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Impressionnante ouverture de saison à l’OPRL

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On parle souvent de l'OPRL comme d'une phalange qui a les pieds dans le Rhin et la tête outre-Quiévrain tant il combine des assises conjointes dans les mondes germanique et français. Après la Pathétique du printemps dernier et ce concert d'ouverture de la saison 2026-2027, il semble s'intégrer parfaitement dans le monde slave. Une trajectoire qu'avait déjà initiée Gergely Madaras mais que Lionel Bringuier renforce avec un brio impressionnant. Tchaïkovski et Chostakovitch étaient au programme de ce concert qui sera encore donné samedi après-midi.

Le programme débutait avec le tube absolu, le Concerto n° 1 op. 23 de Tchaïkovski, mais c'est peu dire que Behzod Abduraimov nous en a donné une lecture révélatrice. On aurait pu attendre de ce pianiste formé à l'école russe de Stanislav Ioudenitch (à Kansas City) une grande démonstration virtuose. C'est au contraire une vision synthétique qu'il nous propose où, loin de guerroyer, le piano joue dans l'orchestre, ne réservant ses plus forts éclats que pour les quelques moments paroxystiques où il s'impose. Son piano chante avec un bonheur évident et sécrète de beaux contrastes entre les moments survoltés, toujours maîtrisés, et des parties apaisées et rêveuses d'une belle subtilité. La cadence semble ainsi nous raconter une histoire et l'andantino semplice chante avec une belle candeur tout en libérant le côté fugace de sa section centrale plus animée. Le finale prend, lui, des allures dansantes. Le dialogue avec les cordes est particulièrement subtil, notamment dans l'évocation en douceur du deuxième thème.

Voilà en tout cas une lecture qui dépasse la démonstration et nous fait découvrir des accents inédits dans un concerto par ailleurs souvent rabâché. En bis, Abduraimov nous donne La Campanella de Liszt, initiée dans des sonorités cristallines pour prendre finalement la carrure d'un orchestre tout entier. Ici aussi, ce pianiste se révèle un imaginatif créateur d'atmosphères : il confirme ainsi l'impression laissée par ses trois albums chez Alpha.

Un voyage haut en couleurs

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Boris Belkin

Boris Belkin D.R.

Chostakovitch (1906-1975) : Ouverture de fête, Op. 96 – Concerto pour violon et orchestre n°1, Op. 77
Nikolai Rimski-Korskov (1844-1908) :
Shéhérazade, Op. 35
Orchestre Philharmonique Royal de Liège, Christian Arming, direction - Boris Belkin, violon

L’OPRL entre audace et raffinement

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Gustav Mahler (1860-1922) : Blumine
Karl Amadeus Hartmann (1905-1963) : Kammerkonzert pour clarinette, quatuor à cordes et orchestre à cordes
Sergueï Prokofiev (1891-1953) :
Symphonie n°5 en si bémol majeur, Op. 100
Orchestre Philharmonique Royal de Liège, Christian Arming, direction – Jean-Luc Votano, clarinette – Quatuor Danel