L'ascension d'une soprano issue de la Haute Ecole de Musique de Genève

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Naturel et lumineux, son chant coule dans la pureté de cette voix qui a conservé un éclat de son enfance. Fraîche et mutine, la jeune femme s’empare de ses rôles avec une aisance et une vivacité déconcertantes.

Fan de l’ensemble genevois Cappella Mediterranea, la chanteuse l’écoute en boucle. Son fondateur, le chef d’orchestre Leonardo García Alarcón, est professeur au département de musiques anciennes à la Haute École de musique de Genève. C’est ainsi que Julie Roset se présente au concours d’entrée dans la filière de chant baroque, d’où elle ressortira trois ans plus tard diplômée avec mention. «En arrivant à Genève, j’étais en dépression la première année en hiver: les nuages restent coincés dans une cuvette ici», badine l’Avignonnaise.

Le film «Chevalier» traite d’ailleurs de cette problématique en retraçant le parcours d’un compositeur guadeloupéen de génie oublié de l’histoire parce qu’il était noir. Le même phénomène a touché beaucoup de femmes. Julie part à leur recherche: Il est de notre devoir en tant que musiciens de faire entendre leur voix.Sa curiosité la fait repérer sur les scènes de concours, où elle surprend les experts en interprétant des airs méconnus.

Après ses études, se sentant à l’étroit dans le répertoire baroque, la soprano entre à l’Académie d’Aix-en-Provence pour chanter des airs mozartiens. Elle y rencontre Edith Wiens, qui se trouve être aussi professeure à la Juilliard School de New York.

Enfin, la cantatrice plonge dans l’émulation artistique de la célèbre institution. J’étais formée à «l’acting» par les grands noms de la mise en scène comme Stephen Wadsworth ou Mary Birnbaum. À 25 ans, elle gagne le prestigieux concours du MET, et le «New York Times» écrit que sa prestation atteint des sommets hypnotiques.

A suivre !

(d'après la Tribune de Genève)

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