François Devienne, 220 ans
Le compositeur français François Devienne est né à Joinville le et décédé à Charenton-Saint-Maurice le . Il était aussi flûtiste, bassoniste et enseignant.
Il apprend très jeune plusieurs instruments avec son frère aîné, et fait partie d'une maîtrise d'église, donc de ce qui était une école de musique et partie prenante d'un des nombreux chœurs professionnels attachés aux cathédrales et, très souvent, aux églises collégiales de France. Cela lui permettra de jouer par la suite dans différents ensembles parisiens.
À l'âge de 10 ans, il compose sa première œuvre, une messe. En , ses études terminées, c'est le Baron de Bagge, mécène et compositeur, qui s'occupe de son entretien. De à il est au service du Cardinal de Rohan. Il y joue de la flûte (son maître a été Félix Rault) et du basson.
En il est bassoniste au Théâtre de Monsieur puis, en à l'Opéra de Paris.
De plus, il compose.
Sergent à l'orchestre de la garde nationale de Paris, il apprend la musique aux enfants de ses camarades et écrit pour cela une Méthode de flûte théorique et pratique (1793). Avec d'autres musiciens de la garde, il fonde une « école libre de musique », qui deviendra en l'« Institut national de Musique », puis le Conservatoire de Paris ; il y enseigne la flûte.
Il est membre de la Société Olympique, association musicale de francs-maçons ayant son propre orchestre (qui commanda et exécuta les symphonies parisiennes de Joseph Haydn). Il compose un grand nombre de romances et de chants patriotiques ainsi qu'une symphonie à grand orchestre (20 instruments), intitulée, Bataille de Jemmapes, et ensuite arrangée pour clavecin et violon.
Parmi ses opéras composés durant les années 1790, un opéra-comique à caractère révolutionnaire lui apporte le succès, les Visitandines, comédie en deux actes et en prose, mêlée d’ariettes, créée au Théâtre Feydeau le , sur un livret de Louis-Benoît Picard.
Devienne sera interné à l'asile de Charenton en et y meurt le 5 septembre de la même année.
Si les compositions concertantes de Devienne, surnommé le « Mozart français», peuvent être comparées à celles de Franz Anton Hoffmeister (qui en a écrit 25 pour la flûte), leur style brillant et leur sens de la mélodie rappellent en effet plutôt Mozart.
Mozart, durant son séjour à Paris en 1778, a assisté à des concerts donnés par le Concert spirituel des Tuileries, mais c'est sans doute plus tard que Devienne y joua ses propres compositions.
Jean-Pierre Rampal, dans les années 1960 et 1970, a tiré de l'oubli ses oeuvres pour flûte.