Andras Schiff, à la frontière

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Le pianiste hongrois, qui a quitté sa terre natale depuis 1979, jouera le week end prochain dans la série des Concerts Esterházy à Eisenstadt, juste de l'autre côté de la frontière. Jamais on ne l'en a vu aussi proche.
Mais s'il reconnaît que le chant des oiseaux de Budapest lui manque, dans une interview récente où on lui demandait de résumer la Hongrie en un seul accord, il répondit sans hésitation : le tritonus ainsi qu'on appelait au Moyen Âge l'intervalle du diable.

 

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