Création de L' Upupa und der Triumph der SohnesliebeHans de Werner Henze, 20 ans

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L' Upupa et le triomphe de l'amour filial, commande du Festival de Salzbourg, est un opéra de Hans Werner Henze sur un livret allemand du compositeur, inspiré de légendes arabes et persanes. Il s'agit du 15e et dernier opéra de Henze, et du premier pour lequel il a écrit son propre livret.

L'opéra a été créé au Festival de Salzbourg le 12 août 2003 en coproduction avec le Deutsche Oper Berlin et le Teatro Real de Madrid, dans une mise en scène de Dieter Dorn et une scénographie de Jürgen Rose. Lors de la première, le chef d'orchestre initialement prévu était Christian Thielemann et le chanteur initialement prévu pour le rôle du "démon" était Ian Bostridge, mais à leur place, Markus Stenz a dirigé et John Mark Ainsley a chanté le "démon".

L'histoire

Un vieil homme envoie ses trois fils à la recherche de l’oiseau bariolé, une huppe (upupa), qui l’a ensorcelé. Al Kasim, le plus courageux, avec l’aide d’un gentil démon ailé, va aller d’aventure en aventure, conquérant au passage la princesse Badi’at, puis un mystérieux coffre que, sur le chemin du retour, il confie à ses frères. Ceux-ci le jettent dans un puits, où le rejoint Badi’at, et s’en retournent chez leur père, avec la huppe enchantée que le vieil homme laisse s’échapper et le coffre dont le contenu s’avère mystérieux. Al Kasim apparaît ; il dénoue le sortilège du coffre et bannit ses deux frères. Il ne va pourtant pas pouvoir s’unir à Badi’at car le démon ailé, qui les a libérés du puits, lui a demandé en récompense une des pommes enchantées de Manda ; il lui faut donc repartir.
Hans Werner Henze, l’un des plus grands compositeurs allemands d’aujourd’hui, s’est amusé à écrire un conte qui pourrait être celui de la 1002e nuit ou encore sa Flûte enchantée : même inspiration orientale, même voyage d’épreuve et d’initiation, même humanisme. Sa fable est tout imprégnée de mystères, de symboles et de sagesse, et il l’a revêtue d’une musique au charme singulier, entre simplicité des lignes et raffinement sonore. Simplicité et raffinement qui imprègnent, dans le même esprit, la mise en scène de Dieter Dorn.

Les critiques ont relevé des allusions stylistiques à la musique d'Alban Berg et d'Igor Stravinsky, ainsi qu'aux opéras Die Entführung aus dem Serail, La Flûte enchantée, Die Frau ohne Schatten, Tristan und Isolde et Parsifal.

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