Le Belgian National Orchestra, ça vient de sortir !

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 © rv doc

Ce vendredi, l’Orchestre National de Belgique a anglicisé son nom et affiché un nouveau logo. Place aux expériences originales...
En 2014, on ne parlait que de coupes claires. On avait alors vu Peter de Caluwe (La Monnaie) brandir le "black-out culturel" tandis qu’en coulisses, Paul Dujardin (Bozar) jouait habilement de son entregent. L’Orchestre National de Belgique, amputé d'un million d’euros entre 2013 et 2015 -sur un budget total de 11 millions- semblait, lui, se résigner à une hypothétique fusion à l’horizon 2026 avec l’orchestre de La Monnaie, comme le préconisait Didier Reynders (MR).

Nouvel intendant de l'orchestre
"Quand je suis arrivé en avril 2016, juste avant le Concours Reine Elisabeth, l’organisation était plus qu’à bout de souffle. La crise était réelle. La devise semblait être: ‘Vivons cachés, vivons heureux.’ Sauf que les gens n’étaient pas heureux", analyse Hans Waege, ancien patron de l’orchestre de Rotterdam et de la Philharmonie d’Anvers.

L’horizon s’éclaircit : nouveau nom, nouveau logo, tandis que le spectre de la fusion semble écarté au profit de synergies avec La Monnaie et le Palais des Beaux-Arts (Bozar), coulées dans leur contrat de gestion. Les économies qu’elles devraient permettre seront ensuite réinjectées dans leur projet artistique.
Ces synergies ne seront pas simples à mettre en place, mais le Belgian National Orchestra (BNO) doublera, la saison prochaine, le nombre de ses répétitions dans la grande salle Henry Le Bœuf du Palais des Beaux-Arts, une nécessité vu l’état de délabrement de sa propre salle de répétition.
La saison prochaine, on verra également le BNO et l’Orchestre de La Monnaie joindre leurs effectifs pour la Neuvième Symphonie de Beethoven sous la direction d’Alain Altinoglu, le chef de l’opéra. Une "Ode à la joie" symbolique qui trahit aussi l’ambition européenne de l’orchestre national. Et tournée en Allemagne prévue au printemps 2018.

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