l'ordre des Arts et des lettres pour son engagement au service de la culture européenne.
Paul Dujardin (1963- ) est titulaire d'une licence en histoire de l'art et archéologie (VUB, 1986) et d'un diplôme en sciences du management (Vlaamse Ekonomische Hogeschool, 1987). Impliqué dès le début de sa carrière dans l'univers musical et culturel, il fondera notamment le festival de musique contemporaine Ars Musica, qu'il coordonnera durant cinq ans. En 1992, il devient Directeur général de la Société Philharmonique de Bruxelles et responsable de la direction artistique et de la programmation de l'Orchestre national de Belgique. En 2002, il est nommé Directeur général du Palais des Beaux-Arts (BOZAR). Une institution culturelle qu'il a profondément rénovée et transformée. Grâce il son action, Bozar est ainsi aujourd'hui redevenu un haut lieu de la culture, à la réputation internationale. Paul Dujardin vient d'être reconduit pour un troisième mandat de six ans à la tête de cette prestigieuse institution. Il a été anobli par le Roi en 2009 et a reçu plusieurs ordres du mérite (Allemagne, Corée et Luxembourg) pour son action de coopération culturelle.
La séance de rentrée s'ouvrira avec un discours du président du Conseil d'administration, Alain Delchambre,  sur le thème "2014-2015: quels enjeux et défis pour une université ouverte ?". La parole sera ensuite donnée à des représentants des personnels, du corps scientifique et des étudiants. Le recteur Didier Viviers prononcera pour sa part un discours intitulé "Université et Culture" avant de remettre les insignes de docteur honoris causa à Peter de Caluwe et Paul Dujardin qui feront deux brèves allocutions sur le thème de la Culture.

Vous avez dit Rameau?

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Bruno Procopio dirigera l’opéra Renaud (1783) de A. Sacchini avec le Brazilian Symphony Orchestra à la fin de ce mois à Rio de Janeiro, puis un programme "Tout Rameau" avec l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège en décembre.

Des merveilles en legs

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La collection d' instruments de musique de Yale accueille une partie de la Collection Petryn. Vingt pièces, et non des moindres, lui ont été léguées au décès du propriétaire en octobre dernier. Il y a là des violons des maîtres italiens Nicolò Amati et Guarneri Andrea et trois archets signés de l'archetier français François Tourte.  Les Guarneri et Amati sont de magnifiques exemples de l'œuvre de deux grands représentants de l'école de Crémone, dans un état de conservation absolument parfait et leurs histoires respectives sont minutieusement tracées, documents à l'appui, depuis qu'ils sont sortis des ateliers il y a plus de quatre siècles.
La collection comporte encore deux violons allemands et douze archets de Jean Adam, Jacques Lafleur, François Nicolas Voirin, James Dodd, et Albert Nürnberger.