Le sacrifice de la Judith japonaise
Au Théâtre Akzent de Vienne, l'opéra La Judith de Shimoda de Fabián Panisello met en scène une héroïne japonaise à qui son héroïsme ne sert à rien.
"Voulez-vous vraiment connaître jusqu'au bout tous ces détails d'un destin malheureux ?", demande Akimura, sceptique. En guise de divertissement de luxe, le tsar des médias et homme politique fait défiler l'histoire d'Okichi scène par scène à ses invités internationaux et discute entre-temps avec eux.
C'est la trame de La Judith de Shimoda, une rupture typiquement brechtienne. Dans cette histoire, il faut arrêter de raconter à temps, et tout va bien. Ceux qui veulent savoir comment la vraie Okichi a fini n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes.