Un mausolée pour Traviata
La Trviata de Verdi, mise en scène de Benoît Jacquot © E. Bauer / Opéra National de Paris
Aucune œuvre n'a célébré aussi superbement l'agonie du bel canto et le crépuscule de la voix humaine, en cette fin du XIXe siècle. Broyé comme l'héroïne par la poigne de fer de l'argent, de la corruption, de la rentabilité, l'art du beau chant s'y éteint avec le dernier cri de la mourante : « Oh gioia ! ».