Le Journal

"Wagner_Reloaded" de Krystian Järvi. Quid?

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Krystian Järvi, chef principal du MDR Leipzig Radio Symphony Orchestra, célébrera Wagner dans sa ville natale, le 5 juillet, par un spectacle d'"art total", un spectacle multi-média regroupant musique, danse et opéra avec la musique de Wagner bien sûr (des extraits de la Walkyrie et du Rheingold) mais l'ensemble Apocalyptica pour les accents de hard rock et la troupe de danse de Gregor Seyffert. Pour le chef, ce mélange des genres correspond bien à l'esprit de Wagner qui ferait de la sorte s'il était toujours vivant: "je dirais que c'est une oeuvre d'art contemporain". "Nous venons de la musique classique mais bous ne passons pas notre vie dans le classique (...). J'ai choisi Wagner parce qu'il est le "Bad Boy" de la musique. Ce n'est pas sa musique que je préfère mais j'aime ce qu'il représente, le fait qu'il voulait être différent des autres et a été jusqu'au bout de son idée. Il a influencé l'histoire, il a influencé l'idée que les hens se font de l'opéra. Il était un visionnaire (...). Apocalyptica, Gregor Seyffert, les musiciens de l'orchestre et moi-même, venons tous de la musique classique. Nous avons tous une bonne base; il est temps maintenant de construire une maison sur elle. Et dans cette maison, il y aura de nombreuses chambres, dont une avec la musique heavy metal, l'une avec le jazz, l'une avec la musique classique. C'est mon monde, une nouvelle façon de comprendre la musique classique (...) La musique classique doit être pour tout le monde et ne devrait pas être une société fermée. Beaucoup de gens sont concernés par elle mais ils ne la connaissent pas assez, et certains la trouvent même ennuyeuse. C'est notre travail de la rendre disponible".

Les pouvoirs de la musique

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Sur le blog de Pierre Barthélémy (site du Monde - "Passeur de sciences") on peut écouter une interview-vidéo très intéressante de Pierre Lemarquis, neurologue à Toulon, dont un des thèmes préférés est l'action de la musique sur le cerveau.

"Quand on écoute une musique qui nous plaît, c'est-à-dire consonante, dit-il, la zone du cerveau relative au plaisir et à la récompense s'anime et nous donne envie de vivre car cette écoute stimule la sécrétion de substances chimiques, de neurotransmetteurs comme la dopamine (neurotransmetteur du désir), la serotonine que l'on trouve dans tous les antidépresseurs, les endorphines qui provoquent les "frissons" et calme la douleur, ainsi que l'adrénaline pourvoyeuse d'énergie.
Dès l'antiquité, ces bienfaits de la musique sont relatés notamment dans la Bible où David console Saul de sa tristesse et le guérit. La musique peut susciter tous les sentiments humains, depuis le suicide jusqu'à l'orgasme.
On connaît le cas de Farinelli poussant son contre-ut qui provoquait des sécrétions chimiques chez l'auditeur, le menant à tomber en syncope ou à connaître un orgasme musical. Farinelli fuit récupéré par le roi d'Espagne qui souffrait de mélancolie et, tous les jours, il lui chantait les quatre mêmes chansons tant et si bien que, guéri de sa mélancolie, le roi put continuer à régner. A l'inverse, on connaît le cas du chant Gloomy Sunday, un chant qu'un Hongrois composa en très peu de temps dans les années '30 après une dispute avec sa fiancée, un sombre dimanche. Une fois que la chanson fut transmise en radio, on enregistra une augmentation du taux de suicide et, notamment celui de sa fiancée et, beaucoup plus tard, de lui-même qui se jeta par la fenêtre. La musique, c'est quelque chose de vivant, c'est comme un médicament, quelque chose d'organique qui entre en nous et nous modifie.

Sur son bloc, Pierre Barthélémy ajoute : "il faut toutefois préciser que dans le cerveau, la musique ne joue pas forcément la mélodie du bonheur (pour rappel, ma dernière chronique sur la science improbable s'intitule "La musique country incite-t-elle au suicide?")".

Prix de la presse française décerné à La Monnaie

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L’ensemble de la presse française pour la musique, la danse et le théâtre a décerné le 24 juin son prix annuel pour les meilleures productions et interprétations de la saison 2012-2013. C’est la 50e édition de ce prix prestigieux du Syndicat de la Critique musicale, théâtrale et de danse de France.
La Monnaie s’est vue reconnue et récompensée pour son audace et la très haute qualité de l’ensemble de sa programmation de la saison 2012-2013. C’est la troisième fois que La Monnaie est distinguée par le Syndicat de la presse française ces dernières années, avec notamment les prix pour la réalisation d’Elektra en 2010 et de Parsifal en 2011.
Parmi les autres récompenses, la soprano Barbara Hannigan a été nommée « Artiste de l’Année » en particulier pour son interprétation du rôle-titre de Lulu dans la production de la Monnaie confiée à Krzysztof Warlikowski fin 2012 ; le dvd de la production du Grand Macabre à la Monnaie par La Fura dels baus a également reçu le prix pour la meilleure réalisation dvd. Enfin, d’autres artistes régulièrement invités à la Monnaie se sont vus récompensés, notamment le metteur en scène Joël Pommerat.
Peter de Caluwe a déclaré qu’il était très heureux et fier de recevoir ce prix au nom de tous les collaborateurs de la Monnaie, des artistes concernés et du public. « C’est une marque de reconnaissance importante pour notre maison, particulièrement pour une saison qui avait pris pour thème central un sujet sensible et difficile : notre intimité, nos secrets et nos faiblesses. Ce prix des instances culturelles françaises remis à une institution étrangère est un soutien bienvenu et précieux pour notre politique artistique. »

Audite fête ses 40 ans !

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"Label de l'Année" des ICMA 2013, le label Audite fêtait en belle santé son 40e anniversaire (voir article et photos sur le site icma-info.com.

On avait déjà pu lire dans ce journal la nouvelle collaboration entre Audite et le Festival de Lucerne ouvrant ses archives au label. Outre les enregistrements de Clara Haskil (Mozart, Concerto K. 466 avec Otto Klemperer) et Robert Casadesu (5e Concerto de Beethoven avec Dimitri Mitropoulos), le label a profité de son anniversaire pour annoncer encore d'autres joyaux parmi lesquels une production consacrée à Isaac Stern avec le Concerto pour violon de Tchaikovski  et le 2e Concerto de Bartok sous les directions respectives de Lorin Maazel et Ernest Ansermet.
Pour sa part, Siegwald Bütow, manager du WDR Sinfonieorchester, présentait l'"Edition Symphonies de Schumann" dirigées par Heinz Holliger. D'autres nouveaux enregistrements seront consacré à Sergiu Celibidache (un coffret de 12 CD) et l'"Edition Amadeus Quartet" considéré en son temps comme le maître du quatuor à cordes.

BON ANNIVERSAIRE !

 

Si tu ne vas pas à la musique... voir nos vidéos ci-dessous

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... la musique ira à toi.
L'été fait sortir les pianos ! Vous avez pu lire dans ce journal les pianos décorés de toutes les couleurs sur le parvis du Lincoln Center à New York sur lesquels les passants de tous bords, expérimentés ou pas du tout, avaient le loisir de caresser l'ivoire. Ce week-end, sur les places de Saint-Gilles (Bruxelles) les pianos étaient également de sortie.
A Amsterdam, c'est une pianiste russo-hollandaise, passionnée de Haendel qui a décidé d'accompagner son piano en sortie. Elle s'appelle Daria Van den Bercken et a fait des études tout ce qui a de plus sérieuses : conservatoire d'Amsterdam suivi de cours avec Menahem Pressler et de master classes avec, notamment, Murray Perahia, Leon Fleischer, Alicia de Larrocha,... et elle veut faire entendre au tout venant -c'est le cas de le dire- la musique de son compositeur préféré : Haendel. Son piano à queue est tiré par une voiture sur le plat pays d'Amsterdam.

Ou bien encore, elle accoste les passants dans la rue, leur signale où se trouve son appartement portes ouvertes, les invite à y entrer et là, sous couvert à présent, elle donne son petit concert.

Regardez, écoutez,... c'est tout à fait charmant !

Marcus Creed prolonge son contrat à Stuttgart

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Le chef d'orchestre principal de la SWR Stuttgart Vocal Ensemble, Marcus Creed, y a prolongé son contrat jusqu'à la fin de 2017. Il dirige l'ensemble depuis 2003. Pour le réalisateur Peter Boudgoust, Marcus Creed est l'un des principaux protagonistes de la scène chorale internationale et un phare pour l'Allemagne.

Le festival du Mai florentin est en liquidation.

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Le festival du Mai florentin est en liquidation. Cinq mois de négociations et d'efforts des musiciens (voir notre journal) n'ont pas suffi à sauver la Fondation lyrique et symphonique.

Daniel Bizeray succède à Alain Brunet à Ambronay

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Bizeray

Après une formation à l'Ecole Supérieur de Commerce de Paris et à l'Université Paris IX Dauphine, Daniel Bizeray a été directeur d'opéra et de théâtre pendant vingt ans  (à Rennes, Rouen et Saint-Etienne). Directeur artistique à la Fondation Royaumont, il a travaillé sur l'expérimentation artistique et la formation des chanteurs et développe parallèlement des activités d'audit externe, de formateur et de directeur de casting dans les domaines de la musique, du théâtre et de la danse.

 

La Monnaie : Ouverture de la location

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A partir de cette saison, vous pouvez acheter dès ce samedi 22 juin 2013 vos billets en vente libre pour la première partie de la saison.

Pour rappel, le bureau de location est ouvert du mardi au vendredi, de 12h à 18h.
Les samedis de 10h à 18h.
ou 24h/24 sur le site www.lamonnaie.be

 

L'Opéra de Flandre prolonge le mandat de Dmitri Jurowski et engage un nouveau chef des chœurs

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L'Opéra de Flandre a reconduit le contrat du maestro Dmitri Jurowski, qui restera son chef principal jusque l'été 2016. Le jeune chef d'orchestre autrichien Jan Schweiger prend la direction des chœurs en tant que successeur de Yannis Pouspourikas, qui prendra ses fonctions de Premier Maître de chapelle à Essen en début de saison prochaine.
Ces dernières années, en compagnie des musiciens de l'Orchestre symphonique, Dmitri Jurowski a accompli un parcours musical de haute volée. Tant en Belgique qu'ailleurs, l'Orchestre symphonique a récolté les louanges de la part de la presse et du public pour ses qualités musicales ; cela s'est entre autres traduit par des tournées internationales, avec des concerts au Festival Rostropovitch à Bakou, en Azerbaïdjan, et au Festival international d'Édimbourg, dans la capitale écossaise. En tant que chef principal de l'Opéra de Flandre, le maestro Jurowski a fait ses preuves dans un vaste éventail d'œuvres allant de son répertoire de prédilection, les œuvres russes avec le cycle Tchaïkovski, à Verdi et à l'opéra français. Il entamera sa prochaine saison à l'Opéra de Flandre avec Tristan und Isolde, sa première direction d'un opéra intégral de Wagner.
Jan Schweiger (né en 1979) est le nouveau chef des chœurs. Il est né à Salzbourg, où il a effectué des études de direction d'orchestre et de direction des chœurs à l'Universität Mozarteum. En tant que chanteur, il a fait partie du fameux Arnold Schönberg Chor, travaillant avec des chefs d'orchestre illustres dont Sir Simon Rattle, Nikolaus Harnoncourt et Claudio Abbado. Depuis 2007, Schweiger dirigeait les chœurs et l'orchestre des Theater und Philharmonischen Orchester Heidelberg en Allemagne. En compagnie du directeur musical de la maison de Heidelberg, Cornelius Meister, l'une des étoiles montantes du monde de la musique classique en Allemagne, Schweiger a renforcé ces dernières années la renommée de l'institution. Il prendra ses fonctions le 1er janvier 2014, mais travaillera déjà intensivement avec les chœurs avant cette date.
Jan Schweiger remplace Yannis Pouspourikas, qui sera à partir de la saison prochaine Premier Maître de Chapelle à l'Aalto Theater à Essen, en Allemagne.
« Nous optons pour le renouveau dans la continuité », dit l'intendant Aviel Cahn de ces deux nominations. « Je suis certain qu'en associant le regard frais et jeune de Jan Schweiger et l'expérience de Dmitri Jurowski, nous pourrons encore améliorer le niveau et l'excellente réputation internationale de l'Orchestre symphonique et les Choeurs de l'Opéra de Flandre. »