Rencontre avec Olivier Greif

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Le XXe siècle a été celui de toutes les libertés en matière musicale et celui de tous les styles qui se sont côtoyés. Tandis que Pierre Henry proposait ses Variations pour une porte et un soupir pendant que Maurice Duruflé renouait avec le chant grégorien, Jean Barraqué poussait le sérialisme à son paroxysme avec les « séries proliférantes ». Pendant ce temps-là, l’aléatoire en séduit certains alors que d’autres, comme Lutoslawski, veulent le maîtriser.
Certains compositeurs du siècle qui vient de s’achever passent alors pour des représentants d’un courant. Quelques-uns, en marge de toute école, sont parfois vénérés ou tout au moins respectés car leur âge et leur aura les préservent de toute velléité (pensons à Henri Dutilleux). Et puis d’autres sont complètement et injustement oubliés malgré un génie indéniable.
Olivier Greif fait partie de ces personnalités dont on ne parle pas dans les cours d’histoire de la musique. Il est totalement ignoré par le Dictionnaire de Marc Honegger et le Grove Dictionary of Music and Musicians. Depuis sa mort survenue tragiquement en 2000 à l’âge de 50 ans, sa musique sort heureusement doucement de l’ombre. Nul besoin d’être initié pour comprendre la musique d’Olivier Greif. Elle n’est pas le fruit de savants calculs de probabilités transcrits en sons, elle est loin de ces amphigouris de compositeurs sans âme et sans talent. De base tonale mais souvent alambiquée voire décousue, elle parle néanmoins tout de suite à tout le monde. Qu'on le veuille ou non, elle vient chercher et mène vers des chemins où elle montre une vérité crue. On aime ou on n’aime pas, mais on n'en sort pas indifférent.

Pour approcher l'oeuvre d'Olivier Greif, Thierry Bouillet (piano), Thomas Engelen (violoncelle) et Gilles Millet (violon) vous donnent rendez-vous autour de son Trio à clavier le 21 novembre à 19:00 en la salle de concert de l'Imep.
Entrée gratuite et pas de réservation.

 

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