À Madrid, il n’y a plus de «quatre saisons»

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Un chef d’orchestre et un physicien météorologue espagnols ont revu le chef-d’œuvre de Vivaldi à l’aune du dérèglement climatique. Un concert grinçant destiné à alerter.

Il n’y a plus de saisons, mon bon monsieur. Ou alors il n’y en a plus quatre, comme il y a trois cents ans, quand Vivaldi les peignait sur la partition de son chef-d’œuvre. Trois siècles d’orages, de vagues de sécheresse et de chaleur, et cinquante ans de crise climatique, ont changé la donne.
Une réinterprétation des Quatre Saisons, l’année de son tricentenaire et à l’occasion de la Journée mondiale contre le changement climatique, le proclamait à tous les vents, mardi matin, dans un théâtre du centre-ville de Madrid.

En faisant travailler main dans la main un physicien météorologue, Ernesto Rodriguez Camino, et le compositeur et chef d’orchestre Hachè Costa, le groupe énergéticien EDP cherchait une façon originale de sonner le tocsin… sans ennuyer le public, qui ne réagit plus aux rapports des climatologues de l’ONU. Le résultat détonne. Ainsi, les orages sont recréés par une plaque à tonnerre, cette feuille de métal agitée et frappée par le percussionniste.…

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