Le Teatro Donizetti de Bergame a créé "Raffa in the Sky", un opéra sur Raffaella Carrà

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À la recherche de nouveaux thèmes et de nouveaux langages, l'opéra contemporain fait de nulle autre que Raffaella Carrà un personnage lyrique. C'est ce qui se passait hier au Teatro Donizetti de Bergame, avec la première de Raffa in the Sky.
Défini comme un "fanta opera en deux actes", Raffa in the Sky est, comme l'explique le théâtre lui-même, "un véritable opéra, inspiré par la figure emblématique de Raffaella Carrà, grande star de la télévision italienne, mais aussi personnalité internationale. Il ne s'agit pas d'une biographie musicale, mais de l'histoire d'une carrière artistique qui a accompagné, et parfois stimulé, les transformations de la société italienne au cours du dernier demi-siècle".

Raffa in the Sky est une œuvre du compositeur Lamberto Curtoni sur un livret de Renata Ciaravino et Alberto Mattioli, d'après une idée de Francesco Micheli, qui est également responsable de la mise en scène. Sur le choix du thème, Micheli explique : Qu'a fait Carrà ? Il y a plus d'un demi-siècle, avec son corps et sa voix, elle a parlé de la liberté des femmes, sans être taxée de passionniste ou d'anarchiste. Le Guardian a brillamment écrit : "Elle a enseigné la joie du sexe à toute l'Europe". Les barrières de la vie culturelle doivent être actualisées et éventuellement brisées : c'est pourquoi Carrà doit elle aussi être considérée comme un sujet culturel à part entière.

Sur les caractéristiques de la musique, Boccadoro explique : "Curtoni a trente-cinq ans, il lui est donc difficile d'écrire comme un compositeur de l'avant-garde du XXe siècle ; il lit les noms des protagonistes de ce monde dans les livres d'histoire ; il est l'élève de Giovanni Sollima, donc l'un des principaux représentants du post-modernisme. Son œuvre s'inscrit dans une tradition post-moderne italienne, née dans les années 1980 avec les compositeurs néo-romantiques, dans laquelle on a tenté de fusionner les sonorités pop et rock avec la tradition de l'opéra, de l'opéra italien, et même, dans certains cas, du vérisme. Le langage qu'il utilise n'a rien de dix-neuvièmiste, il est inscrit dans cette tradition pour laquelle le passé est la sève, le sang, l'ADN de ce qui prend forme, même quand il ne passe pas par des citations explicites et reconnaissables. Dans Raffa in the Sky, il y a aussi des passages qui rappellent Donizetti, Mozart et d'autres, précisément parce que Lamberto, en tant que postmoderniste, cite tout le matériel qu'il veut, de Donizetti à Carrà...".

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