Une rareté de Dvořák dans la saison de Santa Cecilia

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Ces 20 et 21 octobre dans la Sala Santa Cecilia de l'Auditorium Parco della Musica, l'Orchestra dell'Accademia Nazionale di Santa Cecilia donnera un concert d'une rareté authentique. Pour la première fois, l'orchestre romain interprétera La sposa dello spettro d'Antonin Dvořák, une cantate dramatique pour solistes, chœur et orchestre composée en 1885 à la demande des sociétés chorales de Birmingham et de Leeds.
Le compositeur tchèque a écrit à propos de son œuvre : Je pense (et vous verrez que je ne me fais pas d'illusion) que cette œuvre surpasse toutes les autres à tous égards. Composée sur une ballade de Karel Jaromír Erben, la cantate raconte l'histoire d'une jeune femme abandonnée par son fiancé parti à la guerre, et dont elle est sans nouvelles depuis trois ans. La jeune femme prie avec ferveur la Mère de Dieu de le ramener et se consacre à la culture du lin et à son filage pour en faire des vêtements de mariée, selon ses instructions. Mais le temps est venu où la femme ne peut plus vivre sans son homme. Une nuit, il frappe à la fenêtre et lui demande de l'épouser et de le suivre dans sa chambre. À contrecœur, la femme accepte et le suit, ignorant qu'il est mort au combat. La deuxième partie décrit la marche inquiétante des jeunes mariés dans la nuit. Cherchant à se rassurer, elle lui pose de nombreuses questions, tandis qu'il avance impatiemment et lui arrache son livre de prières, son chapelet et sa croix, symboles de sa foi inébranlable. Le couple arrive enfin au cimetière, où le fantôme du marié veut enterrer sa femme vivante. Horrifiée, la femme s'enfuit, poursuivie par les hôtes des ténèbres, mais ses prières la sauvent de la damnation éternelle.

Pour le chef Jakub Hrůša, cette cantate est une pièce théâtrale très vivante, avec une belle intrigue, sauvage et fantomatique. Une sorte de film d'horreur en musique.

L'Orchestra dell'Accademia di Santa Cecilia sera accompagné du Chœur de l'Accademia dirigé par Andrea Secchi.

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