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 A l’Opéra Bastille, un Notre-Dame de Paris marqué par le temps

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Pour les fêtes de fin d’année, l’Opéra Bastille a affiché, pour 19 représentations, Notre-Dame de Paris, ballet en deux actes et treize tableaux conçu par Roland Petit qui en assura la chorégraphie, la mise en scène et le livret d’après le roman de Victor Hugo, alors que Maurice Jarre élaborait la musique, René Allio, les décors, Yves Saint Laurent, les costumes, Jean-Michel Désiré, les lumières. La création du 11 décembre 1965 au Palais Garnier voyait Roland Petit lui-même incarner Quasimodo, tandis que Claire Motte campait Esmeralda, Cyril Atanassoff, Claude Frollo et Jean-Pierre Bonnefous, le beau Phoebus.

Remonté aujourd’hui par Luigi Bonino, assistant de Roland Petit, devenu, depuis le décès du chorégraphe, responsable artistique de l’ensemble de son œuvre, ce ballet de 95 minutes paraît quelque peu daté par sa gestuelle stylisée, sa volonté de faire cohabiter music-hall et violence, ses pas de deux démesurément longs par rapport aux scène de foule, bien plus probantes, et sa partition recourant à une abondante percussion dont le modernisme semble terni, même si aujourd’hui Jean-François Verdier à la tête de l’Orchestre de l’Opéra national de Paris s’ingénie à en revivifier le coloris.