Resound Beethoven : un retour aux fondamentaux

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Resound Beethoven

Ludwig VAN BEETHOVEN
 (1770 - 1827)
Symphonie n°3 en mi bémol majeur, Op. 55 – Septuor en mi bémol majeur, Op. 20
Orchester Wiener Akademie, Martin Haselböck
2016-DDD-2 CD 49’19 et 40’53-Textes de présentation en français, allemand et anglais-Alpha 474

C’est toujours avec une lucidité et une volonté d’authenticité bien reconnaissables que Martin Haselböck et son Orchester Wiener Akademie nous reviennent au disque avec le volume 4 de Resound Beethoven. Réinterpréter l’œuvre de Beethoven avec le souci du détail, notamment en ce qui concerne l’effectif instrumental où les lieux de création et/ou de concerts, tel était le projet initié par le chef autrichien en 2015. Ce quatrième volume, après un Egmont remarqué, fait la part belle à la célèbre Symphonie n°3, plus connue sous le titre « Héroïque », pour laquelle de nombreuses légendes circulent quant à sa genèse. Composée dès l’automne 1802 et achevée au plus tard début 1804, l’œuvre est créée à l’été 1904 dans la Salle Eroïca du Palais du Prince Lobkowitz, lieu populaire de la vie viennoise où de nombreuses œuvres du compositeur (Symphonie n°4, Triple Concerto…) furent données. Quelques années plus tôt, Beethoven compose un Septuor (quatuor à cordes, cor, basson et clarinettes) créé le 2 avril 1800 cette fois au Burgtheater de Vienne aux côtés de la Symphonie n°1 et du Premier Concerto pour piano. « C’est ma Création » aurait dit Beethoven, en référence à l’Oratorio de Haydn, tant il en était fier. Le temps montrera un compositeur finissant par s’en détacher au point de la considérer comme « l’une de ses œuvres les moins réussies ».
Enregistrées lors de concerts entre le 20 et le 25 mai 2016, les deux œuvres bénéficient ici d’une lecture intelligente et menée de main de maître par un chef qui poursuit son travail de couleurs dans un répertoire déjà abondamment enregistré. Sans doute à cause de l’effet live et de l’électricité naturelle qui s’en dégage, quelques minimes imperfections ponctuent parfois le discours mais ne déstabilisent aucun des protagonistes. Au contraire, grâce à un dispositif d’enregistrement imaginé et créé par l’Université technique de Berlin en collaboration avec la société Sennheiser, l’effet perçu est davantage celui d’assister en direct à un concert. Dans le premier mouvement, tant le sens de la ligne, des climax, des enchainements harmoniques dans une rythmique implacable, que les sonorités parfois crues des vents aux archets précis et clairs, sont à souligner. La « Marche funèbre » produit ici un ensemble homogène prodigieux avec une dose d’expressivité mesurée. D’une absolue fraicheur, la partie centrale aux allures pastorales ponctue de manière contrastée avec cette rythmique funéraire qui l’entoure. Le Scherzo est vif, souple et marqué par un pupitre de cors remarquable lors du trio. Le Finale est une prouesse virtuose assortie d’une précision quasi chirurgicale. C’est aussi à l’occasion de cet épisode que l’effectif souhaité par l’auteur, ici réduit à 14 cordes, bois par deux, trois cors, deux trompettes et timbales, dans une salle aux dimensions également réduites, atteste d’une certaine brillance et d’un son clair et naturel. Le Septuor est conduit avec la même finesse de style, dans un ton volontiers plus léger, presque furtif. Le jeu des solistes est soigné, chantant, nous rappelant à plusieurs reprises quelques pages mozartiennes, notamment les partitas.
Ayrton Desimpelaere

Son 10 – Livret 10 – Répertoire 10 – Interprétation 9

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